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Crise du Golfe : Poutine appelle les protagonistes au dialogue

Diplomatie

La Turquie optimiste, le ministre qatari de la défense à Ankara.

OLJ/AFP
02/07/2017

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu au téléphone avec l'émir du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani de la crise politique qui oppose le petit Etat à ses voisins du Golfe, a annoncé le Kremlin samedi.

Les deux chefs d'Etat ont "longuement discuté de la crise entre le Qatar et des Etats environnants" et le président russe a "souligné l'importance des efforts diplomatiques visant à surmonter leurs différends et normaliser la situation", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

Plus tôt, le Kremlin avait également annoncé que Vladimir Poutine s'était entretenu au téléphonique avec le roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, évoquant notamment la crise du Golfe.

Lors de cette conversation, le président russe a appelé "à un dialogue direct entre tous les gouvernements impliqués dans ce conflit" qui "exerce une influence négative sur le Moyen-Orient", selon le Kremlin.

La région du Golfe est plongée dans une grave crise diplomatique depuis début juin, lorsque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et Bahreïn, ainsi que d'autres pays arabes, ont rompu avec Doha, l'accusant notamment de "soutenir des organisations extrémistes" et de se rapprocher de l'Iran.
Le Qatar a fermement rejeté ces allégations.
La Russie appelle depuis au dialogue entre le Qatar et ses voisins et a proposé son aide pour résoudre la crise diplomatique.

 

(Lire aussi : La Turquie « n'a plus de place de médiateur » dans le Golfe)

 

Ankara optimiste

Parallèlement, la Turquie s'est montrée optimiste samedi sur la possibilité d'une solution à la crise, après une rencontre entre le président Recep Tayyip Erdogan et le ministre qatari de la Défense à Ankara.

"Il y a des signes qu'une solution est possible. C'est notre impression générale", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, après la rencontre entre MM. Erdogan et Khaled bin Mohammed al-Attiyah. "Nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre nos efforts pour prendre des mesures qui vont dans le bon sens", a-t-il poursuivi.

Cette visite intervient alors qu'un ultimatum adressé par Riyad et ses alliés à Doha, auquel ils demandent entre autres de fermer une base militaire turque, doit expirer dans les prochains jours.

Ankara, qui entretient des relations privilégiées avec Doha, mais aussi de bonnes relations avec les autres monarchies du Golfe, s'efforce de jouer un rôle de médiateur dans cette crise.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a multiplié les entretiens téléphoniques avec les dirigeants impliqués, dénonçant vigoureusement des sanctions "inhumaines" imposées au Qatar, tout en prenant garde à ne pas critiquer frontalement l'Arabie saoudite.

Vendredi, M. Erdogan s'est notamment entretenu sur la question avec son homologue américain Donald Trump, tandis que M. bin Mohammed al-Attiyah a rencontré son homologue turc Fikri Isik.

Parmi les 13 demandes présentées le 22 juin au Qatar, figurent la fermeture de la chaîne Al-Jazira, la réduction des relations avec l'Iran ainsi que la fermeture d'une base militaire turque au Qatar.
Le parlement turc a approuvé le 7 juin la mise en oeuvre d'un accord datant de 2014 permettant le déploiement de plusieurs milliers de soldats sur une base turque au Qatar. Des troupes turques se trouvent déjà dans le pays, où elles participent à des exercices conjoints.

M. Kalin a insisté sur le fait que cette base militaire avait pour objectif de garantir la sécurité de la région dans son ensemble.
La Turquie a par ailleurs commencé à envoyer des denrées alimentaires au petit émirat gazier.

 

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gaby sioufi

Obama aurait au moins fait qq chose de bon :
plus aucune nation au monde ne s'empeche a mettre son nez dans la soupe arabe !
aurait on jamais reve voir Putin jouer a l'intermediaire chez les gens du golf ?
au cas ou Trump changerait de cap, Putin aura son role a jouer au Liban aussi.
"Ya Reit ", il ferait face au iraniens tout de meme mieux que pas.

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