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Liban

Aoun : La guerre contre les terroristes conforme aux directives de l’exécutif

Baabda
OLJ
18/07/2017

Le chef de l'État, Michel Aoun, a affirmé hier que la guerre préventive menée par l'armée contre les groupes terroristes est conforme aux directives du pouvoir exécutif.
Évoquant devant une délégation du syndicat des médias audiovisuels, menée par Rindala Jabbour, la polémique suscitée par la mort de réfugiés syriens 48 heures après leur arrestation, le 30 juin dernier, lors d'un raid militaire dans le jurd de Ersal, le président Aoun a fustigé « les condamnations infondées qui visent l'armée », tandis que « ses martyrs tombent pour préserver le Liban du terrorisme ».
« Comment l'armée pourrait-elle être indulgente à l'égard des terroristes, alors que ceux-ci n'hésitent pas à se faire exploser pour causer des torts et des préjudices ? » s'est demandé le chef de l'État, estimant que « la tolérance face à un tel contexte serait de nature à accroître les risques de crimes terroristes ». Le président a en outre mis l'accent sur le fait que la guerre antiterroriste menée par la troupe « obéit en permanence aux directives du pouvoir exécutif présidé par le président de la République ».
Le président Aoun s'est ensuite penché sur le dossier économique, critiquant « la politique financière menée par le passé ». « Il faut en finir avec la politique rentière et se focaliser sur l'économie de production », a-t-il préconisé, appelant à « agir pour combler le déficit du Trésor et réduire le volume de la dette, en prenant soin de ne pas augmenter les dépenses sans garantir des recettes en contrepartie ».
Sur un autre plan, M. Aoun s'est attardé sur les devoirs des médias, exhortant ceux-ci à « ne pas publier des informations avant d'en vérifier la véracité », en référence à certaines allégations d'hommes politiques, véhiculées par des supports médiatiques. « Plutôt que de se contenter de publier des condamnations émises par des politiciens qui, eux, bénéficient d'immunité, il est du devoir des médias de procéder à des enquêtes et de chercher à collecter des preuves, faute de quoi la stabilité politique risque d'être sapée », a-t-il martelé.

Makari et Jarrah
En matinée, le président de la République s'était réuni tour à tour avec le vice-président de la Chambre, Farid Makari, et le ministre des Télécommunications, Jamal Jarrah. Avec son premier interlocuteur, les débats se sont focalisés sur les développements politiques et économiques, notamment les préparatifs d'exécution de la nouvelle loi électorale, le projet du budget et la grille des salaires. Avec M. Jarrah, les discussions ont plus particulièrement porté sur le projet de soutien aux petites et moyennes entreprises dans le secteur des télécommunication et sur les mesures liées à la réduction des coûts des communications et à l'accélération du débit d'internet.
M. Aoun a par ailleurs accueilli une délégation formée d'Australiens d'origine libanaise, conduite par l'archevêque maronite d'Australie, Mgr Antoine Charbel Torbey, et formée notamment du président de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Galles du Sud, John Ajaka, et d'autres personnalités d'ascendance libanaise, appartenant au monde politico-économique d'Australie. L'audience s'est déroulée en présence du ministre d'État pour les Affaires présidentielle, Pierre Raffoul, ainsi que de l'ambassadeur australien, Glenn Miles. Lors de l'audience, Mgr Torbey a fait part de la volonté des émigrés de « participer à la relance économique du Liban », évoquant toutefois les nombreuses raisons qui empêchent leur retour et leurs investissements, comme « le manque de confiance dans les institutions étatiques, les armes illégales et le dossier des déplacés syriens ».
Reconnaissant que « l'afflux des déplacés a eu des retombées négatives sur la sécurité et l'économie », M. Aoun a néanmoins assuré que son souci principal est de « consolider la stabilité et (d') instaurer un État ». « Cette édification prendra plus d'un an ou deux, en raison des erreurs accumulées durant 26 ans dans les secteurs de l'économie et de la sécurité, et au plan de la propagation de la corruption », a-t-il estimé, faisant part de « l'élaboration d'un plan économique de nature à procurer des opportunités de travail et à réduire ainsi l'émigration ».

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