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Une ministre israélienne exige une enquête sur un réalisateur arabe israélien qui s'est rendu au Liban

Polémique

Mohammed Bakri, a qualifié sa présence au pays du cèdre, de "victoire sur les lois racistes (d'Israël)". 

 

OLJ/AFP
24/09/2017

La ministre israélienne de la Culture a demandé dimanche au procureur général d'ouvrir une enquête sur un célèbre réalisateur arabe israélien ayant fait des déclarations anti-israéliennes lors d'une visite au Liban.

Mohammed Bakri, qui est actuellement au Liban dans le cadre du festival culturel "Palestine Days" a affirmé durant le week-end, dans des propos cités par la presse locale, que "la normalisation avec l'ennemi sioniste est une trahison" et que "le débat autour de ce sujet est inapproprié et totalement inacceptable."
Le réalisateur a qualifié sa présence au Liban, un pays officiellement en guerre avec Israël, de "victoire sur les lois racistes (d'Israël)" dans des remarques publiées par le journal libanais Al-Akhbar.

Dimanche, la ministre israélienne de la Culture Miri Regev a demandé au procureur général Avichai Mandelblit d'ouvrir une enquête sur Mohammed Bakri à son retour pour s'être rendu dans un pays ennemi et pour avoir fait des déclarations incitant à la violence contre l'Etat.
"L'absence de réponse ferme de la part des autorités chargées de faire respecter la loi légitimerait ce type de conduite inacceptable", a écrit Mme Regev dans une lettre. Le ministère de la Justice n'a pas souhaité commenter l'affaire.

Mohammed Bakri a déclaré à la deuxième chaîne de télévision israélienne qu'il ne croyait pas "un mot" de ce que disait Miri Regev. "Je ne la prends pas au sérieux," a-t-il dit, ajoutant qu'il n'avait pas peur d'être arrêté.
Mohammed Bakri avait provoqué un scandale en Israël avec son film "Jénine, Jénine" sur les affrontements d'avril 2002 au cours desquels 52 Palestiniens et 13 Israéliens avaient été tués dans la ville palestinienne de Jénine en Cisjordanie occupée.

Le film avait été interdit en Israël après quelques projections mais la Cour suprême avait ensuite déclaré cette interdiction illégale.

Miri Regev, membre du Likoud, le parti de droite au pouvoir en Israël, entretient des relations tumultueuses avec le monde artistique israélien et s'en prend régulièrement à l'élite culturelle, largement ancrée à gauche.

Ces derniers jours, "Foxtrot", un film israélien candidat aux Oscars et ayant obtenu le Lion d'argent Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise, a suscité l'indignation de Mme Regev pour qui cette oeuvre prête le flanc à une accusation de "meurtre rituel" à l'encontre de soldats israéliens.

Elle n'a pas été invitée à la cérémonie de remise des prix Ofir (l'oscar israélien) suite à cette polémique.

 

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Ma Fi Metlo

C'est israel qui nous copie maintenant .!!!!????

NAUFAL SORAYA

Décidemment..

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