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Politique - Diplomatie

Le Liban et Israël se rencontrent pour une première session de négociations directes à Washington


Le Liban et Israël se rencontrent pour une première session de négociations directes à Washington

Le siège du département d'État américain dans le quartier de Foggy Bottom à Washington, le 15 avril 2025. Photo AFP/ Jim Watson

Des représentants israéliens et libanais se sont rencontrés jeudi à Washington pour une première session de négociations directes à Washington, sous médiation américaine, à quelques jours de l’expiration de la prolongation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, qui n'a cependant pas empêché la poursuite des frappes israéliennes au Liban, faisant plus de 400 morts selon un décompte de l’AFP basé sur des sources officielles.

À quelques heures du coup d'envoi des négociations, le président du Parlement libanais Nabih Berry a averti que si les discussions n’aboutissent pas à un « véritable cessez-le-feu, tout s’effondrera ». « Nous n’acceptons rien de moins que le retrait de l’armée israélienne, puis la reconstruction, le déploiement de l’armée libanaise et le retour des habitants » déplacés, a-t-il insisté. Selon le Jerusalem Post, citant des sources non-précisées, les États-Unis ont exhorté le Liban à « offrir quelque chose d’important aux Israéliens », faute de quoi la prolongation du cessez-le-feu pourrait « devenir plus difficile ».

Cette rencontre, qui se tient au Département d’État américain, doit durer deux jours. Elle intervient après deux précédentes réunions préparatoire, dont celle du 23 avril, au cours de laquelle le président américain Donald Trump avait annoncé une prolongation de la trêve de trois semaines et évoqué l’espoir d’un rapprochement historique entre les deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Rejet du Hezbollah

Au Liban, le Hezbollah a réaffirmé son rejet de ces négociations. Le député Ali Ammar a dénoncé une « concession gratuite » à Israël, tandis que son collègue Hussein Hajj Hassan a affirmé que les négociations ont lieu en raison d'une « pression américaine ». Il a estimé que les responsables libanais sont entrés dans les négociations avant la mise en place d’un cessez-le-feu, qualifiant cela d’erreur politique et accusant les États-Unis d’être encore « plus agressifs qu’Israël ».

Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi a précisé, de son côté, que Beyrouth « ne parle pas, à ce stade, d’un accord de paix ». « La priorité est de mettre fin aux attaques, arrêter les destructions, protéger les civils et créer les conditions appropriées pour des négociations sérieuses et durables », a-t-il déclaré soulignant que « des négociations sérieuses ne peuvent avoir lieu alors que des civils sont tués et des villages détruits ». Le ministre a également insisté sur la nécessité du retrait des forces israéliennes du sud du Liban, permettant aux déplacés de retourner dans leurs foyers, ainsi que sur le traitement de la question des prisonniers.

Interrogé sur les armes du Hezbollah, M. Raggi a souligné que « le peuple libanais veut vivre dans un État souverain normal où le monopole de la force militaire appartient exclusivement à l’État et à ses institutions légitimes ». Il a précisé qu’il ne s’agit « pas d’une demande pour satisfaire Israël ou la communauté internationale, mais d’une question de souveraineté nationale », ajoutant que le gouvernement libanais a appelé le Hezbollah à désarmer et considère ses actions militaires comme étant en dehors de la légitimité de l’État.

« Un cessez-le-feu est en préparation »

Du côté israélien, l’ambassadeur à Washington Yechiel Leiter a affirmé qu’un « cessez-le-feu est en préparation » mais qu'Israël « ne permettra en aucun cas au Hezbollah de se réarmer ». Il a évoqué la découverte de « milliers de roquettes et d’armes » dans le sud du Liban et a souligné qu'Israël « veut voir comment le gouvernement libanais renforce l'armée libanaise et agit concrètement ». « Nous sommes prêts à suivre deux voies. La première consiste à négocier une paix totale, comme si le Hezbollah n'existait pas : frontières, ambassades, visas, tourisme, tout. Un tel accord pourrait être conclu en quelques mois. Mais il sera conditionné par le succès de la seconde voie : le démantèlement du Hezbollah », a-t-il également dit.

Washington, qui accueille ces discussions en l’absence du secrétaire d’État Marco Rubio et du président Donald Trump, actuellement en visite en Chine, est représenté par ses ambassadeurs au Liban et en Israël, Michel Issa et Mike Huckabee. Le Liban est cette fois représenté par Simon Karam, un avocat et diplomate de 76 ans, fervent défenseur de la souveraineté de son pays, et Israël par son ambassadeur Yechiel Leiter, 67 ans, allié de longue date du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Des représentants israéliens et libanais se sont rencontrés jeudi à Washington pour une première session de négociations directes à Washington, sous médiation américaine, à quelques jours de l’expiration de la prolongation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, qui n'a cependant pas empêché la poursuite des frappes israéliennes au Liban, faisant plus de 400 morts selon un décompte de l’AFP basé sur des sources officielles.À quelques heures du coup d'envoi des négociations, le président du Parlement libanais Nabih Berry a averti que si les discussions n’aboutissent pas à un « véritable cessez-le-feu, tout s’effondrera ». « Nous n’acceptons rien de moins que le retrait de l’armée israélienne, puis la reconstruction, le déploiement de l’armée libanaise et le retour des habitants »...
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