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Économie

Fibre optique : le déploiement démarrera en mai, selon Ogero

Télécoms

Les trois sociétés sélectionnées à l’issue d’un appel d’offres lancé en décembre vont notamment effectuer le remplacement de plusieurs milliers d’armoires de rue.

14/02/2018

Une semaine après avoir dévoilé son nouveau logo, la direction d’Ogero, l’organisme public chargé de gérer le secteur des télécoms au Liban, a révélé hier les résultats de l’appel d’offres lancé en décembre pour le déploiement de la fibre optique sur le territoire libanais. La présentation a eu lieu au Grand Sérail, en présence notamment du Premier ministre, Saad Hariri, et du ministre des Télécoms, Jamal Jarrah.
Ce chantier, qui doit permettre d’améliorer de façon significative la vitesse de la connexion internet au Liban – qui oscille actuellement entre 2 et 4 mégabits par seconde (Mb/s) en moyenne –, sera donc assuré par le chinois Huawei (en partenariat avec la société libanaise Serta Channels), le finlandais Nokia (avec Powertech) et l’américain Calix (avec BMB).
« Il s’agit des trois sociétés dont les offres étaient conformes au cahier des charges, sur les cinq qui l’avaient retiré », explique à L’Orient-Le Jour le directeur général d’Ogero, Imad Kreidieh, une précision qu’il avait déjà communiquée dans un entretien au Commerce du Levant publié en février. « Une quatrième offre (présentée par une autre société américaine) n’a pas été retenue parce qu’elle ne respectait pas les clauses administratives fixées par le cahier des charges », a-t-il ajouté, alors que la cinquième n’a pas présenté d’offre. Les travaux devraient démarrer début mai, a-t-il également précisé.


(Lire aussi dans Le Commerce du Levant : Imad Kreidieh : « 85% des internautes verront leur vitesse de connexion multipliée par dix en 2018 »)

Alignés sur Huawei
L’appel d’offres concerne le déploiement de la fibre optique sur le dernier kilomètre et le remplacement de plusieurs milliers d’armoires de rue (qui abritent les systèmes de connexion).
Mais alors qu’il prévoyait de confier le déploiement à un seul prestataire, Ogero a finalement décidé de faire appel aux trois sociétés en même temps. « C’est Huawei qui a présenté l’offre la plus compétitive au niveau financier, avec une proposition de 283 millions de dollars sur quatre ans – alors que l’État avait réservé une enveloppe d’environ 300 millions de dollars pour ce projet », explique M. Kreidieh. « Comme les compétences techniques des trois sociétés sont équivalentes, nous avons décidé de les retenir toutes les trois pour accélérer le déploiement, à condition que Nokia et Calix s’alignent sur l’offre financière de Huawei », poursuit-il. Le chantier va donc être divisé en trois, pour une enveloppe totale de 283 millions de dollars. Les détails concernant l’organisation du chantier, le partage des travaux entre les trois sociétés ou encore le choix des technologies utilisées en fonction des régions – la fibre jusqu’à l’immeuble ou le bureau (FFTB/FFTO) ; jusqu’à l’appartement (FTTH) ; ou jusqu’au sous-répétiteur ou armoire de rue (FFTC) – vont être définis d’ici à mai, selon Ogero. À terme, l’opération devrait permettre à 700 000 abonnés de bénéficier d’un débit d’environ 50 Mb/s, a encore assuré M. Kreidieh.

Le résultat de cet appel d’offres conclu le 5 février – selon M. Kreidieh – est dévoilé moins d’un mois après que le Conseil d’État a décidé de suspendre l’autorisation accordée par le ministère des Télécoms en juin aux sociétés Global Data Services (GDS), Waves et Trisat, de déployer leur propre fibre optique jusqu’à l’abonné (Fiber to the Home) en utilisant les conduits d’Ogero, ou en creusant les leurs.
La décision du ministre avait été contestée par les Data Service Provider (DSP) concurrentes, ainsi que par les salariés d’Ogero, qui sont à l’origine du recours déposé en décembre par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL). Bien que ses effets soient temporaires, l’arrêt du Conseil d’État a de son côté été très critiqué par les sociétés qu’il vise, l’une d’entre elles, GDS, reprochant à l’État de chercher à conserver son monopole sur le secteur à travers Ogero.
Par ailleurs, le syndicat des fonctionnaires d’Ogero a annoncé une grève jeudi et vendredi dans toutes ses branches dans le pays, pour protester contre le retard dans la mise en application de la grille des salaires pour la fonction publique. Le conseil exécutif de la compagnie se réunira le 19 février afin de faire le point sur la situation et se mettre d’accord sur les étapes à prendre à l’avenir.


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