La Dernière

Tanguy Faucon : Je veux être positif, mais pas bête et con

Radioscopie

Très grand, très mince, très sportif et, évidemment, très... volubile, l'animateur de « La bonne humeur », l'émission matinale de Light FM, diffuse, cinq jours sur sept, son dynamisme contagieux à ses auditeurs.

13/01/2017

Il officie tous les matins, depuis 1999, sur les ondes de Light FM. Un peu comme un grand prêtre de la bonne humeur, distillant une énergie positive à ses auditeurs, souvent bloqués dans les embouteillages. Son émission offre de la variété musicale, des infos diverses, des entretiens en direct, des quiz culturels, des célébrations d'anniversaires, des news de stars, ainsi qu'une bonne tranche de rigolades... Et la recette fonctionne depuis des années.

Tanguy Faucon a ses aficionados comme ses détracteurs. Beaucoup sont accros à ce mélange de divertissement, de remue-méninges et de musique qu'il leur offre au réveil. D'autres lui reprochent de se répéter ou encore de rabrouer parfois ses auditeurs. «C'est vrai que je leur dit souvent de faire travailler leurs neurones plutôt que les moteurs de recherches de leurs portables », reconnaît l'animateur français, libanais d'adoption. «C'est cash, certes, mais j'aime pousser les gens vers le haut. J'aime les divertir tout en stimulant leur curiosité. D'autant que je m'adresse à un auditoire d'une certaine qualité que je qualifie d'ailleurs de chi mrattab», dit-il avec une pointe d'accent. «De mon côté, j'essaie aussi de toujours évoluer, de rapporter de mes voyages de nouvelles idées, de ne pas me limiter aux potins de stars ou aux doléances. Et je crois que c'est ce qui fait le succès de l'émission, parallèlement à l'esprit positif que j'essaie d'y insuffler malgré les temps difficiles. Je veux être positif, mais pas bête et con. Mais rester conscient de la réalité qui m'entoure», déclare sans ambages cet animateur qui n'aime pas les faux-semblants.

 

Anti-Facebook
À commencer par ceux qu'induisent les réseaux sociaux. «Je n'ai ni Facebook, ni Instagram, ni compte Twitter. On ne s'en rend pas compte, mais les gouvernements ont trouvé cette façon pour contrôler le monde. Et puis au niveau personnel, ils faussent totalement les rapports humains. Ils nous poussent à nous mettre en scène de manière superficielle et fausse. On se compare sans cesse aux autres. C'est un fléau extrêmement nocif. Il y a trois ans, j'ai décidé de quitter Facebook. Depuis, je me sens tellement mieux, tellement plus frais, plus sain, plus accessible...», assure-t-il.

«Je suis quelqu'un de simple, de direct et de sportif. J'adore mon boulot, j'aime la nature et j'aime faire plaisir aux gens.» C'est ainsi que se définit l'homme au micro de la matinale de Light FM. «Mais, hors studio, je peux être très timide. Je ne suis pas quelqu'un qui recherche intrinsèquement la lumière.» D'où son choix de la radio? «Bien sûr, les gens qui m'aiment m'écoutent. S'ils ont envie de me connaître, ils peuvent venir me voir. Et ceux qui n'aiment pas mon émission la zappent. Puis l'avantage de la radio, c'est que c'est encore un de ces rares médias où l'on peut être soi-même et "imposer" ses idées, son humour, son humeur sans avoir des producteurs, des directeurs, des maquilleurs pour voiler le tout.» Voilà donc pourquoi il n'arrête pas de répéter qu'il a une tête à faire de la radio!

 

« J'aurais voulu être un surfeur »
C'est en 1994 que Tanguy Faucon décroche son premier poste d'animateur sur La Une, une ex-radio sœur de Radio One. « Cet été-là, j'étais venu au Liban passer mes vacances auprès de mon père (Charles-Hervé Faucon) qui était diplomate. Je venais de terminer mon école d'animation professionnelle au Canada et on m'a proposé ce job d'animateur radio. Le pays sortait de la guerre. Il était encore très contrasté, très chaotique, mais c'était une terre d'espoir. J'ai aussitôt quitté Montréal et les propositions de travail qu'on m'y faisait pour venir ici. J'ai vraiment passé de très belles années au Liban. Malheureusement, je trouve que le pays s'est beaucoup arabisé au cours de cette dernière décennie. Dans le sens où il a perdu ce mélange de touche européenne, de beauté simple et de joie de vivre de ses habitants qui faisaient sa singularité.

Aujourd'hui, on court trop après l'argent, regrette-t-il. Il n'empêche que ce pays reste ma maison. Et même si je suis un vagabond et que j'ai constamment besoin de voyager, d'aller me ressourcer ailleurs, ma vie est ici, mes passions sont ici. » Et ses passions sont d'abord ses enfants : «Jazz et Sky, mes deux ados de 14 et 12 ans. Ils sont nés au Liban, ils y ont grandi ; leur mère est libanaise, mais ils ne pourront jamais être libanais », déplore-t-il. Et puis les sports nautiques. «Je fais du surf et du kite. J'aurais voulu être un surfeur professionnel », affirme ce fan absolu de Kelly Slater. «C'est l'unique personne que je rêve d'interviewer. Non seulement parce qu'il est champion de surf, mais pour sa vision pleine de sagesse de la vie et de la compétition », assure Tanguy Faucon. Lequel révèle, sous ses aspects très pêchus et désinvoltes, un attrait pour des personnalités plus «sages» que stars. «Les people, les acteurs, les chanteurs ne m'impressionnent pas du tout. Par contre, ce sont Mère Teresa, Gandhi, Amma ou encore Jésus-Christ qui me fascinent.» Que des figures éminemment positives en somme !

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