Diaspora

Les congrès de la LDE, des événements qui gagneraient à être sectorisés

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Ces rendez-vous annuels sont de plus en plus recherchés par les Libanais de l'étranger pour le réseautage. Toutefois, les diriger mieux rendrait cette expérience optimale.

Naji FARAH | OLJ
20/02/2017

Information, tourisme et culture sont les axes principaux ouvrant la porte aux descendants de Libanais, qui s'intéressent de plus en plus à leur pays d'origine, au moment où les tensions communautaires s'accroissent dans le monde. L'action de l'association RJLiban se traduit ainsi par un renforcement des liens avec les pays de l'émigration libanaise, après avoir commencé au début des années 1980 et au plus fort de la guerre, par l'envoi de livres et médicaments pour le Liban, à partir de Paris. Plusieurs autres associations libanaises exerçant dans divers pays ont emprunté depuis le même chemin, rejointes récemment par le gouvernement libanais, par le biais de ses divers ministères et particulièrement celui des Affaires étrangères.
On ne pouvait rêver mieux que la plateforme ainsi créée, en 2014, pour réunir au Liban les fils d'émigrés étonnés par cette initiative venant du plus haut niveau. La LDE (Lebanese Diaspora Energy), lancée par le ministre des AE Gebran Bassil, commence à s'étendre à tous les continents où de grandes conventions, comme celles de New York (septembre 2016), São Paulo (novembre 2016) et Johannesburg (février 2017), ont réuni des centaines de participants, dont de jeunes entrepreneurs libanais bien implantés dans leur pays d'adoption ou venus directement du Liban.
Ces réunions viennent se greffer sur celles qu'organise l'Union libanaise culturelle mondiale (ULCM) depuis sa formation il y a plus de 50 ans : cette organisation continue d'être active dans de nombreux pays de la diaspora, malgré les dissensions politiques et confessionnelles au Liban qui se répercutent parfois sur son bon fonctionnement.
Avec la LDE, l'accent a été mis sur les personnes ayant réussi dans divers domaines et les possibilités d'investissement dans le mère patrie. Vu le succès de cette initiative, il est nécessaire, avant la tenue du prochain sommet à Beyrouth début mai, de pouvoir mieux orienter les participants afin de rendre leur présence pour les trois jours à venir encore plus efficace.

De nouvelles perspectives
Les conventions de la LDE regroupent à chaque fois 500 à 3 000 personnes, et elles pourraient attirer un nombre encore plus grand de participants, vu le potentiel énorme de la diaspora libanaise. Preuve en est, durant les fêtes de fin d'année, des centaines de Libano-Brésiliens sont venus découvrir le pays du Cèdre en raison de l'impact provoqué à São Paulo par la première Convention latino-américaine de novembre dernier.
Dans ce contexte, d'aucuns ont souligné l'importance d'une répartition des thèmes, doublée d'une communication plus précise, permettant aux congressistes de pouvoir fixer leurs rendez-vous à l'avance et optimiser ainsi leur participation. Tel est le cas de jeunes Libanais de Guinée, rencontrés lors de la réunion de Johannesburg au début de ce mois, qui sont prêts à l'assaut de nouveaux marchés dans les domaines du génie civil et des télécommunications. Ils auraient souhaité connaître à l'avance l'identité de tous les participants. À l'avenir, cela sera possible à travers des outils comme l'Annuaire RJLiban sur Internet ou l'application téléphonique Lebanon Connect.
Mais ceci ne les pas empêchés, lors du congrès de mai 2016 à Beyrouth, de faire la connaissance de Libanais d'Antigua-et-Barbuda dans les Caraïbes et de reprendre en main leur grand projet de construction d'hôtel universitaire destiné à des étudiants américains, arrêté suite au décès de l'entrepreneur d'origine libanaise et dont les enfants ne s'intéressaient plus à l'affaire. Il est évident que de nombreux cas similaires de partenariat ont été établis par d'autres participants, des cas qu'on gagnerait à répertorier.
L'une des idées à prendre en compte est celle de sectoriser le prochain congrès, où la jeunesse devrait être plus présente. Les intervenants et l'assistance se dirigeraient ainsi, durant toute la durée de l'événement, vers les ateliers de travail qui les intéressent, suivant leurs domaines de compétence : entrepreneuriat, culture, sciences, associations et politique, etc. Il s'ensuivra de grands regroupements tels ceux de professeurs d'université, d'hommes politiques, de médecins, ou d'artistes et écrivains d'origine libanaise dans le monde. Car, comme l'a souligné dernièrement à Beyrouth l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, « le Liban est un pays dont la valeur politique, symbolique, culturelle est beaucoup plus grande que le pays lui-même ».

Cette page est réalisée en collaboration avec l'Association RJLiban.
E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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