X

À La Une

Bassil au Koweït : Le terrorisme continuera d'exister tant que les réfugiés ne rentreront pas

Liban

Le "petit pays qu'est le Liban a été le premier pays de la région à avoir vaincu le terrorisme de Daech", affirme le chef de la diplomatie lors de la réunion ministérielle des 74 pays de la coalition internationale contre l'EI.

OLJ
13/02/2018

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a souligné mardi au Koweït, que le Liban ployait sous le poids des réfugiés syriens, assurant que "le terrorisme continuera d'exister si les réfugiés ne retournent pas dans leur pays". 

"Le terrorisme continuera d'exister tant que les réfugiés ne retourneront pas dans leur pays", a déclaré M. Bassil lors de la réunion ministérielle des 74 pays de la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique, à laquelle assiste également chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson attendu au Liban jeudi.


"Le Liban s'est battu pour lui-même et il se bat pour vous, il a payé le prix de politiques qui en ont fait le pays accueillant le plus grand nombre de réfugiés dans l'histoire", a-t-il ajouté. Et d'insister : "Il est connu que  tout exode massif est accompagné de terrorisme et de violence. Le terrorisme ne cessera que lorsque vous ouvrirez la voie au retour digne et en sécurité des réfugiés vers leur pays". 

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts et jeté des millions de déplacés et réfugiés sur la route de l'exil. Près d'un million d'entre eux ont trouvé refuge au Liban où ils vivent dans une extrême pauvreté, selon l'ONU.  Fin novembre, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a recensé 997.905 réfugiés syriens enregistrés au Liban, en grande majorité des femmes et des enfants.


(Lire aussi : Machnouk : Nous espérons qu’un jour, les armes illégales reviendront dans le giron de l’État)


En outre, M. Bassil a affirmé devant ses homologues que le "petit pays qu'est le Liban a été le premier pays de la région à avoir vaincu le terrorisme de Daech" (acronyme arabe du groupe Etat islamique). Selon lui, cette défaite n'aurait été possible "sans trois piliers, l'armée, la société et la prévention". 

"L'armée qui est pauvrement équipée, mais riche par sa détermination a réussi à libérer le territoire libanais avec l'aide d'un peuple résistant, a ajouté M. Bassil. Cette petite armée a été victorieuse avec un tank des années cinquante, elle s'est améliorée grâce à l'aide de certains de vos Etats et elle est un modèle d'une armée qui défend les frontières et la souveraineté de son pays. C'est pourquoi nous nous permettons de vous appeler à participer à la conférence Rome 2, le 15 mars, qui sera consacrée au soutien de notre armée et de nos forces de sécurité afin que nous puissions éliminer le terrorisme". 

M. Bassil a ensuite souligné qu'une "société pluraliste et modérée qui rejette l'extrémisme détruit le germe du terrorisme" de même qu'une "politique générale préventive dans le démantèlement des cellules terroristes". 
Et de conclure : "Ces trois piliers n'auraient pas été efficaces si le Liban n'était pas un pays porteur d'un message par sa diversité, sa coexistence, son dialogue et sa tolérance". 

Le président libanais, Michel Aoun, avait annoncé en août 2017, "la victoire du Liban contre le terrorisme" après que l'armée libanaise ait chassé les jihadistes de l'EI de la frontière libano-syrienne dans le cadre de l'opération "L'aube des jurds"  et récupéré les corps des militaires qui avaient été enlevés par l'EI en août 2014.


Pour mémoire
"Aube des jurds", sort des militaires otages, arrestations : retour sur les exploits de l'armée libanaise en 2017

Aoun appelle la communauté internationale à aider au retour des réfugiés syriens

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL AURAIT DU DIRE - TANT QU,IL Y A TERRORISME EN SYRIE LES REFUGIES NE POURRONT PAS RENTRER CHEZ EUX ... ERADIQUEZ LE TERRORISME QU,IL SOIT ETATIQUE OU AUTREMENT !

LA TABLE RONDE

Je le sens bien ce gars . Il est exactement comme il faut pour le Liban.

Irene Said

Monsieur Gebran Bassil,
pourquoi ne dites-vous pas tout cela à Bachar el Assad, président de la Syrie ?
Ce sont ses citoyens qui sont "réfugiés" chez nous...non ?
Il y a aussi un ambassadeur syrien chez nous, avec qui vous pouvez discuter du retour des réfugiés syriens chez eux: dans leur pays,
ce serait plus logique !
Irène Saïd

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

#MaBadnaNsedBouzna

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué