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À La Une - Etats-Unis

A la traîne dans les sondages, Donald Trump prédit un nouveau "Brexit"

Le candidat populiste a tour à tour qualifié Hillary Clinton de "menteuse", "crapule" et "corrompue". 

Le milliardaire républicain Donald Trump a prédit qu'il ferait mentir les sondages, avec une surprise dans les urnes digne du Brexit. REUTERS/Jonathan Ernst

Hillary Clinton et Donald Trump ont donné le coup d'envoi lundi des deux dernières semaines de la campagne présidentielle américaine, le milliardaire républicain prédisant qu'il ferait mentir les sondages, avec une surprise dans les urnes digne du Brexit.

"C'est une chance unique dans notre vie, notre dernière chance, dans quatre ans ce sera trop tard", a-t-il lancé lors d'un gigantesque meeting à Tampa en Floride, grand Etat où il est donné perdant contre la démocrate. "Je demande aux Américains de s'élever au-dessus du tumulte et du bruit". "Nous sommes en train de gagner, et pas seulement en Floride, nous allons tout gagner", avait-il déclaré plus tôt lors d'un premier meeting, lui aussi électrique, à St. Augustine.

Au niveau du pays, les sondages ne lui sont pas plus favorables qu'en Floride. L'ancienne chef de la diplomatie recueille 45% des intentions de vote en moyenne contre environ 40% pour Donald Trump et 6% pour le libertarien Gary Johnson. Cette avance est très supérieure à celle qui a permis à Barack Obama d'être facilement réélu il y a quatre ans.

 

(Lire aussi : Une vague bleue aux États-Unis ?)

 

"Quand nous gagnerons, votre voix se fera entendre dans les couloirs de Washington et dans le monde entier. Ce qui se passe est plus fort que le Brexit", a néanmoins martelé Donald Trump. Le candidat populiste a dénoncé avec une intensité renouvelée la collusion, selon lui, des instituts de sondages, des médias et du camp d'Hillary Clinton, qualifiée tour à tour de "menteuse", "crapule" et "corrompue".

Et son équipe de campagne a lancé lundi soir depuis la Trump Tower à New York une émission quotidienne sur Facebook Live, qui se poursuivra jusqu'au vote du 8 novembre, dans le but de contourner le "filtrage" des médias. La "Trump Tower Live", qui imite les émissions des grandes chaînes d'information américaines, a attiré plus de 1,3 million de vues lundi soir sur Facebook.

Donald Trump a également dénoncé, à Tampa, le bilan environnemental du président sortant. "Nous allons annuler des milliards et des milliards de paiements aux programmes des Nations unies sur le changement climatique, et nous utiliserons l'argent pour améliorer les infrastructures environnementales des Etats-Unis, notamment l'aquifère de Floride", a-t-il promis.

 

(Lire aussi : Portée par les sondages, Hillary Clinton sillonne les Etats-clés)

 

Clinton vise le Congrès
Celle qui pourrait devenir la première femme présidente des Etats-Unis a fait campagne dans le New Hampshire (nord-est), où les sondages la donnent gagnante, et où elle est venue donner un coup de pouce à la candidate démocrate au Sénat, Maggie Hassan.

Les démocrates estiment possible de reprendre la chambre haute du Congrès aux républicains le 8 novembre, ce qui aiderait une éventuelle présidente Clinton à faire voter ses réformes. "Nous devons mettre fin aux dysfonctionnements qui paralysent Washington", a lancé Hillary Clinton, précédée sur scène par la sénatrice anti-Wall Street Elizabeth Warren, hussarde préférée du camp démocrate contre Donald Trump.

Toute la famille démocrate sillonnait les Etats-Unis pour aider ainsi Hillary Clinton et les candidats au Congrès, notamment Barack Obama, qui se trouvait en Californie. Il ne suffit pas "qu'Hillary gagne, nous devons l'aider à gagner largement pour envoyer un message", a dit le président sortant lors d'une réception de levée de fonds à La Jolla. "Nous ne voulons pas qu'elle passe de justesse, surtout quand l'autre commence à râler en affirmant que le jeu est truqué".

 

(Lire aussi : Au Mexique, croix gammées et excréments pour caricaturer Donald Trump)

 

L'élection a commencé
Les électeurs de Chicago, Washington, Charlotte, Miami, Las Vegas et de nombreuses villes à travers les Etats-Unis peuvent déjà se rendre dans des bureaux de vote et glisser leur bulletin dans l'urne, une option de plus en plus disponible à chaque élection. Ces bulletins ne seront dépouillés que le mardi 8 novembre, jour officiel du scrutin.

"Il y aura une grande file d'attente pour voter le jour de l'élection, alors qu'aujourd'hui c'était très, très facile", témoignait un électeur à Miami, Miguel Fuentes. Pas moins de 37 des 50 Etats américains proposeront le vote anticipé en personne d'ici au jour J, et tous offrent le vote par courrier, selon des règles variables.

 

 

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commentaires (3)

Non seulement il vas les perdre mais vas perdre bcp plus !!

Bery tus

21 h 23, le 25 octobre 2016

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Commentaires (3)

  • Non seulement il vas les perdre mais vas perdre bcp plus !!

    Bery tus

    21 h 23, le 25 octobre 2016

  • IL NE LUI RESTE QUE LE REVE... A MOINS QUE LES AMERICAINS ELISENT EN REVANT AU CLAIR DE LA LUNE LUNATIQUEMENT LE LUNATIQUE TRUMPIERROT !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 47, le 25 octobre 2016

  • Un quotidien allemand se penche dans un article sur l’absence d’un soutien officiel du régime israélien aux candidats présidentiels américains et les raisons de cette prise de position. « Pourquoi Netanyahu évite-t-il de prendre position en faveur de tel ou tel candidat ? » s’interroge le journal. Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, répond à la question en avançant ses raisons. En effet le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a jamais caché ses "soi-disant divergences" avec l’actuel Président américain, Barack Obama. Il se fait pourtant volontairement discret quand il s’agit de la question de succession d’Obama. Le fait que Netanyahu ne fait l’éloge ni de Clinton, ni de Trump, aurait peut-être plusieurs raisons. Le Premier ministre israélien n’est pas connu pour cacher ses cartes. Au seuil da sa dernière rencontre en mois de septembre avec Benjamin Netanyahou, le Président Obama, a déclaré que «le Premier ministre israélien a toujours été franc avec nous. » Mais cet homme « franc » avec Washington, préfère de garder la bouche fermée et de ne pas annoncer publiquement pour qui "il roule". Selon le quotidien israélien Haaretz, le Premier ministre israélien a déclaré lors d’un discours en juillet, qu’il ne voit aucune raison de s'en mêler. » « Ce n’est pas très intelligent de s’ingérer dans les campagnes électorales américaines ». Surprenant !

    FRIK-A-FRAK

    14 h 24, le 25 octobre 2016

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