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Fusillade sur les Champs-Elysées : un policier tué, revendication de l'EI

France

La justice antiterroriste s'est saisi de l'enquête.

OLJ/Agences
20/04/2017

A trois jours d'une élection présidentielle française placée sous haute surveillance en raison de la menace jihadiste, un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d'une fusillade sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, dont l'auteur a été abattu.

Un peu moins de trois heures après l'attaque, celle-ci a été revendiqué par l'Etat islamique, a rapporté l'agence de propagande des jihadistes Amaq.

Quelques minutes plus tôt, le président François Hollande avait affirmé que "les pistes" sur l'attaque "sont d'ordre terroriste", alors que la France est placée sous haute surveillance en raison de la menace jihadiste.
Le chef d'Etat a promis que les autorités seraient "d'une vigilance absolue" pour l'élection présidentielle, dont le premier tour a lieu dimanche. "Un hommage national sera rendu" au policier tué, a précisé François Hollande. Après la fusillade, la justice antiterroriste s'était rapidement saisi de l'enquête.

Des policiers ont été pris pour cibles par des tirs vers 19H00 GMT sur les très touristiques Champs-Elysées, l'artère la plus célèbre de la capitale française. Un policier a été tué et deux autres blessés, a annoncé le ministère de l'Intérieur. L'agresseur a été "abattu en riposte", a expliqué le ministère.  "L'agresseur est arrivé en voiture, est sorti. Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et à essayé de s'en prendre aux autres en courant", a rapporté une source policière. Le quartier commerçant, en plein coeur de Paris, a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées. Un hélicoptère survolait la zone dans la soirée.

Choukri Chouanine, gérant d'un restaurant dans une rue adjacente, a raconté à l'AFP avoir entendu une "fusillade brève" mais avec "beaucoup de tirs". "On a dû cacher nos clients dans nos sous-sols", a-t-il ajouté.

 

 

 

Attentat récemment déjoué
On ne connaissait pas dans l'immédiat les motifs de cette fusillade, qui intervient à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle.

Ce scrutin, très indécis, est placé sous très haute surveillance et se tiendra pour la première fois dans l'histoire de la Ve République sous le régime de l'état d'urgence, instauré en France dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les plus meurtriers jamais commis dans le pays avec 130 morts.

La menace jihadiste reste très forte: après une série d'attaques, parfois de masse, qui ont fait un total de 238 morts en France depuis 2015, un nouvel attentat a été déjoué selon les autorités avec l'arrestation, mardi, de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente" et "imminente".

Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, ont été interpellés à la sortie d'un appartement de Marseille, où les enquêteurs ont retrouvé un arsenal important, composé d'armes et de trois kilos d'explosif artisanal, du TATP, dont une partie prêt à l'emploi. Les photos des deux suspects avaient été distribuées avant le weekend dernier aux services de sécurité des candidats.

La fusillade de jeudi soir est intervenue pendant le dernier grand oral télévisé des onze prétendants, tous décidés à convaincre les nombreux indécis et abstentionnistes, avant la clôture officielle, vendredi à minuit, d'une campagne au niveau de suspense inédit.

 

 

Repère

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Antoine Sabbagha

Cette fusillade sur l'avenue des Champs-Elysées, à Paris donne une chance de plus à la droite de gagner .

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