Les cercueils des trois volontaires de la Défense civile libanaise tués par l'armée israélienne au Liban-Sud, portés par la foule, le 30 avril à Tyr au lendemain de l'attaque. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le ministre libanais de la Santé Rakan Nassereddine a affirmé à Genève mardi, devant le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, que 116 professionnels de la Santé ont été tués par Israël au Liban depuis le 2 mars, jour de l’entrée du Hezbollah dans la guerre régionale aux cotés de l’Iran. Par ailleurs 263 autres ont été blessés, en plus de la « destruction ou des dégâts subis par un grand nombre d’ambulances, de centres de santé et d’hôpitaux », a ajouté le ministre.
M. Nassereddine a par ailleurs remercié l'OMS pour « son soutien constant au ministère de la Santé publique et l’appui qu’elle fournit à travers de nombreux programmes et projets ayant permis de résister face aux crises successives qui frappent le Liban depuis 2019 ». Le secteur de la santé avait été durement touché par la crise économique et financière au Liban cette année-là.
Le ministre libanais participe à la 79e Assemblée mondiale de la santé qui se déroule cette semaine à Genève jusqu'à samedi. L'événement survient après une année difficile pour l'OMS, fragilisée par les coupes budgétaires et la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l'organisation.

