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Le gouvernement a débuté l'examen du projet de budget

Liban

Entretien entre Aoun et Machnouk autour des élections législatives.

08/02/2017

Le Conseil des ministres, présidé par le chef de l'Etat, Michel Aoun, a débuté mercredi au palais présidentiel de Baabda l'examen de l'avant-projet de loi de budget qui se poursuivra à partir de mercredi prochain dans le cadre de deux réunions ministérielles "consécutives", selon le porte-parole du gouvernement, le ministre de l'Information, Melhem Riachi. 

Le budget étudié la semaine prochaine
Lors de la séance d'aujourd'hui mercredi, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a présenté le projet de budget pour l'année 2017, l'un des 18 points inscrits à l'ordre du jour du Conseil des ministres. M. Riachi n'a pas donné de précisions sur le détail de ces discussions, se contentant d'annoncer que les ministres poursuivront l'examen de ce dossier la semaine prochaine et que le président Aoun et le Premier ministre Saad Hariri en ont fait une "priorité".
Mardi, plusieurs sources avaient indiqué que les débats du jour ne porteraient que sur des généralités et qu'aucune décision ne serait prise.

Plusieurs ministres se sont néanmoins exprimé sur cette question avant le début de la réunion. Ainsi, le ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, s'est dit en faveur de l'inclusion de la grille des salaires pour la fonction publique dans le projet de budget. De son côté, le ministre d'Etat aux Affaires du Parlement, Ali Kanso, s'est prononcé contre une augmentation de la TVA.

L'adoption de la grille des salaires, qui ne figurait pas à l'ordre du jour de la séance, constitue l'une des principales revendications des organisations syndicales de fonctionnaires et d'enseignants, qui manifestent régulièrement depuis plusieurs années. Ce nouvel ajournement du dossier risque d'avoir des répercussions graves, au vu des menaces d'escalade brandies par les différents représentants des parties concernées.

Le dossier du budget examen est quant à lui entravé depuis plus de 10 ans, principalement en raison des dissensions politiques. Pour rappel, le dernier budget a été voté en 2005.

 

Loi électorale
Interrogé sur le dossier de la loi électorale, M. Riachi a par ailleurs indiqué : "Nous travaillons pour qu'une nouvelle loi électorale soit adoptée le plus rapidement possible". A la sortie du Conseil des ministres, le vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, l'un des représentants des Forces libanaises (FL) au sein du gouvernement, a déclaré qu'il avait proposé la tenue d'une réunion ministérielle exclusivement consacrée à cette question.

Le dossier de a loi électorale avait également été au menu d'un entretien, qualifié d'"excellent" par le ministre de l'Intérieur, Nohad Mahcnouk, entre ce dernier et M. Aoun. Lundi, le ministre avait appelé M. Aoun à ne pas se laisser aller à des propos "populistes" en ce qui concerne le dossier de la loi électorale.

Le président Aoun, qui réclame une nouvelle loi électorale en vue de remplacer l'actuelle, avait menacé la semaine dernière d'user de ses "prérogatives" pour empêcher la convocation du corps électoral sur base du texte en vigueur. Quelques jours auparavant, il avait souligné qu'il rejetterait toute prorogation de la législature en cas de non-accord sur une nouvelle loi électorale, affirmant préférer le "vide".

La loi en vigueur, dite de 1960, prévoit un mode de scrutin majoritaire. Elle est critiquée par la plupart de la classe politique, du moins en apparence, à l'exception du leader druze Walid Joumblatt. Parmi les lois proposées, certains textes prévoient la proportionnelle, ou un mode de scrutin mixte. Les Forces libanaises, le Courant du Futur et le Parti socialiste progressiste avaient proposé une mouture mixte, avant que M. Joumblatt ne retire son soutien à cette proposition pour affirmer être en faveur de la loi actuelle, ou une version modifiée de celle-ci.

 

Aoun en Egypte et en Jordanie la semaine prochaine
A l'ouverture de la séance, le président Aoun a, en outre, annoncé qu'il se rendra dans les prochains jours en Egypte et en Jordanie. Le chef de l'Etat a par ailleurs demandé au ministre de la Justice, Salim Jreissati, d'entrer en contact avec les familles des victimes libanaises de l'attentat du Nouvel An à Istanbul, dans le cadre d'un dépôt de plainte au nom de l'Etat libanais contre le responsable de l'attaque.

 

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