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Moyen-Orient - Grand Angle

Le messianisme, l’arbre qui cache la forêt de la radicalisation israélienne

Derrière les outrances de Ben Gvir se dessine une réalité plus vaste : l’enracinement progressif des thèses messianiques et kahanistes au cœur de l’État et de la société israéliens.

Le messianisme, l’arbre qui cache la forêt de la radicalisation israélienne

Des colons israéliens, accompagnés du ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, hissent un grand drapeau israélien lors d'une cérémonie de pose de la première pierre d'une nouvelle colonie sur le mont Tarousa, près de la ville de Doura, à l'ouest d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 16 juin 2026. Hazem Bader/AFP

Le 20 mai, les images et les hurlements des policiers israéliens frappant les militants occidentaux de la flottille pour Gaza, forcés de se mettre à quatre pattes, traînés au sol, avec les cris déchirants d’une femme suppliant les policiers de desserrer ses menottes, font le tour du monde. Présent, le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, dit à ses hommes : « Ne vous laissez pas perturber par ces cris. » Et il lance aux militants : « Bienvenue en Israël. Les propriétaires, c’est nous ! » Le lendemain, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu gronde son ministre qui, dit-il, a montré un visage de l’État juif « pas conforme à ses valeurs et ses normes ». Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar juge que Ben-Gvir « ne représente pas Israël ».À ce jour, ce dernier est toujours ministre de la Police et peut dormir...
Le 20 mai, les images et les hurlements des policiers israéliens frappant les militants occidentaux de la flottille pour Gaza, forcés de se mettre à quatre pattes, traînés au sol, avec les cris déchirants d’une femme suppliant les policiers de desserrer ses menottes, font le tour du monde. Présent, le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, dit à ses hommes : « Ne vous laissez pas perturber par ces cris. » Et il lance aux militants : « Bienvenue en Israël. Les propriétaires, c’est nous ! » Le lendemain, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu gronde son ministre qui, dit-il, a montré un visage de l’État juif « pas conforme à ses valeurs et ses normes ». Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar juge que Ben-Gvir « ne représente pas Israël ».À ce jour, ce dernier est toujours ministre...
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