De violents affrontements entre unités spéciales de l'armée irakienne et jihadistes de l'Etat islamique ont lieu pour la deuxième journée consécutive, le 14 janvier 2017, sur le campus de l'université de Mossoul, en Irak. REUTERS/Ahmed Saad
De violents affrontements entre unités spéciales de l'armée irakienne et jihadistes de l'Etat islamique ont lieu pour la deuxième journée consécutive sur le campus de l'université de Mossoul, a fait savoir samedi l'état-major.
"Il y a toujours des combats. Nous avons pénétré dans l'université et dégagé l'institut de technologie, ainsi que les départements d'études dentaires et des antiquités", a dit à Reuters le général Abdelwahab al-Saadi, du Service anti-terroriste (CTS), assurant que "dans les heures qui viennent, la totalité des lieux sera libérée".
Les forces irakiennes ont découvert sur les lieux des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes, a dit un autre officier, Sami al-Aridhi.
Selon les Nations unies, les jihadistes se sont emparés dans l'université de matériaux nucléaires destinés à la recherche scientifique, lors de la chute de Mossoul à la mi-2014. L'Etat islamique a par ailleurs déjà utilisé du gaz moutarde à plusieurs reprises, en Irak et en Syrie, selon des habitants, des mouvements de défense des droits de l'homme et les autorités américaines.
La reconquête de l'université permettrait aux forces spéciales irakiennes de progresser plus vite en direction du Tigre, d'où elles pourraient ensuite se lancer à l'assaut de l'ouest de la ville, toujours aux mains de l'EI.
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Lourdes pertes civiles
Jusqu'à 30 civils ont péri jeudi dans un raid aérien mené dans ce secteur, rapportent des habitants. Trois missiles se sont abattus selon eux à Al Djadida. L'objectif était, semble-t-il, la résidence d'Harbi Abdel Kader, un responsable de l'Etat islamique.
Il ne se trouvait pas chez lui au moment du raid, mais plusieurs membres de sa famille sont morts, a dit un habitant. On ignore si ce raid aérien a été mené par la coalition internationale sous commandement américain.
Dans le sud-est de Mossoul, les forces de réaction rapide de la police irakienne, soutenues par les avions de la coalition et la 9e division blindée, ont repris une bonne partie de bords du Tigre.
"Le secteur de Yarimdja (...) a été libéré, de nombreux éléments de Daech ont été tués et les autres se sont enfuis" sur la rive ouest, s'est félicité le lieutenant-colonel Adbel Amir al Mohammedaoui, interrogé par Reuters.
Selon un communiqué militaire, la police fédérale a également repris le contrôle de l'autoroute qui va de Mossoul à Kirkouk, au sud-est.
La rive orientale du Tigre sera bientôt totalement aux mains des forces gouvernementales, à assuré le général Talib Shaghati devant les caméras de télévision. L'armée la contrôlait jeudi à 85%, d'après un porte-parole des (CTS), unité d'élite qui joue un rôle de premier ordre dans la reconquête de la ville.
Lors du lancement de l'offensive, à la mi-octobre, le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi avait souhaité que la métropole du Nord soit reprise avant la fin de l'année, mais il a jugé en décembre que trois mois seraient encore nécessaires.
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"Il y a toujours des combats. Nous avons pénétré dans l'université et dégagé l'institut de technologie, ainsi que les départements d'études dentaires et des antiquités", a dit à Reuters le général Abdelwahab al-Saadi, du Service anti-terroriste (CTS), assurant que "dans les heures qui viennent, la totalité des lieux sera libérée".
Les forces irakiennes ont découvert sur les lieux des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes, a dit un autre officier, Sami al-Aridhi.
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