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Macron veut "mettre l'Iran sous surveillance en matière de balistique"

France

"Si nous avons des preuves avérées que les armes chimiques proscrites par les traités (...) sont utilisées, nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou sont organisé", a souligné le président français concernant la Syrie.

OLJ/Agences
13/02/2018

Le président Emmanuel Macron a réaffirmé, hier, la "ligne rouge" de la France sur l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile en Syrie, ainsi que sa volonté de "mettre l'Iran sous surveillance en matière de balistique".

"Sur les armes chimiques, j’ai fixé une ligne rouge, je la réaffirme très clairement, a dit M. Macron lors d'une rencontre avec des journalistes à Paris. Si nous avons des preuves avérées que les armes chimiques proscrites par les traités (...) sont utilisées, nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou sont organisés. La ligne rouge sera respectée par une réplique."

M. Macron a en outre souhaité la tenue, dans les prochaines semaines, d’une réunion sur la Syrie visant à éradiquer les activités balistiques en provenance du territoire syrien, sur fond d'escalade de tensions entre les pays de la région. "Dans ce contexte-là, je souhaite que nous puissions avoir dès les prochaines semaines une réunion sur la Syrie qui puisse éradiquer les activités balistiques depuis la Syrie qui mettent en danger l'ensemble des puissances de la région et avoir un vrai traitement soutenable du destin politique de la Syrie", a dit le chef de l'Etat.

La tension est montée d'un cran ce week-end en Syrie où l'armée israélienne a mené une série d'attaques aériennes contre des cibles syriennes et iraniennes. "Les activités balistiques iraniennes ou liées à l'Iran, nous avons vu que vraisemblablement, à la fois au Yémen et également dans la zone syrienne, elles étaient une source de déstabilisation, un problème pour la sécurité de plusieurs de nos alliés", a-t-il dit, réaffirmant son souhait d'ouvrir un nouveau cycle de négociations pour "mettre l'Iran sous surveillance en matière de balistique". "C'est indispensable pour la sécurité de la région et on doit donc avoir un mécanisme de sanctions et de contrôle adaptés à ça", a estimé Emmanuel Macron. "Toute forme de règlement de cette situation par la voie militaire aujourd'hui est une erreur, nous avons déjà perdu trop de temps sur le balistique" et la politique régionale iranienne.

Les déclarations de la France sur les "tentations hégémoniques" de l'Iran dans la région et la volonté d'Emmanuel Macron d'encadrer l'activité balistique iranienne ont jeté un froid dans les relations entre Paris et Téhéran à l'automne.


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