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Près de 30 civils tués dans des raids aériens sur une localité d'Idleb

Syrie

La journée de vendredi a aussi été sanglante dans la région de la Ghouta orientale, où au moins 21 civils, dont près de la moitié étaient des enfants, ont péri dans des tirs d'artillerie du régime, selon l'OSDH.

OLJ/AFP
30/09/2017

Au moins 28 civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi dans des frappes aériennes sur une localité de la province d'Idleb, zone de désescalade du nord-ouest de la Syrie, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La journée de vendredi a aussi été sanglante dans la région de la Ghouta orientale, où au moins 21 civils, dont près de la moitié étaient des enfants, ont péri dans des tirs d'artillerie du régime, selon l'OSDH.

Quatre zones de désescalade --dont les provinces d'Idleb et de la Ghouta orientale-- ont été annoncées en mai par les alliés internationaux du régime et des rebelles, afin d'instaurer des trêves dans diverses zones de la Syrie.
Cette initiative doit ouvrir la voie à un cessez-le-feu durable dans le pays, ravagé par six ans de guerre qui ont fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Depuis la création des zones de désescalade, un calme relatif régnait dans la province d'Idleb, contrôlée en grande partie par des jihadistes de l'ex-branche d'el-Qaëda en Syrie.

Ces derniers jours, le régime de Bachar el-Assad et son allié russe ont toutefois mené plusieurs raids aériens, et au moins 28 civils ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi à Armanaz, localité à environ 20 km de la ville d'Idleb, a indiqué l'OSDH.
Un précédent bilan de l'ONG, vendredi soir, avait fait état de 12 civils tués dans cette cité du nord de la province, frontalière de la Turquie.
"Après un premier raid aérien, un second est venu frapper au même endroit durant les opérations de sauvetage", a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, indiquant que le bilan pourrait encore être revu à la hausse.
Quatre enfants figurent parmi les victimes, d'après l'OSDH, qui n'était pas en mesure de préciser si les frappes ont été menées par le régime de Bachar el-Assad ou son allié russe.

 

(Lire aussi : Pour qui les cloches sonneront-elles à Idleb ?)

 

Quartier entièrement détruit
Un correspondant de l'AFP a pu voir, vendredi soir, des civils fuyant en grand nombre Armanaz de peur de nouvelles frappes, tandis que des dizaines d'ambulances s'activaient dans la nuit.
Un quartier entier a été détruit, des immeubles de plusieurs étages ayant été aplati sous la violence des bombardements, a également constaté samedi matin ce correspondant.
Le bilan d'Armanaz est le plus lourd dans la province d'Idleb depuis le début de l'année, a avancé M. Abdel Rahmane, à l'exception d'une attaque au gaz sarin imputée au régime contre la localité de Khan Cheikhoun, qui avait fait au moins 83 morts en avril, selon l'ONU.
Ailleurs dans la province, 13 civils ont également péri vendredi dans des raids contre diverses localités, selon l'ONG.

Ces frappes interviennent alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine avaient annoncé jeudi vouloir renforcer leur coopération pour "rendre opérationnelle" la zone de désescalade d'Idleb.
Les trois autres zones de désescalade annoncées par la Russie, l'Iran -alliés du régime de Damas- et la Turquie sont la Ghouta orientale, près de Damas, Homs (centre) et le sud.
L'instauration de ces zones et une baisse --relative-- de l'intensité des combats ont permis aux forces du régime de se concentrer sur la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

Elles sont engagées dans la province de Deir ez-Zor, dans l'est syrien, pour reprendre à l'EI les territoires encore sous son contrôle, ainsi que dans la province voisine de Homs.
Jeudi et vendredi, au moins 128 membres des forces progouvernementales ont néanmoins péri dans des contre-offensives surprises menées par les jihadistes contre des positions du régime dans le désert de la Badiya, qui s'étend sur plusieurs provinces, notamment dans l'ouest de Deir ez-Zor et dans la province de Homs, selon l'OSDH.
Un bilan précédent faisait état de 73 morts.

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES TUERIES KGBISTIQUES !





















Amère Ri(s)que et péril.

Et voilà que ça repart avec du aberahmenteur osdh de Londres.

C'est que il se fatigue jamais de mentir .

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