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Économie - France

La chef du FMI Christine Lagarde jugée coupable pour une ancienne « négligence »

Le fait que l'ex-ministre française de l'Économie bataillait à l'époque contre une « crise financière internationale » a justifié de la dispenser de peine.

Christine Lagarde risquait jusqu’à un an de prison et 15 000 euros (15 670 dollars) d’amende. Jacky Naegelen/Reuters

La justice française a déclaré hier la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde coupable d'une « négligence » coûteuse pour les deniers publics quand elle était ministre de l'Économie dans son pays, mais l'a dispensée de peine. « Nous aurions préféré une relaxe pure et simple (...), mais il faut bien comprendre que la cour a décidé de ne pas condamner Mme Lagarde à une quelconque peine », a commenté son avocat, Me Patrick Maisonneuve.

La décision a été rendue par la Cour de justice de la République (CJR), instance mi-politique mi-judiciaire, seule habilitée à juger les ministres et anciens ministres français pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Christine Lagarde, une ancienne avocate internationale âgée de 60 ans, risquait jusqu'à un an de prison et 15 000 euros (15 670 dollars) d'amende. Le parquet avait requis la relaxe à son encontre.

Durant le procès, qui s'est tenu la semaine dernière, elle s'était mise « en congé » du FMI, où elle avait été reconduite l'été dernier pour un deuxième mandat. Ni elle ni l'institution internationale n'ont précisé quelles seraient les conséquences d'une condamnation sur sa carrière. Le conseil d'administration du FMI devait se réunir hier pour en discuter, selon un porte-parole. Le gouvernement français lui a renouvelé sa « confiance », soulignant que la décision de la cour portait « sur des faits antérieurs à la prise de fonction » au FMI.

Les ennuis de l'ex-ministre française de l'Économie et des Finances (2007-2011) du président de droite Nicolas Sarkozy trouvent leur source au début des années 90, quand la banque publique Crédit Lyonnais a acheté l'équipementier sportif Adidas à l'homme d'affaires et ancien ministre de gauche Bernard Tapie. Celui-ci s'estime floué dans la procédure et entame une procédure judiciaire au long cours.

 

Arbitrage privé
Pour mettre fin à des années de guérilla judiciaire, le ministère de l'Économie, dirigé alors par Christine Lagarde, choisit en 2007, contre l'avis d'un organe consultatif, de recourir à un arbitrage privé. Les trois juges arbitraux accordent l'année suivante la somme faramineuse de 404 millions d'euros (422 millions de dollars), pris sur les deniers publics, à Bernard Tapie. Or, il s'avérera que l'arbitrage était frauduleux. Annulé en 2015 au civil, il fait l'objet d'une enquête pénale pour « détournement de fonds publics » et « escroquerie », distincte de celle qui vise la directrice générale du FMI.

À la dirigeante, la justice reprochait d'avoir par « négligence » laissé l'arbitrage s'organiser, alors qu'il risquait d'être défavorable aux intérêts du contribuable, mais aussi de ne pas avoir introduit de recours contre la décision des arbitres. Au final, « le délit de négligence est constitué sur la problématique de non-recours » uniquement, a expliqué hier son avocat. « On ne lui a pas reproché d'avoir donné son feu vert pour entrer en arbitrage, mais simplement qu'elle aurait dû exercer un recours en annulation », a précisé Me Maisonneuve.

Selon l'arrêt lu par la présidente Martine Ract Madoux, la ministre aurait à l'époque dû demander plus de détails sur « une sentence aussi choquante ». La cour a estimé que, si elle l'avait fait, cela « aurait certainement permis de découvrir » que la procédure d'arbitrage avait été manipulée. Malgré tout, la cour a estimé que la « personnalité » de la patronne du FMI et sa « réputation internationale », et le fait qu'elle bataillait à l'époque contre une « crise financière internationale », plaidaient en sa faveur et justifiaient de la dispenser de peine.

 

 

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La justice française a déclaré hier la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde coupable d'une « négligence » coûteuse pour les deniers publics quand elle était ministre de l'Économie dans son pays, mais l'a dispensée de peine. « Nous aurions préféré une relaxe pure et simple (...), mais il faut bien comprendre que la cour a décidé de ne pas condamner Mme Lagarde à une quelconque peine », a commenté son avocat, Me Patrick Maisonneuve.
La décision a été rendue par la Cour de justice de la République (CJR), instance mi-politique mi-judiciaire, seule habilitée à juger les ministres et anciens ministres français pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Christine Lagarde, une ancienne avocate internationale âgée de 60 ans, risquait jusqu'à un an de prison et 15 000...
commentaires (2)

On y comprend rien , elle est condamnée mais pas de sanctions et le groupe du fmi la reconduit avec sa confiance . Pour une femme qui avait dit que le roi abdallah ben abdallah ben machin était celui qui avait le plus fait pour la femme saoudienne au point qu'il était un exemple pour la monde . Quand on affiche sa corruption à ce point comment ne peut on pas être coupable de corruption ??? On attend de voir hollandouille en taule pour avoir envoyé les bactéries wahabites en Syrie et en Irak en les qualifiant de combattants de la liberté .

FRIK-A-FRAK

11 h 54, le 20 décembre 2016

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Commentaires (2)

  • On y comprend rien , elle est condamnée mais pas de sanctions et le groupe du fmi la reconduit avec sa confiance . Pour une femme qui avait dit que le roi abdallah ben abdallah ben machin était celui qui avait le plus fait pour la femme saoudienne au point qu'il était un exemple pour la monde . Quand on affiche sa corruption à ce point comment ne peut on pas être coupable de corruption ??? On attend de voir hollandouille en taule pour avoir envoyé les bactéries wahabites en Syrie et en Irak en les qualifiant de combattants de la liberté .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 54, le 20 décembre 2016

  • Nous espérons ,que le même tribunal , jugera Normal 1er ,pour négligence dans la gestion de la France et mensonges aux français......!

    M.V.

    10 h 25, le 20 décembre 2016

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