X

À La Une

Manifestation à Bethléem contre le patriarche grec-orthodoxe pour la vente de biens fonciers à Israël

Proche-Orient

Les manifestants ont tenté samedi de bloquer le convoi du Patriarche grec-orthodoxe, Théophile III de Jérusalem, qui se rendait à l'église de la Nativité à l'occasion des célébrations de Noël.

OLJ/AFP
06/01/2018

Des Palestiniens ont manifesté samedi à Bethléem, en Cisjordanie occupée, pour protester contre la vente par l'Église grecque-orthodoxe de biens fonciers à Israël, à l'occasion du Noël orthodoxe que les chrétiens de tradition orientale fêtent dimanche.

Les municipalités de Bethléem et celles voisines de Beit Sahour et Beit Jala, toutes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne depuis 50 ans, ont appelé au boycott des célébrations de Noël.
Le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem a souvent été accusé par les Palestiniens de vendre ou louer ses biens fonciers à Israël.

Les manifestants ont tenté samedi de bloquer le convoi du Patriarche grec-orthodoxe, Théophile III de Jérusalem, qui se rendait à l'église de la Nativité à l'occasion des célébrations de Noël.
Des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité palestiniennes mais le patriarche a pu rejoindre en toute sécurité l'église de la Nativité, construite à l'endroit où le Christ est né selon la tradition biblique, pour la traditionnelle veillée de Noël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit assister à la messe de minuit célébrée samedi soir par le patriarche, a indiqué son bureau à l'AFP. Les municipalités ont appelé au boycott par les fidèles des célébrations pour protester contre la vente controversée de biens fonciers de l'Église grecque-orthodoxe à des groupes oeuvrant à la colonisation israélienne à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte occupée et annexée par Israël.
Le patriarche a été accueilli dans l'église par des responsables palestiniens, notamment le gouverneur de Bethléem Jibrine Bakri, a indiqué l'agence officielle WAFA.

'La pratique continue'

Le maire de la ville chrétienne de Beit Jala, a réclamé la mise à l'écart du patriarche. "Notre action aujourd'hui vise à protester contre le patriarche en raison de la vente de terres de (l'Eglise) orthodoxe", a précisé le maire Nicola Khamis à l'AFP.

En 2004, trois entreprises liées à l'association juive israélienne Ateret Cohanim, oeuvrant pour la colonisation juive de Jérusalem-Est, ont acquis dans le cadre d'un bail emphytéotique trois bâtiments de l'Eglise grecque-orthodoxe dont l'hôtel Petra et l'Imperial Hotel ainsi qu'un immeuble résidentiel dans la Vieille ville de Jérusalem dans le secteur de la Porte de Jaffa. Ces acquisitions avaient provoqué la colère parmi les Palestiniens, qui considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, et entraîné la destitution en 2005 du patriarche Irénéos Ier, prédécesseur de Théophile III.

Mais selon M. Khamis, la pratique continue. "Théophile III a ignoré toutes (nos) demandes et continué à vendre cette terre en dépit de l'opposition de la majorité (des chrétiens)", a-t-il dit.
En août, le patriarche avait lui-même dénoncé une décision de la justice israélienne donnant le droit à Ateret Cohanim d'acquérir les biens appartenant à l'Église. Il avait assuré que l'Église ferait appel devant la Cour suprême israélienne de ce jugement qu'elle considère "partial" et "politique".
L'Église avait engagé des poursuites contre Ateret Cohanim, affirmant que ces acquisitions avaient été conclues illégalement et sans son autorisation. La bataille en justice a duré plusieurs années et le jugement rendu en août était le dernier rebondissement de longs démêlés politico-religieux et financiers qu'a connus le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem.

L'Église grecque orthodoxe compte près de 200 millions de membres à travers le monde. Ses fidèles en Israël et dans les Territoires palestiniens sont estimés à quelque 90.000 et elle constitue la principale communauté chrétienne en Terre sainte.

 

Pour mémoire

L'Eglise orthodoxe de Jérusalem dénonce une décision de la justice israélienne en faveur des colons

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

RAISINS SECS

Voilà ce qu'on a tjrs dit. Qui vend qui?

Sarkis Serge Tateossian

Une brèche dans la crèche en plein Noël ?

l'argent n'a pas d'odeur même aux ecclésiastiques....curieux, curieux !

Ne disons pas que le métal malléable, est associé à la puissance créatrice, mais aussi aux flammes souterrain de l'enfer ?

C. F.

Bon réveil les Palestiniens. Quel scandale !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C,EST UNE HISTOIRE VIEILLE D,AU MOINS CINQ ANS !

Dernières infos

Les matchs d’aujourd’hui

  • Angleterre
    Panama

    24/06

    15h00 (GMT+3)

  • Japon
    Sénégal

    24/06

    18h00 (GMT+3)

  • Pologne
    Colombie

    24/06

    21h00 (GMT+3)

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué