Liban

Le Liban esquive un nouveau revers à la Ligue arabe

Dans les coulisses de la diplomatie
16/09/2017

Lors de la dernière réunion des ministres arabes des Affaires étrangères tenue au Caire, mardi dernier, au siège de la Ligue arabe, les délégués de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Bahreïn ont exigé de la délégation libanaise, dirigée par un haut responsable du ministère des Affaires étrangères, Hani Chmaytelli, d'avaliser les points six et sept de la recommandation finale du sommet, qui dénoncent « l'ingérence de l'Iran dans les affaires arabes internes ». Les deux points évoquent en outre, en des termes très critiques, le rôle joué par le Hezbollah, « téléguidé par la République islamique d'Iran » et qualifié de « parti terroriste ».
Faute pour le Liban de cautionner ces deux points, les trois États ont menacé de s'abstenir à leur tour de signer le point relatif à « la solidarité (des pays arabes) avec la République libanaise ». M. Chmaytelli, qui représentait le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, à cette rencontre, a fini par obtenir gain de cause en faisant valoir la position libanaise à ce sujet, lors d'une rencontre avec les représentants des trois États en marge de la réunion. Il a argué du fait que le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement libanais et au Parlement, et qu'il est de surcroît une composante essentielle d'une large partie de la population.
Le diplomate a en outre contesté l'emploi du terme « terroriste » attribué au Hezbollah, rappelant à ses interlocuteurs que ce qualificatif contrevient au texte de la Convention arabe pour la lutte contre le terrorisme, qui fait une distinction nette entre « terrorisme » et « résistance ».
Le diplomate libanais s'est rendu jeudi à Baabda pour rendre compte au chef de l'État, Michel Aoun, de cet incident et l'informer de l'aboutissement « heureux » des négociations effectuées en marge de la réunion officielle, puisque les trois États arabes en question ont fini par voter le point sur la solidarité avec le Liban, adopté à l'unanimité. Dans son rapport au chef de l'État, M. Chmaytelli a indiqué que le Liban a en revanche avalisé le second point relatif à la condamnation de l'attentat perpétré contre l'ambassade et le consulat d'Arabie saoudite en Iran, en janvier 2016. Le Liban a également condamné le principe de toute « ingérence dans les affaires internes des pays arabes », en réclamant toutefois la rayure de la mention Hezbollah dans ce point.

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