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Économie - Repère

Davos, un « galop d’essai » pour le Liban avant Paris

En Suisse depuis hier, Saad Hariri doit rencontrer plusieurs dirigeants à environ trois mois de la conférence du Cèdre.

La 48e édition du forum de Davos est marquée par un sentiment d’optimisme généralisé pour la croissance mondiale. Denis Balibouse/Reuters

La 48e réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) a démarré hier à Davos, en Suisse. Un rendez-vous de trois jours qui, cette année, est marqué par un sentiment d’optimisme généralisé pour la croissance mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) ayant en effet relevé lundi sa prévision de croissance pour 2018 et 2019, en comptant sur des retombées positives de la vaste réforme fiscale engagée aux États-Unis.

Trois membres du gouvernement libanais figurent parmi les 70 responsables politiques attendus par les organisateurs : le Premier ministre, Saad Hariri ; le vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Santé, Ghassan Hasbani ; et le ministre de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury.

Monde fracturé
En Suisse depuis hier, M. Hariri va notamment accorder un entretien dans l’après-midi à la chaîne de télévision américaine CNBC, selon le programme disponible sur le site internet du WEF. Il doit également participer à une série de réunions avec plusieurs chefs d’État – dont le roi Abdallah de Jordanie – et responsables d’organisations internationales, comme la présidente du FMI, Christine Lagarde. M. Hasbani, qui a également été interviewé par CNBC lundi (voir encadré), doit pour sa part intervenir jeudi en milieu de journée dans un panel consacré aux enjeux de la reconstruction dans les pays du Levant.

Enfin, arrivé en début de semaine selon son service de presse, le ministre de l’Économie doit pour sa part intervenir aujourd’hui en fin de matinée pour évoquer notamment la « stratégie de développement économique » que prépare le gouvernement. Ce dernier a mandaté en janvier le cabinet américain McKinsey & Company pour l’aider à restructurer l’économie du pays, une décision qui a fait l’objet de nombreuses critiques au niveau local.

Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information, le ministère de l’Économie a également indiqué que le gouvernement libanais se rendait à Davos pour « préparer » la conférence des pays donateurs du Liban – baptisée « conférence du Cèdre » par le président français Emmanuel Macron – et qui doit en principe se tenir à Paris en avril. Cette réunion doit notamment permettre au Liban de trouver les fonds nécessaires pour financer un ambitieux programme d’investissements d’au moins 16 milliards de dollars dédié au développement de ses infrastructures. « Dans ce contexte, on peut considérer la participation du gouvernement libanais au forum de Davos comme une sorte de galop d’essai qui va lui permettre de rassurer les investisseurs sur la stabilité du pays et la capacité des autorités à mener les réformes nécessaires pour doper son économie », estime auprès de L’Orient-Le Jour une source proche du dossier. Elle estime toutefois qu’il « y a peu de chances pour que quelque chose de décisif se passe pendant ces trois jours ».

Emmanuel Macron ou encore la chancelière allemande, Angela Merkel, font également partie des responsables attendus à cette nouvelle édition du WEF, articulée sous le thème « construire un avenir commun dans un monde fracturé ». Mais c’est surtout la venue de Donald Trump qui est attendue par les participants : l’imprévisible président américain entend en effet bousculer les chantres du libre-échange de Davos en vantant sa politique « L’Amérique d’abord ». La Maison-Blanche a confirmé lundi sa venue qui avait semblé un moment compromise par la crise budgétaire aux États-Unis, désormais en voie de résolution. Son discours vendredi sera le point d’orgue annoncé d’une semaine de séances de méditation, de discours, de rencontres confidentielles et de tables rondes sur « l’innovation disruptive » ou « les infrastructures résilientes ».

Enfin, les participants au forum de Davos se sont fait interpeller d’emblée par l’ONG Oxfam, qui a tenu à rappeler lundi que 82 % de la richesse créée en 2017 dans le monde avait terminé entre les mains de 1 % de la population de la planète, selon les résultats d’une étude publiée le même jour. « On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs », s’est insurgée la directrice d’Oxfam Winnie Byanyima.


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YIA VACHE ! YIA VACHE ! AU GALOP... POUR NE PAS TREBUCHER !

LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

07 h 17, le 24 janvier 2018

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Commentaires (1)

  • YIA VACHE ! YIA VACHE ! AU GALOP... POUR NE PAS TREBUCHER !

    LA LIBRE EXPRESSION NE COMMENTE PAS.ELLE CONSEILLE

    07 h 17, le 24 janvier 2018

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