Vladimir Poutine a nié jeudi tout "élément de corruption" incriminant son cercle rapproché dans le scandale des "Panama papers", accusant les États-Unis d'être derrière cette enquête. AFP / POOL / Dmitry Lovetsky
Vladimir Poutine a nié jeudi tout "élément de corruption" incriminant son cercle rapproché dans le scandale des "Panama papers", accusant les Etats-Unis d'être derrière cette vaste enquête journalistique qui lève le voile sur un système d'évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques et économiques dans le monde entier.
"Quel élément de corruption? Il n'y en a aucun", a déclaré le chef de l'Etat russe lors d'un forum public à Saint-Pétersbourg. "Ils ont passé au peigne fin ces paradis fiscaux, mais votre humble serviteur n'y figurait pas. (...) Alors qu'est-ce qu'ils ont fait?", a demandé M. Poutine, qui s'exprimait publiquement pour la première fois sur le sujet. "Ils ont trouvé certaines de mes connaissances et certains de mes amis" et suggéré que leurs activités "avaient un élément de corruption", a-t-il poursuivi.
"Wikileaks nous a montré que des responsables et des institutions américaines étaient derrière" cette enquête, a ajouté M. Poutine, se référant à un message de l'organisation sur Twitter accusant les auteurs des "Panama papers" d'être financés par l'agence américaine USAID et la fondation du milliardaire George Soros.
#PanamaPapers Putin attack was produced by OCCRP which targets Russia & former USSR and was funded by USAID & Soros. pic.twitter.com/tgeKfLuROn
— WikiLeaks (@wikileaks) April 5, 2016
Au lendemain des révélations du site de l'ICIJ, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait en effet estimé que le président russe était la "principale cible" de l'enquête planétaire et fustigé des documents pleins d'"inventions" et de "falsifications" visant à "déstabiliser" la Russie.
Lire aussi
De DSK aux barons de la drogue, les révélations d'hier
Le Liban peut-il être assimilé à un paradis fiscal ?
"Panama papers" : comment les protagonistes sont passés entre les mailles du filet ?
Le clan Assad s'est servi de sociétés-écrans pour échapper aux sanctions
Le Front national impliqué dans un « système offshore sophistiqué »
Les dirigeants du Moyen-Orient cités dans les "Panama Papers"


NI POUTINE... NI LES ARABES ET NI LES ORIENTAUX NE SERONT INQUIETES... LES OCCIDENTAUX SEULS LE SERONT... L,ADAGE DIT : MAN 7AFARA 7IFRATAN LI AKHIHI WAKA3A FIHA... POUR LES INTERNAUTES QUI NE PARLENT PAS L,ARABE SI IL Y EN A : CELUI QUI OUVRE UNE FOSSE POUR SON FRERE IL Y TOMBE DEDANS LUI-MEME ! COMBIEN VRAI EST CET ADAGE...
09 h 56, le 08 avril 2016