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Premier grand oral de campagne pour Marine Le Pen

"Que ce soit pour M. Fillon ou que ce soit pour M. Macron", a attaqué la candidate du Front national à la présidentielle, "il y a derrière tout ça une sale odeur (...)"

Deux heures d'émission en "prime time", un débat avec Najat Vallaud-Belkacem et son programme sur le gril: Marine Le Pen s'est lancée dans son premier grand oral avec "L'Emission politique" sur France 2, tapant sur ses adversaires François Fillon et Emmanuel Macron. AFP / Thomas SAMSON

Deux heures d'émission en "prime time", un débat avec Najat Vallaud-Belkacem et son programme sur le gril: Marine Le Pen s'est lancée jeudi soir dans son premier grand oral avec "L'Emission politique" sur France 2, tapant sur ses adversaires François Fillon et Emmanuel Macron.

"Que ce soit pour M. Fillon ou que ce soit pour M. Macron", a attaqué la candidate du Front national à la présidentielle, "il y a derrière tout ça une sale odeur de trafic d'influence peut-être, de conflit d'intérêts à tout le moins, des hommes politiques qui se servent de leurs mandats, de leurs responsabilités ministérielles pour avantager des petits copains ou alors qui se font remercier après les avoir aidés."

"Quand je vois que M. Fillon a été payé par Axa, je demande si, dans son programme, la suppression de la Sécurité sociale qui va évidemment bénéficier aux compagnies d'assurances, ça n'est pas aussi la contrepartie des sommes qui lui ont été versées", a-t-elle lancé.
Une référence à l'ancien Premier ministre qui a confirmé lundi que "l'assureur Axa", jusqu'à peu dirigé par son soutien Henri de Castries, "la société Fimalac", dont son ami Marc Ladreit de Lacharrière est le PDG, et "la banque Oddo" figuraient parmi les clients de sa société de conseil "2F Conseil".

 

 

"L'Émission politique" a pris le relais à l'automne du programme "Des Paroles et des Actes", avec lequel Marine Le Pen avait une histoire tumultueuse: invitée quatre fois, elle avait de manière retentissante annulé son cinquième passage. En pleine campagne pour les régionales, en octobre 2015, la candidate d'extrême droite avait dénoncé une "mascarade" après une journée de tergiversations sur le contenu de l'émission, "une véritable pantalonnade".

Mme Le Pen est nettement en tête des sondages de premier tour depuis début janvier, et plus encore depuis que François Fillon est fortement affaibli par les soupçons d'emploi fictifs pesant sur sa femme. Elle voit désormais Emmanuel Macron s'installer en deuxième position.
Constante, depuis 2013, de ces enquêtes, Mme Le Pen est la seule candidate à être donnée presque systématiquement qualifiée au second tour, quelles que soient les hypothèses.

Sa candidature a des forces, un socle solide d'électeurs et un contexte sécuritaire et économique favorable, mais aussi des faiblesses, le rejet majoritaire qu'elle suscite toujours et son incapacité à convaincre l'électorat des plus de 65 ans. Car ces mêmes sondages lui promettent tout aussi constamment une très large défaite au second tour de la présidentielle, avec un écart qu'elle peine à réduire face à son concurrent, quel qu'il soit.
Pour plusieurs frontistes, la campagne ne fait que commencer. Revoyons-nous "en mars", plaident certains d'entre eux, imaginant un trou de souris pour une victoire de leur favorite.

 

(Lire aussi : Le programme présidentiel de Marine Le Pen)

 

Ses assistants "travaillent"
Marine Le Pen a lancé samedi et dimanche à Lyon lors d"'Assises présidentielles" sa campagne après une année 2016 de retrait relatif. Dimanche, elle a tenu une réunion publique devant environ 4.800 supporters, selon le FN, nettement distancée en termes d'affluence par Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, eux aussi dans la capitale des Gaules.
De quoi rehausser l'enjeu de la prestation télévisée de jeudi. Son équipe en est consciente : "C'est l'émission la plus importante du début de campagne", selon le mot d'un de ses proches.

Mme Le Pen a affronté les questions du journaliste économique François Lenglet sur les imprécisions concernant certains de ses "144 engagements présidentiels" et sur le chiffrage encore sommaire de ce programme qui prévoit toujours sortie de l'UE et de l'euro. La bataille de la "crédibilité", de l'aveu de plusieurs frontistes, est essentielle, même si Marine Le Pen voudrait que la présidentielle se joue surtout sur un référendum "mondialistes" contre "patriotes".

Autre moment fort annoncé de l'émission, le "face-à-face" entre la candidate frontiste et Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale et l'un des boucs émissaires gouvernementaux préférés des frontistes.

Mme Le Pen a une nouvelle fois rejeté les accusations sur l'emploi supposément fictif de sa secrétaire et de son garde du corps comme assistants parlementaires européens, pour lesquelles elle est contrainte de restituer près de 300.000 euros au Parlement européen: "Ils travaillent", a-t-elle dit.

Les frontistes auront l'oeil rivé sur les audiences. L'Émission politique a jusqu'ici attiré de 1,7 à 2,7 millions de téléspectateurs.

 

 

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commentaires (5)

Macron et Le Pen, Creux, bluff aucune expérience de la gestion d'un pays et malheureusement les français avalent les couleuvres que leur donnent ces deux candidats

FAKHOURI

12 h 30, le 10 février 2017

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Commentaires (5)

  • Macron et Le Pen, Creux, bluff aucune expérience de la gestion d'un pays et malheureusement les français avalent les couleuvres que leur donnent ces deux candidats

    FAKHOURI

    12 h 30, le 10 février 2017

  • ELLE EST FORTE MAIS SON MODELE DEMODE...

    LA LIBRE EXPRESSION

    09 h 45, le 10 février 2017

  • Enfin ,une chance est offerte d'avoir une femme au pouvoir en France...! à la réflexion ,ca ne peut pas être pire que 5 ans de règne de Normal 1er et sa nomenklatura..;

    M.V.

    09 h 14, le 10 février 2017

  • Fillion sera le seul capable d'arrêter Marine, on le voit bien , les intentions de vote passent de FILLION à Marine plutôt qu'à Macron. La France profonde en a marre des candidats parachutés par les lobyistes et rêve d'un président du terroir , quitte à voter pour les extrêmes. Benoît Hamon est bien gentil mais s'il faut un bon dernier dans chaque course , ça sera celui là. Hier Marine a été magistrale, c'est l'homme qu'il faut pour le pays .

    FRIK-A-FRAK

    08 h 47, le 10 février 2017

  • "Le Pen a une nouvelle fois rejeté les accusations sur l'emploi supposément fictif de sa secrétaire et de son garde du corps comme assistants parlementaires européens, pour lesquelles elle est contrainte de restituer près de 300.000 euros au Parlement européen. "! S'ils n'étaient pas réellement FICTIFS, ces "emplois" effectivement, pourquoi devoir restituer près de TROIS CENTS MILLE EUROS! "d’émoluments" ?! CQFD.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 03, le 10 février 2017

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