Un homme passe devant un immense panneau d’affichage représentant le dirigeant iranien assassiné Ali Khamenei et son fils, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, accompagné d’une inscription en arabe : « Merci l’Iran », dans la banlieue sud de Beyrouth, le 15 juin 2026. Photo Anwar Amro/AFP
Il faut remercier Téhéran. La République islamique vient de dissiper brutalement une série d’illusions qui ont longtemps structuré une partie du débat politique libanais. Elle a prouvé que le « Grand Satan » avec lequel elle promettait de ne jamais composer peut devenir un partenaire avec lequel on négocie lorsque la survie du régime est en jeu. Que tous les slogans mobilisateurs et les « causes nobles » qui ont servi à justifier tant de guerres et tant de sacrifices ne figurent pas nécessairement parmi les priorités lorsque s’ouvrent les véritables négociations. Elle a rappelé, surtout, que lorsque les intérêts fondamentaux du régime sont menacés, les slogans cèdent la place aux calculs et les discours idéologiques aux compromis.À regarder l’accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute aux yeux : chacun semble y avoir...
Il faut remercier Téhéran. La République islamique vient de dissiper brutalement une série d’illusions qui ont longtemps structuré une partie du débat politique libanais. Elle a prouvé que le « Grand Satan » avec lequel elle promettait de ne jamais composer peut devenir un partenaire avec lequel on négocie lorsque la survie du régime est en jeu. Que tous les slogans mobilisateurs et les « causes nobles » qui ont servi à justifier tant de guerres et tant de sacrifices ne figurent pas nécessairement parmi les priorités lorsque s’ouvrent les véritables négociations. Elle a rappelé, surtout, que lorsque les intérêts fondamentaux du régime sont menacés, les slogans cèdent la place aux calculs et les discours idéologiques aux compromis.À regarder l’accord conclu entre Washington et Téhéran, une réalité saute...
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
Sorry, je n'ai pas lu l'article mais le titre est Excellent !
Toujours Surpris
21 h 17, le 18 juin 2026
Peut-on réellement prétendre « sortir de la logique des axes » lorsqu’on doit son accession au pouvoir à l’un de ces axes ?
Hitti arlette
14 h 54, le 18 juin 2026
Quand on voit combien Satanyahou fulmine , on se rend compte qui a le plus perdu ...
Chucri Abboud
14 h 34, le 18 juin 2026
Il faut dire que l’Iran a de nouveau le temps grâce à Trump qui a sauvé ses assassins alors qu’il étaient au bord de l’apoplexie. Il n’aurait pas pu faire mieux pour les renforcer et leur donner l’impression de pouvoir gagner face à n’importe quelle autre puissance puisque les seules qui leur faisaient peur et servaient de références pour les arrêter ont déclaré forfait. Trump n a commis l’erreur de sa vie en humiliant ainsi son pays qu’il détourne en se faisant passer pour le plus stratège du monde. On ne peut pas faire pire en matière perte de la face.
Sissi zayyat
11 h 38, le 18 juin 2026
Tout le monde se met à féliciter du bout des lèvres Trump pour son prétendu exploit à faire arrêter la guerre en accordant du temps et de l’argent à ceux qui ne cachent pas leur volonté à remettre le couvert une fois leurs missiles fabriqués et leur force retrouvée. Même le Liban s’est senti obligé de remercier ceux qui se sont substitués à son état pour décider de son sort et fait semblant d’avoir gagné la bataille alors que la guerre continue sur son territoire en attendant qu’un Trump vienne décider de qui serait son prochain tuteur. On marche sur la tête.
Sissi zayyat
10 h 50, le 18 juin 2026
Si l’état ne décide pas de trancher pour reprendre les rênes et en finir avec les tuteurs qui feront en sorte de remplacer les autres dictateurs pour nous asservir et nous anéantir sous prétexte de nous sauver comme ça a été le cas dans notre pays, le Liban ne retrouvera jamais sa souveraineté ni son indépendance. Chareh a montré au monde qu’il est capable de mettre de l’ordre dans son pays en ne lésinant pas sur les moyens, pourquoi nos di dirigeants n’adoptent ils pas les mêmes moyens pour sauver notre pays en commençant par la récupération des armes qui sont une menace pour notre souveraine
Sissi zayyat
10 h 16, le 18 juin 2026
Excellente synthèse, merci.
Il faudra en effet que le Hezbollah justifie l'initiative qu'il a prise d'attaquer Israël avec les conséquences que l'on sait et sans aucun aval du gouvernement.
C'était un crime délibéré contre le Liban et contre les Libanais.
Une faute inexpugnable qui doit être sanctionnée.
F. Oscar
10 h 01, le 18 juin 2026
Le Liban n'a pas le luxe des demi mesures ?
Le Liban ne l'a jamais eu.
Le Liban n'a jamais decide de foncer , meme pas par des demi mesures.
Sauf du temps des Forces Libanaises-CHRETIENNES faut le preciser- du temps de feu le president Bachir Gemayel.
Toujours a la traine est son DNA au Liban depuis lors.
La Faute a qui ????????
A Georgia Meloni bien sur !
L’acidulé
10 h 01, le 18 juin 2026
Au lieu d'attendre des israéliens (ou des syriens, comme le propose bêtement trump) qu'ils désarment le hzb, avec leurs méthodes éprouvées de destruction massive et d'épuration ethnique des chiites, après Gaza,, pourquoi ne pas négocier directement avec l'iran du désarmement du hzb à condition que l'on puisse garantir qu'israël se retire du sud-liban, et cesse ses bombardements des villes et villages libanais, ce qui est loin d'être acquis, vu leurs déclarations assassines et guerrières quotidiennes contre nous.
MeK
09 h 37, le 18 juin 2026
Oui, merci Iran pour la destruction de la faune, de la flore, de la pierre et de la culture libanaise du fait de l'irresponsabilité criminelle de vos vassaux désencéphalés ...
Remy Martin
08 h 15, le 18 juin 2026
Bravo Madame Rita Sassine ! Analyse detaillee et tres objective. Je repete qu,au Liban le NOEUD est un NOEUD GORDIEN. Il ne peut ni etre delie ni etre defait. IL DOIT ETRE TRANCHE ! AOUN et SALAM n,en sont pas capables. Non qu,ils ne veulent pas. LEUR EPEE D,ALEXANDRE est L,ARMEE NATIONALE sabotee par le communautarisme et infiltree jusqu,a LA MOELLE DE L,OS par les ILLICITES. Dans L,ETAT l,oiseau de mauvais augure perche sur le perchoir, habille en GOUPIL est le SABOTEUR de L,ETAT par excellence. Que faut-il faire ? PRETONS-NOUS UN ALEXANDRE pour trancher notre NOEUD GORDIEN. IL Y EN A !
La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.
08 h 07, le 18 juin 2026
Wow, voilà un véritable décryptage profondément raisonné et étayé, pas un ramassis de ragot de "sources" merci Rita Sassine.
Merci a l'OLJ de publier.
Avette
07 h 45, le 18 juin 2026
"Le chantage permanent à la guerre civile semble perdre une partie de son efficacité".Espérons en convaincre nos deux généraux .- "Savoir si l’État libanais profitera enfin de cette fenêtre pour reprendre en main sa propre décision." . -" L’alternative est entre une transition difficile aujourd’hui et une crise plus grave demain". Toute cette analyse est d'une parfaite logique, laquelle n'a, malheureusement, au Liban, que peu de rapport avec la politique. De l'alternative ici énoncée, l'expérience montre que le Lu ban a toujours choisi le second terme.
Yves Prevost
07 h 31, le 18 juin 2026
Tout le monde a gagné sauf le Liban qui est le grand perdant. Le sud du pays est rasé, sa population a tout perdu, ses “martyrs” se comptent par milliers. Et un “parti” qui en est la cause, crievictoire.
Achkar Carlos
06 h 17, le 18 juin 2026
Très bonne analyse. L’Etat a bien déclaré qu’il compte parler en son nom, et celà commence avec les pourrparlers avec le voisin. Le bla bla du hezbollah ne convainc plus que les naïfs qui sont prêts à mourir pour une cause que lui-même ne sait plus laquelle. Il y en a eu tellement ! Nous voulons désarmer les vendus, le voisin aussi. Commencons par là et tant pis pour les grincheux. Le patron iranien s’est entendu avec le grand satan qui l’a démoli, alors pourquoi pas nous avec le petit ? Nous n’aurons jamais la paix avec une milice vendue qui lève honteusement un drapeau étranger.
NG
04 h 56, le 18 juin 2026
C'est la 1ère fois que je ne suis pas d'accord avec Mme Sassine ! La lecture des 14 points montre que Trump a tout cédé, y compris sur le Liban, dès la 1ère clause du "deal". Comment le Liban officiel peut encore poursuivre les négociations directes à Washington ? Le Hezbollah est-il affaibli ? Pas du tout, puisqu'il est dans le camp du gagnant iranien ! Il va durcir sa position contre le duo exécutif et obtenir même un infléchissement des négociations directes. Soyons réalistes: le Hezb est dans le camp des gagnants et il touchera les dividendes de sa trahison. Pauvre Liban !!!
Sorry, je n'ai pas lu l'article mais le titre est Excellent !
21 h 17, le 18 juin 2026