La Cour de cassation a validé hier le renvoi en procès de Christine Lagarde pour « négligences », ayant « rendu possible » un « détournement de fonds publics ». Jonathan Ernst/Reuters
C'est depuis la Chine, où elle doit participer à une réunion du G20 sur l'économie mondiale, que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a appris qu'elle sera finalement jugée en France dans l'affaire Bernard Tapie-Crédit lyonnais.
Reconduite début juillet pour 5 ans à la tête de l'institution, Mme Lagarde se voit rattrapée par son passé de ministre de l'Économie en France (2007-2011) et sa décision de recourir à un arbitrage privé, qui aurait pu dissimuler une escroquerie en bande organisée au profit de Bernard Tapie.
La Cour de cassation a validé hier le renvoi en procès de Mme Lagarde pour « négligences », ayant « rendu possible » un « détournement de fonds publics », en l'espèce les 404 millions d'euros (445 millions de dollars) accordés en 2008 à Tapie par un tribunal arbitral. Elle devra comparaître devant la Cour de justice de la République (CJR), qui juge les délits commis par les ministres dans l'exercice de leurs fonctions.
Le conseil d'administration du FMI lui a apporté de nouveau sa « confiance » dans sa capacité à exercer ses fonctions. Le soutien de cet organe représentant les 189 États membres du Fonds a été immuable depuis l'ouverture de l'enquête visant Mme Lagarde en août 2011.
« Les membres du Fonds ont considéré que le risque en valait la chandelle », affirme à l'AFP Edwin Truman, ancien membre du Trésor américain et fin connaisseur de l'institution.
Le traumatisme Strauss-Kahn
À son actif, Mme Lagarde a su redorer le blason d'une institution traumatisée par la démission forcée de Dominique Strauss-Kahn en 2011, emporté par un scandale sexuel, et s'est assuré le soutien des grands pays émergents à qui elle a donné plus de poids au sein du FMI.
Dans les faits, sa situation judiciaire pourrait toutefois affaiblir sa position et endommager l'image d'une institution souvent accusée de propager l'austérité budgétaire et dont les deux derniers directeurs généraux ont dû affronter la justice. Le prédécesseur de M. Strauss-Kahn, l'Espagnol Rodrigo Rato, sera ainsi bientôt jugé dans son pays pour détournement de fonds au détriment de la banque Bankia. « Le monde est à un moment de grande incertitude et nous avons besoin d'un FMI en position de diriger », relève Andrea Montanino, qui a côtoyé Mme Lagarde en tant que représentant italien au conseil d'administration.
Interrogée début juillet, Mme Lagarde avait clamé sa « bonne foi » et assuré être « totalement concentrée » sur sa mission en dépit de ses tourments judiciaires. Si son procès, qui pourrait se tenir d'ici à la fin de l'année, aboutissait à une relaxe, cette affaire sera sans doute vite oubliée, lui laissant les coudées franches. Une condamnation serait bien plus problématique. Le délit de négligence qui lui est reproché est passible d'une peine allant jusqu'à un an de prison et 15 000 euros d'amende. Un tel scénario n'est pas envisagé dans son contrat avec le FMI, mais il risquerait de fragiliser grandement sa situation.
Selon M. Montanino, cela ne fait même aucun doute : « Si elle est condamnée, elle devra démissionner », tranche-t-il.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Savez vous que cette dame , lors des obsèques du roi bensaoud , le dernier abdallah bensaoud ben machin , avait envoyé un message disant que le défunt roi avait fait plus pour les femmes que tout autre dirigeant dans le monde . Et elle fait face à un procès en enrichissement d'un homme d'affaires français. Comment pouvait elle être aussi vénale, et obtenir le job ?
16 h 03, le 23 juillet 2016