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Culture - Festival

« Tramontane » ouvrira les Journées cinématographiques de Beyrouth

« Ayyam Beyrouth al-Cinema'iya » a déjà dix-huit printemps, puisqu'il a lieu tous les deux ans et en est à sa 9e édition. Lancée au cours d'une conférence de presse à l'hôtel Smallville, cette dernière démarre avec le film de Vatché Boulghourjian, « Rabih » (« Tramontane »).

Si les hirondelles augurent le printemps, les journées cinématographiques de Beyrouth – du 15 au 24 mars – sont les prémices d'un cinéma arabe jeune devenu prolifique.

Grâce à l'association culturelle du cinéma Beirut DC, formée d'une poignée de passionnés qui n'ont jamais baissé les bras, et avec l'aide de ses partenaires (comme l'Institut français au Liban, la Fondation Liban Cinéma, l'ambassade de Suisse et l'association Welfare qui lui ont apporté, au fil des ans, appui et soutien constants), cette manifestation est devenue un rendez-vous incontournable. « Cette année, nous avons de nouveaux partenaires, notamment le Goethe Institut, la Fondation Henrich Böll, Injaz ainsi que les festivals de Doha et de Dubaï. Sans oublier la MC Distribution, société qui distribue les films indépendants et qui nous offre, durant cette édition, les films d'ouverture (Tramontane), de Vatché Boulghourjian, et de clôture, Ghost Hunting de Raëd Andoni, respectivement sélectionnés et primés dans différents festivals », explique Zeina Sfeir (Beirut DC).

La programmation d'Ayyam Beyrouth al-Cinema'iya, qui comprend toujours deux volets, l'un artistique et l'autre industriel, circulera dans plusieurs lieux de la capitale et l'édition traitera du thème Cinéma et émigration. La programmation comporte aussi l'adaptation du roman de Ghassan Kanafani, Return to Haifa, de Kassem Hawa, sur l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP), coproduit avec l'Allemagne ; They do not exist de Mustafa Abu Ali ; The Prize, film argentin de Paula Markovitch ; Off frame de Mohanad Yaqubi et al-Manam de Mohammad Malas, suivi par la signature du DVD.

 

(Pour mémoire : La « Tramontane » du Libanais Vatche Boulghourjian emporte le Festival du film de Namur)

 

Par ailleurs, ces journées cinématographiques donnent carte blanche aux jeunes artistes émergents qui auront l'occasion de projeter leurs films à l'Institut français de Beyrouth, comme Raëd al-Rifaï, Mazen Khaled, Salim Murad et Mohammad al-Sabbah. Outre l'Institut français, Dawawine accueillera des films expérimentaux du monde arabe. Mais la part belle est donnée à la salle Metropolis, « la maison mère », dit Zeina Sfeir, où seront projetés la plupart des films (courts et longs-métrages) venus d'Égypte (dont Mawlana, sur invitation), d'Algérie, du Maroc ou encore de la Syrie avec Anas Khalaf qui présentera son beau Mare Nostrum.

En bonus, un focus sur le cinéma tunisien et trois cinéastes, Alaëddine Slim avec The last of us, Lotfi Achour avec Burning Hope, et Mohammad ben Attia avec Bhibbak Hedi qui a fait sa première au 66e Festival international du film de Berlin.

 

Seize films
Le Liban tient le haut de l'affiche dans ces journées cinématographiques où, mis à part le coup d'envoi avec Tramontane, de Vatché Boulghourjian, le documentaire de Hady Zaccak, Ya omri, fera sa première dans le cadre de ce festival pour être par la suite en salle, à Metropolis. Christian Abi Abboud et Éliane el-Raheb (primée à Dubaï) présenteront également leurs films ainsi que d'autres jeunes cinéastes comme Marie-Louise Élia, Wissam Charaf, Mounia Akl... Le musée Sursock fera aussi un éclairage sur le cinéma libanais en exil.

Pour sa part, Maya de Freige a réitéré le soutien indéfectible de la Fondation Liban Cinéma, qu'elle préside, « parce que l'association Beirut DC et nous-mêmes sommes mus par la même passion et la même vision. Cette plate-forme que nous avons établie accueillera plus de 25 professionnels venus de différents coins du monde arabe, ainsi que de l'Europe. Seize projets (fiction et documentaire) ont été retenus. Outre les entretiens, nous organisons une table ronde qui portera sur la distribution des films dans le monde arabe, en présentant des solutions et en étudiant les perspectives ».

Enfin, Michel Abou Khalil, attaché culturel à l'ambassade de Suisse, a jugé que « ce festival donne la voix à ceux qui n'en ont pas », tandis que Luciano Rispoli, attaché culturel adjoint de l'ambassade de France, s'est dit « fier » d'accompagner cet événement, « que je considère majeur, parce qu'il reflète l'image du Liban et du monde arabe. Nous sommes aussi honorés d'accueillir sa section engagée, qui témoigne de cette aventure magnifique que vit le 7e art libanais ».

 

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