Lundi, l'éditorialiste et longtemps rédacteur en chef de L'Orient-Le Jour, Issa Goraieb, a reçu les insignes de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur à l'ambassade de France à Beyrouth.
Il y avait foule, lundi soir à la Résidence des Pins de Beyrouth, à l'occasion de la remise par l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, des insignes de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur à l'éditorialiste et longtemps rédacteur en chef de L'Orient-Le Jour, Issa Goraieb. La famille Goraieb au grand complet était aux premières loges, à savoir Youmna, son épouse, Fouad (et son épouse Margaret) et Amine, ses deux fils, ses petits-enfants, même les tout-petits. La grande famille de L'Orient-Le Jour aussi, avec à sa tête le PDG du quotidien, Michel Eddé. Également parmi les convives, de nombreux proches et amis, ainsi qu'un parterre de personnalités politiques, diplomatiques et de la presse, parmi lesquelles l'ancien président Amine Gemayel, les ministres de la Culture et de l'Information, Rony Arayji et Ramzi Jreige, le chef du PNL, Dory Chamoun, les députés Marwan Hamadé et Henri Hélou, les anciens députés Solange Gemayel, Nayla Moawad, Samir Frangié, Salah Honein et Camille Ziadé, les ambassadeurs d'Espagne, Milagros Hernando Echevarria, et du Mexique, Jaime Garcia Amaral, de même que le président de l'ordre de la presse, Aouni el-Kaaki, pour ne citer que ces quelques noms.
C'est sous le signe de l'intense émotion que s'est déroulée la cérémonie, clôturée par un vin d'honneur. Émotion de l'ambassadeur de France d'une part, qui à travers son discours relatant le parcours du journaliste passionné et son engagement de 51 ans au service de la liberté de la presse et de la francophonie, a retracé l'histoire du Liban et de L'Orient-Le Jour. Émotion de l'éditorialiste surtout qui, la gorge et les tripes nouées, a remercié la France, l'ambassadeur Emmanuel Bonne, son prédécesseur Patrice Paoli et le président François Hollande, pour lui avoir décerné la plus haute distinction française. Avant de se remémorer quelques souvenirs, dont certains douloureux forcément, qui ont marqué sa carrière professionnelle et son combat intellectuel au sein du quotidien francophone. Et qui n'a pas manqué de saluer au passage, avec ces mots qui lui sont propres, « ses vieux compagnons de route », avec lesquels il a partagé « la tenace résilience », et tout autant de belle complicité.
Conquis d'avance, vieux compagnons de route, collègues, amis musiciens et proches de Issa Goraieb ont ponctué la cérémonie de chaleureux applaudissements, heureux de rendre hommage, à leur tour, à celui qui fut durant de longues années le rédacteur en chef de L'Orient-Le Jour et qui continue, à travers ses éditoriaux, son « combat politique et social », au service de « la liberté, de la souveraineté, de l'indépendance, de l'unité, de la fraternité, de l'adhésion nationale »... dans la langue de Molière, bien évidemment.
Nous publions ci-dessous de larges extraits de l'allocution de l'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, lors de la cérémonie de remise de la décoration de la Légion d'honneur à l'éditorialiste de L'Orient-Le Jour.
« Je suis heureux de vous accueillir nombreux ce soir à la Résidence des Pins. Je suis heureux aussi que tant d'entre vous (...) soient venus pour honorer un grand journaliste (...). En un mot, un grand homme de la vie des idées, de la culture, de l'actualité et du débat (...) Lire la suite
Libanais d'origine, d'appartenance, d'enracinement, Mexicain de naissance, de filiation maternelle, de citoyenneté, c'est par inclination amoureuse que je suis tout aussi bien imprégné de France », a dit lundi, sur le ton de la confidence, Issa Goraieb, qui a assumé et exalté ce métissage tout au long de ses cinquante ans de vie professionnelle, dans la fidélité au devoir de gratitude envers la France, comme au service passionné de la francophonie. Voici le texte qu'il a prononcé lundi à la Résidence des Pins. Lire la suite
Que pourrais-je ajouter au remarquable discours que l'ambassadeur de France au Liban, M. Emmanuel Bonne, a prononcé à l'occasion de la remise de la Légion d'honneur à Issa Goraieb, sinon que la distinction que Issa a reçue récompense un grand journaliste qui a marqué par ses éditoriaux toute une génération de lecteurs et qui a fait preuve tout au long d'un parcours de plus de cinquante ans d'un grand courage, d'une remarquable lucidité et d'un attachement jamais démenti aux valeurs de la francophonie, que sont la démocratie, l'État de droit et les libertés publiques. Lire la suite
Un soir de mai 1965, une nouvelle recrue, Issa Goraieb, frais lauréat des facultés de droit et des sciences économiques, se joint à l'équipe du Jour, une équipe qui, à l'exception de Jean Choueiri et Édouard Saab, était composée de novices déjà appelés à affronter un géant de la presse francophone L'Orient. Lire la suite
La Légion d'honneur qui a été remise hier à Issa Goraieb vient couronner un parcours journalistique exemplaire, marqué par le courage dont il a fait preuve dans son choix de la modération, surtout aux pires moments de la guerre, et son refus permanent de trouver des justifications à la violence qui a ravagé le pays. Lire la suite


Issa Goraieb, si loin du Mexique et si près.... d'Ici !
08 h 37, le 26 mai 2016