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Après leurs derniers revers, où en sont les rebelles syriens ?

Quels sont les derniers revers ? Que se passe-t-il à Idleb ?

Alep dévastée, vue de la citadelle de la Vielle ville, le 31 janvier 2017. REUTERS/Ali Hashisho

Après la perte d'Alep-Est en décembre puis de Wadi Barada dimanche, les rebelles syriens apparaissent très affaiblis pour préparer les prochains pourparlers de paix de l'Onu, qui ont été reportés mardi au 20 février.

 

Où en sont les rebelles?

Près de six ans après le début du conflit, les plus importants gains des rebelles ont été réduits à néant et ces derniers ne contrôlent plus qu'une poignée de régions principalement dans le nord-ouest.
Ils ont perdu une grande partie du territoire près de Damas et ont accusé leur plus grande défaite lorsque les forces du régime ont pris en décembre le contrôle total d'Alep (nord).

Les rebelles ne contrôlent plus que 13% du territoire aujourd'hui, selon Fabrice Balanche, expert de la Syrie au Washington Institute. Cela comprend la province d'Idleb où le groupe jihadiste Fateh el-Cham (ex-branche syrienne d'el-Qaëda) est fortement implanté. Ailleurs, les insurgés contrôlent une partie de la Ghouta orientale près de Damas et quelques secteurs dans le centre et le sud du pays.

"En 2013, les assauts répétés des rebelles menaçaient le centre de Damas et les voies de communication vers l'extérieur", affirme Fabrice Balanche. "Mais aujourd'hui ils sont sur la défensive, divisés, encerclés et sans espoir de victoire". Les forces du régime ont adopté une stratégie d'usure, "comptant sur la lassitude des populations, bombardées, assiégées et victimes de l'arbitraire des rebelles", selon l'expert. "Cela a pris quatre ans mais désormais le régime peut s'estimer vainqueur même s'il demeure des poches de résistance".


(Lire aussi : De l'importance de la reprise de Wadi Barada pour le régime syrien...)

 

Quels sont les derniers revers?

Après avoir reconquis la partie est d'Alep en décembre, les forces prorégime ont repris dimanche Wadi Barada, à 15 km au nord-ouest de Damas, qui lui échappait depuis 2012 après plus d'un mois de combats et un accord conclu avec les rebelles.

Wadi Barada est une région cruciale pour l'approvisionnement en eau de Damas et sa région (5,5 millions d'habitants). Le régime avait accusé les rebelles d'avoir délibérément saboté les installations, provoquant des coupures d'eau potable dans la capitale depuis le 22 décembre.
Les insurgés avaient rétorqué que les bombardements du régime avaient détruit les infrastructures.
Un accord conclu entre régime et rebelles a finalement permis à quelque 700 insurgés et 1.400 civils de quitter Wadi Barada pour se rendre dans la province d'Idleb (nord-ouest), dernier grand bastion des insurgés en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Le gouvernement a conclu des accords similaires dits de "réconciliation" dans au moins six autres zones autour de Damas ces derniers mois.

"La rébellion a définitivement perdu Damas", affirme M. Balanche. Selon lui, la reprise de Wadi Barada par l'armée et ses alliés, tel le Hezbollah, s'inscrit dans la stratégie d'élimination de la rébellion autour de Damas commencée en 2013. "Les plus rationnels (parmi les rebelles) cherchent désormais à négocier avec le gouvernement syrien leur amnistie. Quant aux autres, ils n'ont d'autre espoir que d'être transférés vers Idleb", dit-il.

(Lire aussi : Quelle stratégie russe au Moyen-Orient ?)

 

Que se passe-t-il à Idleb?

Cette province frontalière de la Turquie est la dernière place forte des rebelles. Elle a été le théâtre pendant plusieurs jours de combats entre certains groupes rebelles et Fateh al-Cham, jusque-là leur allié.

Pour l'expert en mouvements jihadistes, Aymenn Al-Tamimi, ces combats pourraient se muer en une guerre existentielle que Fateh el-Cham n'est pas prêt de perdre. Deux blocs rivaux sont désormais en train d'émerger dans la province d'Idleb : l'un emmené par Fateh el-Cham et l'autre conduit par Ahrar el-Cham, la plus puissante faction rebelle, autrefois alliée du groupe jihadiste.

Avec une rébellion divisée, le régime et son allié russe pourraient profiter pour lancer une offensive contre Idleb, avertit M. Balanche. "C'est une guerre au sein de la rébellion", entre les partisans d'une ligne dure et ceux favorables à une solution politique au conflit, dit-il. "Cela correspond à la stratégie russe de diviser pour régner, avant de soutenir une offensive contre la province d'Idleb".

 

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commentaires (4)

Quid de Tadmor-Palmyre, Raqqa et Deir-ezzor, Messieurs les "spécialistes?-experts!" Tamimi et Balanche ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

18 h 52, le 01 février 2017

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Commentaires (4)

  • Quid de Tadmor-Palmyre, Raqqa et Deir-ezzor, Messieurs les "spécialistes?-experts!" Tamimi et Balanche ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 52, le 01 février 2017

  • ILS EN SONT AUX REFORMES EXIGEES ET EN COURS DE NEGOCIATION POUR LE TRIOMPHE DES RECLAMATIONS INITIALES DES PREMIERS MANIFESTANTS MASSACRES... LES PEUPLES NE PERDENT JAMAIS... ET RIRONT BIEN ET FORT QUI RIRONT LES DERNIERS !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    16 h 26, le 01 février 2017

  • Les "rebelles ", n'existent que dans le rêve fantasmé du printemps arabe inventé par les occidentaux... il serait plus correct, de citer par leurs noms , les groupes de djihadistes qui ont fuit , pour se refugier dans des régions encore aux mains de djihadistes....

    M.V.

    12 h 44, le 01 février 2017

  • CLAP CLAP CLAP. .......... FIN DE LA PARTIE . Déception pour les adeptes des bactéries wahabites de toutes catégories. Seules les résistances armées peuvent apporter des victoires certaines et appréciables par les combattants de la liberté.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 32, le 01 février 2017