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Accord pour l'évacuation d'un nouveau quartier rebelle de Damas

AFP
13/05/2017

Le gouvernement syrien est parvenu à un accord avec les insurgés sur l'évacuation de ces derniers d'un nouveau quartier de Damas, ont rapporté samedi l'agence de presse officielle syrienne Sana et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'accord sur le départ des rebelles du quartier de Qaboun intervient après l'avancée des troupes du régime dans ce secteur et à la suite des évacuations cette semaine de deux autres quartiers de la capitale, Barzé et Techrine, tenus par les opposants au président Bachar el-Assad.

"Les opérations militaires se sont interrompues dans le quartier de Qaboun cet après-midi après que les organisations terroristes ont annoncé avoir accepté (...) le départ" de leurs combattants, a indiqué Sana.
Le régime syrien comme les médias d'Etat utilisent le terme "terroriste" pour désigner à la fois les rebelles et les jihadistes.
L'OSDH a également fait état d'un accord conclu pour l'évacuation des insurgés tout en ajoutant que leur destination finale n'était pas encore claire.
Or c'est sur cette question qu'achoppaient les négociations. Certains rebelles réclamaient de s'installer après leur évacuation dans la Ghouta orientale, fief insurgé à l'est de Damas, au lieu de se rendre dans la province d'Idleb (nord-ouest), comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des insurgés et civils évacués d'autres zones.

Samedi, les forces gouvernementales avaient avancé dans Qaboun, étendant leur contrôle sur 80% du quartier, selon l'Observatoire.
Vendredi, plus de 1.200 civils et insurgés évacués des quartiers de Barzé et Techrine ont pris la direction de la province d'Idleb et ces évacuations pourraient se poursuivre.
Outre Barzé, Qaboun et Techrine, les rebelles sont présents dans trois autres quartiers de la capitale syrienne: Jobar, Tadamoun et Yarmouk.

Les insurgés, qui ont perdu de vastes régions face au régime Assad soutenu militairement par la Russie et l'Iran, se sont vus contraints de signer des accords d'évacuation.

L'ONU a dénoncé ces évacuations comme des "déplacements forcés", l'opposition syrienne les qualifiant de "crimes contre l'Humanité".
Plus de 320.000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

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