A son arrivée en Egypte, le président Michel Aoun s'est rendu au palais présidentiel où il a évoqué avec son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi la question de la coopération économique et militaire envisagée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. AFP PHOTO / HO / EGYPTIAN PRESIDENCY
Le président libanais Michel Aoun est arrivé lundi au Caire où il a été reçu par le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi pour sa première visite en Egypte depuis son élection en octobre. A son arrivée, M. Aoun s'est rendu au palais présidentiel où il a évoqué avec son homologue égyptien la question de la coopération économique et militaire envisagée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec son invité, M. Sissi a révélé que la réunion a porté sur "les moyens d'améliorer les relations entre le Liban et l'Egypte ainsi que sur les questions régionales, dont le combat contre le terrorisme, le conflit syrien et la crise des réfugiés". "Nous sommes d'accord pour faire face ensemble aux dangers du terrorisme", a souligné le président égyptien.
"L'Egypte va continuer à soutenir le Liban à tous les niveaux, a ajouté M. Sissi. Nous sommes prêts à offrir un soutien à l'armée libanaise pour qu'elle puisse continuer à combattre le terrorisme. J'offrirai tout le soutien nécessaire pour préserver la stabilité du Liban".
"Je ne suis pas venu pour améliorer les relations entre le Liban et l'Egypte, mais pour souligner l'importance des relations historiques et fraternelles entre nos pays", a de son côté déclaré le président libanais. Selon M. Aoun, "l'Egypte de la modération et de l'ouverture peut lancer une initiative de sauvetage arabe construite sur une stratégie de lutte anti-terroriste et des solutions politiques aux crises dans le monde arabe, notamment en Syrie".
Le Liban, qui doit faire face aux lourdes conséquences de la guerre qui ravage la Syrie voisine depuis le soulèvement de mars 2011, accueille environ un million de réfugiés syriens.
"La violence ne permet pas de construire un avenir mais accroît le chaos, a ajouté le chef de l'Etat libanais. Nos pays ne connaîtront le salut qu'en se solidarisant complètement pour faire face au terrorisme, parce que celui-ci ne fait la différence ni entre les peuples ni entre les religions".
M. Aoun a également invité son hôte à effectuer une visite au Liban qui lui a promis de se rendre bientôt à Beyrouth.
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Après Le Caire, Amman
M. Aoun est accompagné d'une délégation formée de cinq ministres : celui des Affaires étrangères Gebran Bassil, des Finances Ali Hassan Khalil, de l'Intérieur Nouhad Machnouk, de l'Économie Raëd Khoury et des Affaires de la présidence Pierre Raffoul. Il doit s'entretenir également avec le Premier ministre égyptien, Ibrahim Mahlab.
Après son entretien avec M. Sissi, M. Aoun, chrétien maronite, a rencontré le chef de l'Eglise copte orthodoxe d'Egypte, le pape Tawadros II. Il a ensuite été reçu par le Grand imam d'Al-Azhar Ahmad al-Tayeb, à la tête de la prestigieuse institution théologique et une référence pour l'islam sunnite. Le cheikh d'Al-Azhar a salué le Liban pour "son histoire faite de coexistence entre toutes ses communautés", selon un communiqué de la prestigieuse mosquée-université.

Michel Aoun et le chef de l'église copte orthodoxe d'Egypte, le pape Tawadros II. AFP / KHALED DESOUKI
Dans la soirée, le président Aoun s'est exprimé devant une délégation de Libanais résidant en Egypte. "Le Liban est attaché à sa neutralité positive car lorsque des frères sont en désaccord et que nous choisissons un camp, nous devenons alors partie prenante au conflit", a-t-il déclaré.
Mardi, le président se rendra également au siège de la Ligue arabe pour une rencontre avec son secrétaire général, Ahmad Aboul Ghaith. Outre les relations entre le Liban et la Ligue arabe, les deux hommes se pencheront sur la demande de Moscou de réintégrer la Syrie au sein de la Ligue arabe. Damas avait vu sa participation à la Ligue suspendue au début de la crise syrienne.

Michel Aoun reçu par le Grand imam d'Al-Azhar Ahmad al-Tayeb. AFP / KHALED DESOUKI
L'Egypte est le troisième pays arabe où se rend le chef de l'Etat en visite officielle depuis le début de son mandat, après l'Arabie saoudite où il a été reçu par le roi Salmane ben Abdel Aziz, et le Qatar où il s'était réuni avec l'émir Tamim ben Hamad al-Thani. Le chef de l'Etat s'envolera par la suite directement à Amman pour un sommet avec le roi de Jordanie, Abdallah II.
M. Aoun avait été élu en octobre avec le soutien du Hezbollah, allié du régime syrien et de l'Iran qui est le grand rival régional de Riyad. En Arabie, le président libanais avait plaidé pour le développement des relations libano-saoudiennes.
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Lors d'une conférence de presse conjointe avec son invité, M. Sissi a révélé que la réunion a porté sur "les moyens d'améliorer les relations entre le Liban et l'Egypte ainsi que sur les questions régionales, dont le combat contre le terrorisme, le conflit syrien et la crise des réfugiés". "Nous sommes d'accord pour faire face ensemble aux dangers du terrorisme", a souligné le président égyptien.
"L'Egypte...


"(Maréchal?) siSSi : Nous sommes prêts à offrir un soutien à l'armée libanaise pour qu'elle puisse continuer à combattre le terrorisme." ! Et non pour combattre".... Äsraël ? Lâh, lâh, lâh, lâh, lâh, lâh, lâh !
17 h 28, le 13 février 2017