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La mini-bibliothèque de Maha, parce que tous les enfants ont le droit de lire

Initiative

A tout juste 16 ans, une Libanaise s'engage pour rendre la lecture accessible à tout le monde.

Léo ADDE | OLJ
28/09/2017

Maha el-Solh est encore étudiante à l'International College, mais elle prend déjà des initiatives que peu prendraient à son âge. A 16 ans, la jeune Libanaise a lancé un projet visant à promouvoir l'éducation et rendre la lecture accessible à tout le monde, notamment les enfants : la mini-bibliothèque de Maha.

Tout est parti d'une simple histoire familiale. À la fin de la dernière année scolaire, la mère de Maha lui demande de se débarrasser d'une partie de ses livres, en raison d'un manque de place dans sa bibliothèque. « Mes amis avaient le même problème, alors je me suis dit qu'il fallait trouver un moyen de sauver ses livres tout en aidant la nouvelle génération à s'éduquer », raconte-t-elle à L'Orient le Jour. Aussitôt, Maha pense aux enfants syriens réfugiés dans les camps.

« Mon but est de répandre la connaissance et l'éducation partout, en particulier la où les enfants en sont privés », explique-t-elle. Dans cette optique, elle monte une boîte en bois et y place les livres dont elle n'a plus besoin, ainsi que ceux de ses amis. L'idée est simple : la boîte est comme une plateforme gratuite qui sert à partager des livres.

 

 


Une boîte à livres. Photo fournie par Maha el-Solh.

 

Les boîtes sont conçues et peintes par Maha elle-même. Il y en a de plusieurs formes et tailles. La jeune fille envisage de placer ces boîtes dans les régions où l'on trouve une grande concentration d'enfants. La première a été placée dans un camp de réfugiés syriens dans la vallée de la Békaa. Elle a été remplie de livres grâce à la contribution d'élèves en secondaire issus de plusieurs écoles.

« Je viens de finir une deuxième boîte et je réfléchis encore à l'endroit où je la mettrai pour atteindre mon but qui est d'aider les enfants à développer leur éducation », explique Maha. Car la jeune fille ne veut pas limiter son aide aux enfants réfugiés et insiste à l'adresser à « toute personne qui veut se cultiver ». Dans ce but, et parce qu'elle fait de tous les enfants dans le besoin sa priorité, Maha s'est fixée un deuxième objectif : les orphelinats à travers le Liban.

Aujourd'hui, la jeune Libanaise est seule dans son projet, mais espère trouver des fonds, notamment des municipalités et des ONG, afin que ses boîtes se répandent dans tout le pays.

 

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