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Économie

Saudi Oger : Saad Hariri s’engage à régler le contentieux français

Construction
OLJ
14/09/2017

Le Premier ministre Saad Hariri s'est engagé début septembre auprès du président Emmanuel Macron à régler les arriérés de salaires des ex-employés français de Saudi Oger, le groupe de BTP saoudien dont il est l'actionnaire principal.
Me Caroline Wassermann et Jean-Luc Tissot avaient écrit en juillet au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian pour attirer son attention sur la situation des 70 expatriés français à qui le groupe de BTP avait cessé de verser un salaire quand il s'était retrouvé en difficulté. Reçus au Quai d'Orsay, un conseiller du ministre leur a assuré que le Premier ministre libanais s'était engagé auprès d'Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian à régler tous les arriérés de salaires et de cotisations, a indiqué à l'AFP Me Caroline Wassermann, qui s'est dit « très confiante » quant à l'issue du dossier. Lors de sa visite à Paris le 1er septembre, M. Hariri avait déclaré dans un entretien au Monde qu'il allait « résoudre ce problème et régler les arriérés de salaires ». « Je ne pense pas que cela concerne beaucoup de monde », avait-il ajouté.En parallèle, ces ex-salariés d'Oger International, filiale de Saudi Oger dont le siège est à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), ont saisi les prud'hommes à Bobigny.
Une audience de conciliation, prévue hier, a été reportée au 28 février. Par la voix de leurs avocats, ils réclament 100 000 euros en moyenne (soit 120 000 dollars) d'arriérés de salaires ainsi que des dommages et intérêts au titre du préjudice moral compris entre 25 000 et 50 000 euros (entre 30 000 et 60 000 dollars), ont précisé ces derniers.
En cessation de paiements, Saudi Oger a licencié ou cessé de payer des milliers d'employés depuis que la baisse des cours du pétrole, principale recette de l'Arabie saoudite, a fait se réduire comme peau de chagrin les grands projets de construction dans le royaume.
Si côté français les employés du groupe ont reçu du gouvernement saoudien l'équivalent de neuf mois de salaire, côté libanais, les 2 000 employés non payés depuis 20 mois ont manifesté début juin avec leurs familles devant le domicile de Saad Hariri, à Beyrouth. Pour rappel, plusieurs sources concordantes avaient annoncé en juin que l'ex-géant du BTP allait définitivement mettre la clef sous la porte début août. L'information, qui n'a pas fait l'objet d'une annonce officielle, avait été confirmée par L'Orient-Le jour par une source proche de la direction de l'entreprise.
Source : AFP

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