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A Bagdad, des Irakiens découvrent des Picasso

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"Qui aurait osé organisé une exposition d'œuvres d'une telle valeur il y a quelques années?", se demande le peintre Mohammed Shawqi. Pour lui, "cette exposition reflète le retour à la stabilité du pays".

OLJ/AFP
28/11/2017

Bagdad a accueilli pour la première fois une exposition dédiée au célèbre peintre Picasso, grâce à un collectionneur irakien qui a accumulé pendant des années plus d'un millier de lithographies de différents artistes.

Dans la galerie Hiwar, l'une des dernières à survivre dans la capitale irakienne, les passionnés d'art ont pu admirer dès lundi 24 œuvres de Picasso, ainsi que celles de Dali, Miro ou Chagall.
"Cette exposition est une chance historique car c'est la première fois que cela se produit en Irak", affirme Qassem Sabti, propriétaire de la galerie.

Au total, 42 œuvres sont exposées. "Elles appartiennent à un Irakien résidant aux Émirats arabes unis qui cherchait à créé un musée privé de Picasso à Bagdad ou à Karbala, sa ville natale", ajoute-t-il.

Le collectionneur, qui a tenu à garder l'anonymat, possède au total plus d'un millier d’œuvres d'art.
Il n'a pas pu réaliser son rêve faute de garanties suffisantes pour la protection des œuvres, a souligné M. Sabti, qui est également à la tête de la Société des artistes plasticiens irakiens.
"Les œuvres exposées sont très précieuses et ont été collectées pendant 30 ans à travers des ventes aux enchères et des musées. Certaines remontent aux années 1950 et 1960", précise-t-il.

Il y a peu de chance qu'elles puissent trouver preneur en Irak en raison de leur prix, entre 15.000 et 25.000 dollars. L'exposition a surtout pour objectif de permettre à des étudiants des Beaux-Arts de voir de près les œuvres de ces artistes.

"Qui aurait osé organisé une exposition d’œuvres d'une telle valeur il y a quelques années?", se demande le peintre Mohammed Shawqi. Pour lui, "cette exposition reflète le retour à la stabilité du pays".
L'Irak a connu une vague de violence depuis l'invasion du pays par une coalition conduite par les États-Unis en 2003, puis en 2014 avec l'offensive du groupe jihadistes État islamique (EI) qui s'est emparé de grands pans de territoire.

Zeina Souleiman, une ingénieure de 30 ans, affirme avoir été informée par Facebook de l'existence de cette exposition. "C'est la première fois que je vois devant moi les œuvres de Picasso et j'espère en voir d'autres. C'est important de soutenir l'art dans ce pays car nous sommes un peuple de culture".

 

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