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La Fondation René Moawad-USA honore deux Libano-Américaines d’exception

This is America

Juliette Kayyem et Mamdouha el-Sayed ont reçu un bel hommage au cours du 24e gala de la fondation.

03/11/2017

Pour la 24e édition de sa soirée de gala américaine dédiée au soutien de projets caritatifs de plus en plus diversifiés, la Fondation René Moawad (RMF) a fait la part belle à deux femmes, d'horizons éloignés, mais modelées par le même patrimoine. Bien que de différentes générations, toutes deux sont dotées d'un égal dynamisme et d'une même volonté de changement. Il s'agit de Juliette Kayyem, un grand nom de la politique américaine, et de Mamdouha el-Sayed, âme de la Elmert & Mamdouha Bobst Foundation.

Dans son mot d'accueil qu'elle a voulu court, Nayla Moawad, présidente de la Fondation René Moawad, a mis l'accent sur une réalisation particulièrement prometteuse, menée en partenariat exclusif avec l'USaid et baptisée Baladi. Son objectif est de valoriser l'autorité locale à travers un travail en profondeur avec 42 municipalités pour fournir les services de base aux régions rurales libanaises. D'autres activités de la fondation concernant le Liban ont également été évoquées dans un documentaire longtemps applaudi. Puis l'ancien congressman et actuel président de la Fondation René Moawad US, Nick Rahal, a souligné qu'aujourd'hui, « le Liban a plus que jamais besoin de l'appui de ses fils et filles de la diaspora pour relever le défi existentiel qu'il traverse, dans un voisinage en pleine tourmente ». Rahal, qui a longtemps représenté la Virginie de l'Ouest au Congrès américain, est issu d'une famille originaire de Kfeir, au Liban-Sud. Ce soir-là, à ses côtés, deux autres réussites, produit de cette double culture, ont ainsi été honorées par la RMF-US.

 

(Lire aussi : L'énergie renouvelable au cœur des projets de la Fondation René Moawad)

 

Entre Aytanit et Kobbé
Premier arrêt sur Juliette Kayyem, jeune quinquagénaire pleine d'énergie et très impliquée dans la vie politique américaine, notamment dans le secteur de la Sécurité nationale. Une spécialisation qu'elle exerce, parmi d'autres, en analyste sur la chaîne de télévision CNN, et en conférencière à la Harvard's Kennedy School of Government. Sous le mandat du président Obama, elle a occupé le poste de secrétaire adjointe pour les affaires gouvernementales au département de la Sécurité nationale. En recevant le prix que lui a remis la Fondation René Moawad US, elle a confié que son père, originaire de Aytanit, et sa mère, de Kobbé, avaient tenu à l'accompagner à ce gala pour témoigner de leur libanitude, qui perdure malgré l'éloignement. Tous deux sont arrivés très jeunes au pays de l'Oncle Sam où ils se sont rencontrés, se sont mariés et ont fondé une famille, sans trop souffrir du mal du pays, car ils ont retrouvé de ce côté de l'Atlantique un grand nombre de parents. Juliette Kayyem précise aussi qu'elle possède aux États-Unis quelque 30 cousins et cousines que son Américain de mari (le juge David Jeremiah Barron) a dû apprendre à connaître « un par un ! ». Au milieu de cette smala, elle a d'abord décroché un doctorat en jurisprudence à l'université de Harvard qui l'a projetée au cœur de grandes affaires d'État.

 

(Lire aussi : Nayla Moawad, ou l'intarissable source d'énergie)

 

Philanthropie mondiale
Pleins feux ensuite sur la seconde lauréate de ce gala, la Elmert and Mamdouha Bobst Foundation. L'occasion de rendre un hommage posthume à Mamdouha el-Sayed, une femme d'envergure, née à Tripoli, dont l'action humanitaire a embrassé le monde. Elle s'est fait connaître dans les années 50 en tant que conseillère auprès de l'Organisation mondiale de la santé. Au début des années 60, elle occupe le poste de déléguée libanaise aux Nations unies, puis épouse un célèbre nom de l'industrie pharmaceutique américaine, Elmert Bobst, qui avait été patron de Hoffmann-La Roche. Tous deux, philanthropes, ont créé la Elmert and Mamdouha Bobst Foundation, dont les fonds sont destinés à des hôpitaux et des centres de recherche médicale. Mamdouha el-Sayed est décédée en 2015 à l'âge de 90 ans, et c'est sa nièce, Randa el-Sayed Haffar, qui a reçu en son nom la distinction de la fondation, révélant que son illustre tante « donnait autant d'importance aux problèmes individuels (une mère malade, un enfant dans le besoin...) qu'aux prestigieux instituts ». Sans cesse concernée par les problèmes sociaux de son pays d'origine et son Alma mater, l'AUB, elle s'était notamment chargée d'envoyer à son hôpital préféré une machine de biopsie très avancée pour éviter aux femmes d'inutiles incisions.

Enfin, l'union entre les nations a été chantée par Tania Kassis à travers le nouveau titre qu'elle vient de lancer (al-Ardou lil Jami3, la Terre est pour tous) et par une voix américano-libanaise, Leila Milki, qui a distillé une fusion de rythmes pop et orientaux.

 

Pour mémoire
La lutte contre le cancer au gala de la Fondation René Moawad

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