Marc Dibeh

Ce qu’en dit le maître - Karim Chaya

OLJ
09/09/2016

Première rencontre à l'Alba, lors d'un jugement. Marc présentait son fameux Love the Bird. Le sujet faisait ricaner la galerie, profs et étudiants. Marc, quant à lui, était on ne peut plus sérieux et même pince-sans-rire. J'ai apprécié sa spontanéité, qu'il gardera, je l'espère, malgré et au-delà de la réalité et du cynisme de la vie professionnelle. Et aussi le fait qu'il ne s'était pas contenté de l'audace et du tabou de son design pour séduire son public, mais qu'il avait développé son objet et son prototype jusqu'au bout. Ce jour-là, il avait même essayé de me revendre ses billets pour un concert des U2 à Istanbul. J'aurais dû les lui prendre... Par la suite, on s'est croisé régulièrement. Lui toujours en t-shirt blanc et moi en chemise blanche... Toujours, sauf quand Marc s'est mis à s'habiller comme son boss, KA (chemise sous le pantalon, sans ceinture, et blazer bleu marine, baskets branchées), quand il était « Le Designer » chez Mitsulift. Marc et moi avons, depuis, exposé plus d'une fois ensemble dans des shows ici et là. Il pourrait même y avoir une collaboration entre nous un jour. Entre-temps, il continue à se pointer chez moi avec la question pertinente du « comment, quoi, qui, où, combien » concernant ses créations... et cela malgré le fait qu'il détourne, pour ne pas dire kidnappe, tous les livres de design que je commande chez Papercup. Du coup, je ne commande plus que des livres de cuisine.

 

Karim Chaya est designer industriel libanais

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