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Mexique: le bilan passe à 61 morts, pire séisme en un siècle

catastrophe

Le président Enrique Peña Nieto a survolé en hélicoptère les zones affectées de l'Etat d'Oaxaca où il a écouté vendredi les récits des habitants avant de se rendre au Chiapas.

OLJ/AFP
09/09/2017

Secouristes, militaires et policiers s'efforçaient inlassablement de retrouver des survivants du séisme qui a fait au moins 61 morts et plus de 200 blessés dans le sud du Mexique, alors que l'ouragan Katia menaçait l'est du pays samedi.

L'épicentre du plus fort tremblement de terre survenu dans ce pays en un siècle, d'une magnitude de 8,2, était situé dans le Pacifique, à environ 100 kilomètres au large de la localité de Tonala, sur la côte de l'Etat du Chiapas, selon le centre géologique américain USGS.

Les autorités évoquent le chiffre de 61 morts mais le bilan pourrait toutefois s'élever à plus de 80. Elles ont également prévenu qu'une autre réplique importante pourrait suivre le séisme dans les 24 heures.
C'est l'Etat d'Oaxaca (sud) qui a été le plus affecté par le séisme de vendredi, avec 46 morts, dont au moins 17 pour la seule localité de Juchitan, où des victimes pourraient être toujours coincées sous les édifices effondrés.

 

 

La ville 'ravagée' par le séisme
Voitures ensevelies sous les gravats, pans de murs renversés, morceaux de verre ou de bois jonchant les rues: cette localité de 100.000 habitants, entourée de montagnes recouvertes de végétation tropicale, était défigurée vendredi.

Près de la mairie très fortement endommagée, aux arches coloniales colorées, des militaires et des policiers tentent toujours de retrouver des survivants parmi les monceaux de gravats, dans un silence pesant.
"On fait tout ce qu'on peut pour sortir notre compagnon. Ils étaient deux là-dessous, nous en avons sauvé un", a raconté à l'AFP un policier municipal à l'uniforme couvert de poussière, tandis que ses collègues continuaient à creuser avec des pelles.
"Je n'ai pas le souvenir d'un séisme aussi affreux", a commenté un agent de 29 ans, "la ville est ravagée".

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a survolé en hélicoptère les zones affectées de l'Etat d'Oaxaca, dont Juchitan, où 36 corps ont été retirés des ruines, et où il a écouté vendredi les récits des habitants avant de se rendre au Chiapas.
"C'est le plus grand tremblement de terre de l'histoire du Mexique, mais nous sommes là, Oaxaca est debout", a assuré le gouverneur de l'Etat, Alejandro Murat, sur une radio locale, précisant que l'armée avait déployé plus de 1.000 hommes dans la région.

Des vivres et des milliers de matelas et couvertures "sont en cours d'acheminement", a promis le gouverneur aux habitants affectés par la tragédie.

 

 

Plus de 260 répliques
Plus de 260 répliques du séisme ont été enregistrées dans la journée, a indiqué le président mexicain sur Twitter, tout en soulignant que les aéroports et les ports fonctionnaient normalement.

Le pape François, en visite en Colombie, a appelé à une prière "pour ceux qui souffrent des conséquences du tremblement de terre" et pour les victimes de ce séisme ainsi que celles de l'ouragan Irma, qui dévaste au même moment les Caraïbes.
La capitale mexicaine a également fortement ressenti cette secousse et de nombreux habitants se sont même précipités dans la rue, après le déclenchement de l'alerte sismique annonçant l'imminence d'un puissant tremblement de terre.
"Pas encore un (séisme)! Dieu, s'il te plaît, non", a ainsi crié une femme en tombant à genoux pour prier en pleine rue.

Selon le président Peña Nieto, 50 millions de personnes sur les 120 millions que compte le pays ont ressenti la secousse.

En septembre 1985, un séisme de magnitude 8,1 avait dévasté une grande partie de la capitale et fait plus de 10.000 morts.

Régulièrement accablé par les catastrophes naturelles, le Mexique a été touché vendredi soir par l'ouragan Katia, rétrogradé en tempête tropicale par le Centre américain des ouragans (NHC). L'ouragan a frappé vers 03h00 GMT l'Etat de Veracruz (est) au nord de la localité de Tecolutla avec des vents de 120 km/h. Et là ce sont des glissements de terrain meurtriers qui sont craints dans cette région montagneuse.

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