Cinéma

« Hidden Figures », quand l’histoire sort de l’ombre

À l’affiche
C.K. | OLJ
23/02/2017

Au début des années 1960, alors que les États-Unis et l'Union soviétique rivalisent pour envoyer le premier homme en orbite autour de la Terre, et alors que les États Unis vivent l'époque la plus grave du racisme, Katherine Goble et Mary Jackson font partie d'une équipe de femmes noires employées par la NASA dans ses laboratoires en Virginie. Sous la supervision de Dorothy Vaughn, ces travailleuses effectuent des opérations mathématiques destinées à des ingénieurs blancs avec lesquels elles n'ont pas de contact. Pas de salles de bains communes, pas de café en commun, ces femmes, l'une aussi talentueuse que l'autre, sont mises au banc de la communauté blanche. À l'heure où Yuri Gagarine effectue une percée spatiale importante qui met l'URSS en avant de la course spatiale, Katherine est recrutée par le Special Task Group pour calculer les trajectoires de vol du programme Mercury auquel participe l'astronaute John Glenn. Au même moment, Dortohy et Mary reçoivent elles aussi de nouvelles assignations qui leur permettent de mettre à l'épreuve leur potentiel. On les suit dans leur vie intime ainsi que dans leur vie professionnelle où elles mènent un combat au quotidien.
Hidden Figures, ou Les figures de l'ombre, dévoile un combat continu pour l'égalité des hommes quelles que soient leur couleur mais aussi l'égalité des genres puisque les femmes aussi sont mises à l'écart par une société sexiste et machiste. Si on aime ce film, c'est surtout pour la petite histoire qui évoque la marche de la grande histoire, mais surtout pour son ensemble d'acteurs qui travaillent en osmose sans que chacun ne se mette en avant au détriment de l'autre. Le trio de femmes Henson-Spencer-Monaé est excellent, chacune apportant sa touche particulière. Elles sont entourées de seconds rôles, comme Kevin Costner, Mahershala Ali, Kirsten Dunst et Jim Parsons, qui viennent s'imbriquer dans ce puzzle humain. D'ailleurs, ce casting a reçu le prix pour l'ensemble de comédiens au Screen Actor's Guild Awards et se place dans la course aux Oscars pour les catégories meilleur second rôle (Octavia Spencer) , meilleur scénario adapté et, bien sûr, meilleur film. De plus, le long-métrage de Theodore Melfi séduit par son ton narratif simple et par son message : l'humanité n'est-elle pas encore en retard sur le droit des hommes et des femmes, et sur leur égalité ? semble-t-il demander. Croire en ses rêves les plus fous est aussi un autre message que nous transmet cette œuvre cinématographique transcendée par la musique du duo Hans Zimmer-Pharell Williams ainsi que Benjamin Wallfish.

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