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Présidentielle en Egypte : un autre candidat jette l'éponge face à Sissi

AFP
24/01/2018

L'avocat défenseur des droits de l'Homme Khaled Ali a annoncé mercredi qu'il renonçait à se présenter à la présidentielle égyptienne du 26 mars face au sortant Abdel Fattah al-Sissi.

Le fantasque patron du club de football de Zamalek, Mortada Mansour, qui a annoncé son intention de se présenter à cette élection, pourrait être la seule personnalité à affronter M. Sissi, après de multiples défections de candidats potentiels ces derniers jours.

M. Sissi, qui avait annoncé vendredi son intention de briguer un second mandat, a officiellement déposé mercredi sa candidature.
"Aujourd'hui, nous annonçons notre décision de ne pas participer à cette élection", a dit Khaled Ali lors d'une conférence de presse au Caire.

Pour expliquer sa décision, cet avocat célèbre pour avoir mené une bataille judiciaire contre le régime de M. Sissi, a notamment cité l'arrestation de certains de ses collaborateurs de campagne et un calendrier électoral jugé trop serré.

L'avocat, également figure populaire de la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak, avait annoncé début novembre son intention de se présenter.

Sa décision intervient alors que plusieurs autres candidats, qui avaient annoncé leur intention de se présenter, ont été disqualifiés ou ont annoncé leur retrait de la course à la présidentielle.

Le général à la retraite Sami Anan, ancien chef d'état-major de l'armée égyptienne, a été accusé mardi par l'armée d'avoir falsifié des documents pour pouvoir se présenter. Il est désormais considéré comme hors course et les autorités ont émis un ordre de non publication concernant les détails de son affaire, qui relève de la justice militaire.

L'ex-Premier ministre Ahmed Chafiq, perçu comme un possible adversaire gênant pour M. Sissi, avait annoncé fin novembre, depuis les Emirats arabes unis, son intention de se présenter. Mais à son retour d'exil début décembre, il avait renoncé après avoir être resté introuvable pendant 24 heures.

Un autre candidat potentiel, le colonel Ahmed Konsowa, a été condamné en décembre, soit peu de temps après avoir annoncé son intention de se présenter, à six ans de prison pour "comportement nuisant aux exigences du système militaire".

Et le 15 janvier, le neveu de l'ancien président Anouar el-Sadate, Mohamed Anouar el-Sadate, devenu une voix dissidente, a annoncé qu'il ne serait pas candidat lui non plus, dénonçant un climat guère propice à un scrutin libre.
Les candidats ont jusqu'au 29 janvier pour se manifester auprès de l'Autorité nationale des élections.

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