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Les forces antijihadistes peinent à avancer dans Raqqa

Syrie

L'EI "utilise des voitures piégées, des tirs de mortier et des snipers pour mener une contre-offensive dans la vieille ville", indique le directeur de l'OSDH.

 

OLJ/AFP
07/07/2017

Des combattants syriens soutenus par les Etats-Unis peinaient vendredi à progresser dans la ville de Raqqa face au déluge de feu des jihadistes qui ont intensifié les attaques suicide et les tirs d'obus, selon une ONG.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) -une alliance de combattants kurdes et arabes- ont réussi il y a quelques jours à entrer dans la vieille ville de Raqqa grâce aux frappes de la coalition internationale qui ont ouvert des brèches dans la muraille entourant ce secteur historique fortifié.

Mais les FDS aidées des Forces d'élite syriennes (FES) -une unité de combattants arabes- ont depuis, peu progressé dans la vielle ville, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) "utilise des voitures piégées, des tirs de mortier et des snipers pour mener sa contre-offensive", a indiqué l'ONG.

Les FDS, fer de lance de la lutte anti-EI en Syrie, cherchent à chasser les jihadistes de Raqqa, leur principal bastion dans ce pays ravagé par la guerre depuis plus de six ans. Il leur a fallu sept mois pour avancer en direction de la ville et de l'encercler avant d'y pénétrer le 6 juin. Sur leur chemin, les FDS se sont emparées de plusieurs régions autour de la cité du nord syrien. Selon l'OSDH, les forces antijihadistes soutenues dans les airs et au sol par les forces américaines contrôlent désormais 30% de Raqqa.

 

(Lire aussi : Raqqa-Alep, l'interminable périple des rescapés de l'EI)

 

Aucune avancée notable n'a été enregistrée vendredi, a indiqué à l'AFP le porte-parole des FES, Mohammad Khaled Chaker. "N'avons pas encore atteint le centre-ville". Les FES, qui comptent plusieurs centaines de combattants originaires de tribus arabes de Raqqa et de Deir ez-Zor, se battent aux côtés des FDS à Raqqa.

L'EI s'est emparé en 2014 de vastes territoires à cheval entre l'Irak et la Syrie, faisant de Raqqa et de Mossoul ses principaux fiefs dans ces deux pays. Le groupe jihadiste est en passe de perdre Mossoul face à une offensive des troupes gouvernementales irakiennes.

Raqqa est devenue tristement célèbre pour les atrocités commises par les jihadistes et serait un centre pour la planification d'attentats meurtriers à l'étranger.

Les jihadistes ont profité de la guerre civile en Syrie pour occuper des pans de territoire en 2014, mais ils ont depuis été chassés de plusieurs régions.

 

(Pour mémoire : Qui gouvernera Raqqa une fois les jihadistes chassés?)

 

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, cette guerre s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de multiples acteurs sur un territoire de plus en plus morcelé. Elle a fait plus de 320.000 morts.

Sur un autre front de la guerre, l'armée de l'air du régime syrien a violemment bombardé vendredi une localité rebelle sur les limites est de la capitale Damas, en soutien aux forces en progression dans le secteur, selon l'OSDH et un militant. La localité d'Aïn Terma est située dans la Ghouta orientale, la plus vaste enclave rebelle autour de Damas. Elle lie la Ghouta au quartier de Jobar à Damas dont une partie est toujours tenue par les rebelles.

"Le régime cherche à prendre d'assaut Aïn Terma", a dit à l'AFP le militant Hamza Abbas présent dans la localité. "Les maisons bougent du fait de l'intensité des bombardements et je vois des colonnes de fumée."
Le régime cherche à contrôler Aïn Terma "pour couper Jobar de la Ghouta orientale", selon l'OSDH.

 

 

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