L’ancien président Michel Sleiman a présidé hier une réunion de son bloc.
Les déclarations du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, jeudi soir sur la LBCI, au sujet d'un rôle qu'auraient joué la Grande-Bretagne et l'Arabie saoudite pour encourager la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'Etat, ont entraîné hier une prompte réaction des chancelleries des deux royaumes.
« Nous ne soutenons et nous n'appuyons aucun candidat à la présidence de la République », a affirmé Londres dans un communiqué publié par son ambassade à Beyrouth, soulignant que la présidentielle libanaise « est une affaire qui relève de la décision et des responsabilités des Libanais ». « Nous sommes prêts à travailler avec le prochain président de la République, qui qu'il soit, et nous continuons à appeler à l'élection d'un chef de l'État le plus tôt possible », selon le texte.
M. Machnouk avait indiqué dans son interview à la LBCI qu' « en appuyant la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, n'avait fait qu'avaliser un projet qui avait pris forme sur proposition de la Grande-Bretagne, et qui avait ensuite été approuvé par les États-Unis puis par l'Arabie saoudite ».
Tout comme Londres, Riyad s'est aussi empressé de démentir ces informations. Dans un communiqué qu'il a fait paraître dans la matinée, l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, s'est dit « étonné des positions » de Nouhad Machnouk, à qui il a reproché, sans le nommer, d'avoir voulu « impliquer l'Arabie saoudite dans un certain nombre de dossiers internes ». « L'Arabie saoudite ne s'est jamais mêlée des affaires intérieures libanaises, notamment la présidentielle, et ne s'en mêlera pas. Elle considère ce dossier comme étant souverainiste par excellence et estime qu'il appartient aux Libanais, seuls, de décider » de l'identité de leur futur président, a-t-il dit.
« Le rôle de l'Arabie saoudite se limite à encourager les responsables libanais à trouver une solution à la crise politique et à mettre fin à la vacance présidentielle afin que les institutions puissent de nouveau fonctionner normalement et que le Liban puisse passer à une phase de stabilité et de prospérité économique, indépendamment de l'identité du futur président », a poursuivi le diplomate.
Selon l'agence locale al-Markaziya, nombre de chancelleries se sont intéressées aux révélations du ministre de l'Intérieur, au point que certaines ont demandé à leurs services de presse de dépouiller le contenu de l'enregistrement audiovisuel.
Pendant ce temps, l'ancien chef de l'État, Michel Sleiman, a de nouveau plaidé pour une libanisation du dossier de la présidentielle. M. Sleiman, qui a présidé hier une réunion du Rassemblement de la République, a jugé nécessaire de « soustraire le dossier de la présidentielle des pourparlers à l'étranger », en relevant en substance que si des parties étrangères se sont emparées de ce dossier « c'est parce que le Parlement a renoncé à son droit constitutionnel, du fait qu'il a tenu 40 réunions sans parvenir à élire un chef de l'État, alors que le vide est en train de saper progressivement les institutions ».
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Tous mes hommages et toute mon admiration pour le Mufti de la République, Abdellatif Dériane qui vient de déclarer : " Pas de patrie, sans Président." Cette noble et patriotique déclaration est un coup de pied à tous les députés chrétiens qui boycottent le Parlement depuis plus de deux ans afin de ne pas élire un Président autre que leur octogénaire et derviche-tourneur Michel Aoun. J'ai honte dans ma peau de chrétien.
14 h 32, le 04 juin 2016