Liban

Nouvelles sanctions US contre des soutiens du Hezbollah

Le département américain du Trésor a notamment visé Adham Tabaja, présenté comme l'un des principaux soutiens financiers du mouvement chiite.

Des partisans du Hezbollah brûlent un drapeau américain lors d'une manifestation contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, le 28 janvier 2018 à Alma el-Chaab, au Liban-Sud. AFP / Mahmoud ZAYYAT

Le département américain du Trésor a mis à l'index cinq Libanais et un Irakien, ainsi que sept sociétés -six en Afrique de l'Ouest et une au Liban, appartenant au même homme d'affaires libanais- dans le cadre des sanctions financières contre le Hezbollah, considéré par Washington comme une organisation terroriste.

Selon un communiqué publié par le Trésor US, les Libanais Jihad Mohammad Kanso, Ali Mohammad  Kanso, Issam Ahmad Saad, Nabil Mahmoud Assaf, Mohammad Badreddine et l'Irakien Abdel Latif Saad ont été sanctionnés pour avoir travaillé pour le Libanais Adham Tabaja, présenté comme l'un des principaux soutiens financiers du mouvement chiite, ou pour sa société d'ingénierie Al-Inmaa Engineering and Contracting,  basée dans le quartier de Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite.

Les sept sociétés frappées par ces nouvelles sanctions sont Dolphin Trading Company Limited (DTC), Sky Trade Company, et Golden Fish Liberia LTD, basées au Libéria ; Blue Lagoon Group LTD et Kanso Fishing Agency Limited, basées au Sierra Leone ; Star Trade Ghana Limited, basée au Ghana, ainsi que la société basée au Liban Golden Fish S.A.L., toutes appartenant à Jihad Mohammad Kanso.

Les avoirs de ces personnes et de ces sociétés ont été gelés.

C'est un "très mauvais jour" pour M. Tabaja, a déclaré un responsable américain s'exprimant anonymement.

Ces sanctions sont présentées comme les premières d'une "vague" qui va frapper le Hezbollah après un changement de politique ordonné par l'administration Trump. Depuis l'élection du Républicain, les Etats-Unis veulent faire preuve de plus de fermeté à l'égard du Hezbollah et ses soutiens iraniens.

"Le Hezbollah est une organisation terroriste responsables de la mort de centaines d'Américains", explique le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, cité dans le communiqué. Le parti est également un instrument important de l'Iran œuvrant à saper la légitimité des gouvernements au Moyen-Orient", ajoute-t-il. "L'administration américaine est déterminée à exposer et démanteler les réseaux du Hezbollah, notamment ceux au Moyen-Orient et en Afrique de l'Ouest, utilisés pour financer les opérations illégales", affirme M. Mnuchin.

La semaine dernière, le secrétaire adjoint du Trésor américain pour le financement du terrorisme, Marshall Billingslea, s'était rendu au Liban et s'était entretenu avec le président Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri. Le 11 janvier dernier, la justice américaine a formé une équipe spéciale chargée d'enquêter sur "le financement et le narcoterrorisme du Hezbollah".

Le Congrès américain avait adopté en 2015 une loi prévoyant des sanctions contre les banques finançant sciemment le Hezbollah, l'ennemi juré d'Israël.

Selon les enquêteurs américains, le réseau du Hezbollah comprendrait des livraisons de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe ou les Etats-Unis, et un circuit de blanchiment entre des sociétés-écran du Panama, des banques libanaises et même l'exportation de voitures d'occasion des Etats-Unis vers l'Afrique de l'Ouest. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait démenti que son mouvement s'adonne au trafic de drogue pour se financer.

Le département du Trésor américain a déjà pris des sanctions similaires contre d'autres hommes d'affaires accusés de participer au financement du Hezbollah.


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Le département américain du Trésor a mis à l'index cinq Libanais et un Irakien, ainsi que sept sociétés -six en Afrique de l'Ouest et une au Liban, appartenant au même homme d'affaires libanais- dans le cadre des sanctions financières contre le Hezbollah, considéré par Washington comme une organisation terroriste.

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commentaires (6)

et en quoi cela nous concerne t il ?

gaby sioufi

16 h 55, le 03 février 2018

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Commentaires (6)

  • et en quoi cela nous concerne t il ?

    gaby sioufi

    16 h 55, le 03 février 2018

  • LE PLUS GRAND SOUTIEN C,EST L,IRAN ! C,EST LA QU,IL FAUT FRAPPER...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 53, le 03 février 2018

  • oui sanction .. sanctions c'est tout ce que vous savez faire pour juste une partie et l'autre ... qui mets de l'essence !?! ... Mr Trump et pour ceux qui veulent prendre notre petrole!?!?! sanction aussi lol

    Bery tus

    23 h 01, le 02 février 2018

  • Vu là où les sanctiins menent ,on finira par avoir un hezb nuclearisé ....hahahaha. ....

    FRIK-A-FRAK

    20 h 52, le 02 février 2018

  • En fin de compte c'est les chinois qui profite de tout ça : leurs ventes de drapeaux à torcher ne fait que grimper...

    Wlek Sanferlou

    18 h 48, le 02 février 2018

  • Dans la morosité actuelle, voilà une bonne nouvelle ! Espérons que notre gouvernement ne va pas voler au secours de la milice chiite.

    Yves Prevost

    18 h 47, le 02 février 2018