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La Dernière

L’hommage de Tory Burch à Lee Radziwill

Mode
13/02/2018

La sœur de Jackie Kennedy n’est pas moins célèbre que la plus célèbre des « Flotus » (First Lady of the United States). Lee Radziwill, née Caroline Lee Bouvier, s’est mariée trois fois mais n’a gardé que le nom de son deuxième mari et père de ses enfants, le prince d’origine polonaise Stanislaw Albrecht Radziwill. Si elle tente sans succès de faire une carrière d’actrice, elle n’en brille pas moins dans la haute société américaine des années 60 et 70, s’imposant depuis lors comme une référence en matière de décoration intérieure grâce à sa manière très personnelle d’agencer des intérieurs créatifs et joyeusement impertinents, le canapé rose de son pied-à-terre parisien faisant foi de la liberté qu’elle a introduite dans la conception classique et bourgeoise d’un appartement urbain. En 2015, elle publiait chez Assouline un album de souvenirs, Happy Times, dans lequel elle prend le parti de ne garder de sa vie que les moments heureux.
Pur produit de la gentry américaine et de l’Ivy League, la créatrice Tory Burch rend hommage dans sa nouvelle collection automne-hiver 2018-19, présentée lors de la récente semaine de la mode new-yorkaise, à cette icône du bon goût outre-Atlantique. Dans des camaïeux de rose, couleur iconique de Lee Radziwill, elle a fait défiler dans un immense restaurant désaffecté, qui garde encore les traces colorées de sa déco années 80, des robes en mousseline de soie vaporeuse agrémentées de dentelles et de rubans, des caftans à motifs cachemire qui rappellent le voyage de la décoratrice aux côtés de sa célèbre sœur en Inde et au Pakistan, des vestes, des parkas, des blousons et des manteaux secs et lourds contrastant avec la fluidité des robes, ainsi que des broderies évoquant les éléments d’un herbier, clin d’œil à l’ouvrage Happy Times et aux instants de vie bucoliques et sportifs des sœurs Bouvier. À l’évidence, la patte hippie et bohème chic de Tory Burch, ainsi que son esprit pratique et son amour affiché du confort, du grand air et des chevaux, ne pouvait que s’irriguer, à un moment ou à un autre, de la fraîcheur de l’univers de Lee Radziwill. Et ce moment est venu.

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