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Moyen Orient et Monde

Nikki Haley, le visage de la diplomatie américaine

Portrait

Cette businesswoman de profession incarne la nouvelle politique étrangère américaine, et pourrait continuer à faire de l'ombre à Rex Tillerson.

21/12/2017

Dans le brouhaha qui caractérise la diplomatie américaine depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, sa voix est la seule qui ressort. Toujours ferme, parfois provocante, Nikki Haley joue sa partition à merveille en tant qu'ambassadrice américaine aux Nations unies. Son style, direct et habile, lui vaut déjà une réputation internationale qui lui permet de se présenter comme le vrai visage de la politique étrangère américaine.
Étoile montante du Parti républicain, Nikki Haley multiplie les coups d'éclat dans l'enceinte onusienne. La photo d'un enfant mort, les débris d'un missile, une guerre des mots avec d'autres ambassadeurs : elle n'hésite pas à provoquer adversaire comme allié pour défendre la ligne de Donald Trump, même quand celle-ci contribue principalement à isoler les États-Unis. Il y a quelques mois, des rumeurs ont circulé sur son possible remplacement de l'actuel secrétaire d'État Rex Tillerson, à qui elle ne cesse de faire de l'ombre. On la présente même comme possible candidate du Parti républicain à l'élection présidentielle de 2020.

Elle n'était pourtant pas disposée au départ à faire de la politique, ni de la diplomatie. Nikki Haley, née Nimrata Randhawa, a été élevée dans une famille sikhe (religion fondée dans le nord de l'Inde). Ses parents sont des émigrés de l'État indien du Pendjab, frontalier avec le Pakistan, et arrivent en Caroline du Sud dans les années 60. Au même titre que Donald Trump, elle a commencé sa carrière dans les affaires, en reprenant le magasin de vêtements féminins qu'avaient lancé ses parents. Mais elle choisit finalement de se reconvertir en politique en adhérant au Parti républicain en Caroline du Sud.

 

(Lire aussi : ONU: le vote sur Jérusalem est une "insulte (...) que nous n'oublierons pas", dit Haley)

 

Choix surprenant
Elle réussit à grimper les échelons en étant élue à la Chambre des représentants de l'État en 2005. Mais son succès ne s'arrête pas là. Elle parvient à se hisser au poste de gouverneure après les élections de 2010, qui ont déjoué tous les pronostics émis par les analystes politiques dans un état historiquement ultraconservateur. Elle devient alors la plus jeune gouverneure et une figure montante du Parti républicain. Elle est réélue en 2014 à ce même poste.

Lors des primaires républicaines de 2016, elle décide de soutenir Marco Rubio (sénateur de Floride), qui l'aurait faite vice-présidente s'il avait gagné l'élection. Mais suite au désistement de ce dernier, elle se range aux côtés de Ted Cruz, puis de Donald Trump, qui devient rapidement le seul candidat en lice capable de remporter ces primaires. Un choix surprenant quand on sait qu'elle avait taclé M.Trump lors de sa campagne en appelant les citoyens américains à ne pas céder « à la tentation des voix de la colère », et en le critiquant sur ses positions morales (immigration, racisme...).

Mais après sa victoire face à Hillary Clinton, l'actuel président américain décide de l'intégrer dans son équipe. Ce dernier ayant probablement apprécié le tempérament direct et ambitieux de l'ex-gouverneure, mais également le fait qu'elle n'ait pas d'expérience diplomatique. Et peu de temps après l'investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, Nikki Haley est nommée ambassadrice et représentante permanente auprès des Nations unies, l'un des postes les plus importants de l'administration Trump. Un lien de confiance semble s'être tissé depuis entre les deux. Lors du discours de Donald Trump à l'Assemblée générale de l'ONU, le 18 septembre dernier, ce n'est pas Rex Tillerson qui accompagnait le président, mais Nikki Haley...

 

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Irene Said

Quelle "diplomatie américaine...???"
De menacer tous ceux qui agissent autrement que Trump et Nikki Haley...c'est de la diplomatie ?

Qui se ressemble...s'assemble !
Irène Saïd

LA TABLE RONDE

La passionaria d'une cause perdue face à une cause JUSTE QUI FINIRA PAR TRIOMPHER.

ON GARDERA LE SOUVENIR DE CE VISAGE PLUS PROCHE DU NAJA QUE DE LA Couloeuvre.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DIPLOMATE CHEVRONNEE A LA SAUCE TRUMPIENNE !

NAUFAL SORAYA

Ils n'ont rien trouvé de mieux? Elle est haïssable!

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