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PRIMISPOT, un projet de recherche innovant à l’USEK

SCIENCES

La faculté des sciences de l'USEK développe un projet pour le dépistage précoce et non invasif du cancer du sein par nanotechnologie.

Carole AWIT | OLJ
30/12/2017

Pour tenter de remédier à un problème majeur de santé publique, la faculté des sciences de l'USEK a souhaité développer, en collaboration avec l'Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL1) et le UK Lebanon Tech Hub, le projet de recherche PRIMISPOT pour le dépistage précoce non invasif et le suivi du cancer du sein par le biais de la salive.

C'est en novembre dernier que l'université a lancé officiellement le travail sur ce projet innovant et prometteur au cours d'une cérémonie organisée sur son campus par la faculté des sciences qui collabore, depuis 2004 via ses enseignants diplômés de Lyon, avec l'UCBL1, essentiellement dans le cadre de la recherche en chimie. Il y a un an, le doyen de la faculté des sciences de l'USEK, Walid Hleihel, et le doyen associé à la recherche, Joseph Saab, ont souhaité élargir cette collaboration pour la rendre pluridisciplinaire et en adéquation avec le développement, au sein de la faculté, de la nouvelle thématique de recherche Environnement et santé.

PRIMISPOT est un projet de recherche pluridisciplinaire qui vise à mettre en place une technologie de dépistage non invasif du cancer du sein par un test de salive, ce qui constituera une avancée majeure dans le diagnostic précoce de cette maladie. Les membres de la faculté des sciences de l'USEK impliqués dans ce projet sont MM. Hleihel et Saab, le doctorant Imad Nmeir, en déplacement à Lyon où il effectue une formation en nanotechnologie, trois étudiants en master qui se rendront à Lyon en septembre 2018, et un postdoctorant qui sera recruté en 2019. « L'architecture et les composants de PRIMISPOT ont été élaborés. Le matériel nécessaire pour les recherches en nanotechnologie au sein des laboratoires de l'USEK, ainsi que les caractéristiques des biocapteurs, la méthodologie et le mode de mesure par ces biocapteurs ont été identifiés en collaboration avec l'équipe de Lyon, et actuellement l'équipe de la FS de l'USEK met en place la stratégie de choix des biomarqueurs en collaboration avec des éminents oncologues libanais », note Dr Hleihel. Le doyen de la FS de l'USEK poursuit : « L'analyse multiplexe de ces biomarqueurs à l'état ultratraces dans la salive est le défi majeur que PRIMISPOT devra soulever, du point de vue instrumental (développement d'une série de biocapteurs sur la même puce) et du point de vue analytique (quantification simultanée des biomolécules dans la salive à l'échelle de traces ou femtomolar). »

Le développement de ce projet de recherche est possible à l'USEK grâce au soutien et au financement de l'UK Lebanon Tech Hub, la Banque centrale du Liban et l'ambassade d'Angleterre au Liban.

 

 

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