Culture

« Je ne suis pas un Don Quichotte, mais j’ai le courage de mes idées et de mes convictions »

Entretien

Conversation à bâtons rompus en vidéoconférence avec Ghassan Salamé, qui a annoncé « en primeur » à « L'Orient-Le Jour » les grandes lignes de son programme de candidature à la direction générale de l'Unesco. Un programme qui n'a encore pas fait réagir d'un iota, dans un sens ou dans l'autre, l'État libanais...

26/03/2016

« Après quarante ans dans l'enseignement supérieur et la culture, après une participation active à la rédaction de la Convention internationale sur la diversité culturelle et sur la protection du patrimoine immatériel, après avoir présidé la Conférence ministérielle de la Francophonie, ou encore avoir créé Afac, après des années au service de l'Onu, je pense que ma candidature est légitime et que je peux beaucoup apporter à cette organisation. »

Cette déclaration de l'ancien ministre de la Culture, Ghassan Salamé, sonne comme un plaidoyer qui annonce les couleurs de sa candidature au poste de directeur général de l'Unesco en 2017. Une candidature placée assurément sous le signe d'un nouvel humanisme ? Le politologue et professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris lance d'emblée : « Certainement vers un consensus autour de valeurs humanistes irréductibles et partagées. Certainement sous le signe d'une mise en valeur de ce qui nous réunit dans un siècle où on insiste beaucoup trop sur ce qui nous différencie. C'est là une tâche énorme. Mais où mieux qu'à l'Unesco peut-on la mener ? Je crois fondamentalement qu'il est légitime et très significatif qu'un tel projet soit aujourd'hui porté par un enfant du Liban et du monde arabe. »

Derrière l'homme, une peinture de Hassan Jouni, représentant un paysage du Liban-Sud. Sur fond de verdure, des toits en argile clairsèment la toile qui apparaît comme une version utopique de la réalité actuelle, entre urbanisme chaotique rampant et menaces tapies derrière les voiles du quotidien...
Oui, il croit bien que le monde change. Il change d'une manière qui n'est pas toujours rassurante. « Il change d'une manière où la culture irrigue plus que jamais la politique internationale. Malheureusement, elle ne l'irrigue pas toujours avec de l'eau pure, mais trop souvent avec des crispations et de la violence, parfois intolérables. Se déroulent sous nos yeux des dérives culturelles et idéologiques qui affectent négativement les relations internationales et nous posent un défi extraordinaire et sans précédent, au moins depuis plusieurs décennies. C'est pourquoi je pense que la plupart des organisations internationales doivent redéfinir leur rôle en fonction de ces dérives. L'Unesco, en particulier, a un rôle primordial en la matière et un rôle nouveau qui se dessine devant elle, si elle se décide à le jouer. »

 

Le choc des individus
L'Unesco aseptiseur ? « Ce n'est peut-être pas le mot idoine. Mais en effet, l'Unesco a été créée fondamentalement au service d'une socialisation politique optimale des jeunes générations et pour garantir une interaction interculturelle paisible et sereine. Or le défi n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui. »
Ne faut-il pas plutôt se réjouir que la culture n'est plus l'apanage d'une élite ? « C'est vrai qu'il ne faut pas pousser la culture dans des ghettos, mais il ne faut pas non plus la mettre à toutes les sauces sans véritablement poser la question préalable de la représentation. Il faut faire attention lorsqu'on introduit la culture inopinément dans tout et partout, telle une summa causa pour expliquer le monde. » Cette autre dérive n'est, selon Ghassan Salamé, pas moins dangereuse, et il l'a souvent combattue dans ses travaux académiques. « Par exemple, lorsqu'on parle du choc ou du dialogue des civilisations, qui autorise qui à parler au nom d'une civilisation entière ? On entend dire : Ma culture, ma civilisation pense ceci, pense cela. Ma première réaction à cela est : mon gars, qui t'a autorisé à parler au nom de millions de personnes ? Qui t'a mandaté ?
C'est là que se pose la question de représentation. Ce n'est pas parce que je suis un homme que je peux parler au nom de tous les hommes. On n'est pas nécessairement mandaté simplement parce qu'on appartient à un groupe religieux, confessionnel ou culturel pour le représenter et parler au nom de tout ce groupe », martèle l'ancien ministre. Il répète d'ailleurs maintes fois que le dialogue intercivilisationnel est un dialogue qui se fait entre des individus, des groupes, des États, mais les « civilisations » en elles-mêmes ne sont pas des acteurs. « Elles sont des viviers dans lesquels nous puisons collectivement et individuellement nos valeurs, les ingrédients de notre identité. »

Renouer les liens
Aujourd'hui, une certaine culture du vivre-ensemble est plus que jamais menacée. Comment œuvrer pour renouer les liens ? La réponse fuse : « Je veux faire l'éloge de cette convention pour la diversité culturelle à laquelle j'ai œuvré en tant que ministre du Liban avec une immense fierté jusqu'à ce jour. Nous étions une trentaine ou une quarantaine de ministres de la Culture à avoir participé à son élaboration, puis à sa promotion. Elle est capitale, parce qu'elle a posé la base de l'acceptation de la diversité culturelle en droit international. Nous ne sommes pas les clones les uns des autres. L'aspiration à la diversité est inscrite dans les sociétés humaines et ce n'est pas par hasard que toutes les grandes religions reconnaissent la diversité. C'est le rôle de l'Unesco aujourd'hui de protéger cette diversité, non seulement la biodiversité de la nature – ce qui est une tâche extraordinaire au moment où les grandes catégories de la faune et la flore peuvent disparaître –, mais aussi de protéger le souci des gens et des groupes de sauvegarder leur identité politique, religieuse, linguistique, etc. »
Ainsi, rappelle-t-il, la convention a posé deux principes essentiels. Des bases juridiques, d'abord, légitimant le rôle des États dans la gestion de la culture. « Car il ne faut pas laisser la culture uniquement à la loi du marché, sans occulter l'importance de ce dernier. Cela suppose bien sûr que les États doivent, par ailleurs, pouvoir agir pour promouvoir les cultures, mais c'est un autre débat. Quoi qu'il en soit, il est évident que si on laisse les choses avancer sans régulation, le monde pourrait devenir un cimetière de petites langues et de petites cultures disparues. »

Mais parallèlement, la convention prend aussi acte du fait que, « comme on le sait aussi par l'anthropologie culturelle, les civilisations disparaissent quand elles se renferment sur elles-mêmes, quand elles ne sont pas en interaction les unes avec les autres, quand elles ne s'enrichissent pas entre elles. C'est pour cette raison que cette convention cherche non seulement à promouvoir la diversité mais aussi à encourager les interactions. Il ne faut pas transformer les civilisations en objets muséographiques, car elles s'assécheraient. Il faut qu'elles restent vivantes, et pour cela elles doivent interagir avec les autres ».
Des moyens de renforcer ces actions auprès des États ? « Le directeur général peut proposer, c'est la tâche des États d'adopter une convention. Mais je pense qu'il y a de la place pour plusieurs conventions complémentaires pour mettre en application ce tronc commun qui a été trouvé sur la diversité culturelle et que l'on pourrait maintenant commencer à proposer aux États. »

L'éducation de quoi ?
La première priorité du programme de candidature de Ghassan Salamé est que l'Unesco s'investisse encore plus dans l'éradication de l'analphabétisme et dans l'insertion professionnelle des diplômés. « Mais pour l'Unesco, dont l'éducation est une des missions centrales, il faut aller plus loin », estime-t-il. Et de poser les questions à voix haute : quelles sont les valeurs que l'on transmet à nos enfants ?
Est-ce qu'on leur transmet des valeurs de paix, de tolérance, de respect de l'autre, de convivialité ? Ou est-ce qu'on leur transmet des valeurs liées à la crispation, à l'exceptionnalisme, à l'extrémisme ? C'est essentiel en cette phase particulière de la politique internationale. « Je ne l'aurais pas dit il y a dix ans ou quinze ans. Mais aujourd'hui, je pense que regarder d'un peu plus près les valeurs et les idées que l'on transmet aux adultes de demain est devenu une priorité essentielle. Père de deux filles, ce souci m'a toujours taraudé, mais regarder le monde que nous allons laisser à nos enfants rend la question bien plus urgente. »

En matière de culture, Ghassan Salamé recherche « un terrain commun, qui n'a pas encore été trouvé ». Il répondrait aux questions suivantes : quelle est l'équation durable entre la liberté d'expression et le respect des symboles culturels des uns et des autres ? Comment concilier le respect avec la liberté ? C'est une grande question, certes philosophique, mais devenue un défi de tous les jours. Quel est l'équilibre à trouver entre les États qui vont très loin dans la sacralisation de leurs croyances, et d'autres qui vont très loin dans la sacralisation de leurs libertés, notamment de celle de s'exprimer. « Aujourd'hui, un consensus n'a pas encore été trouvé, note-t-il. Et je crois que l'Unesco peut, et doit, être l'artisan de ce consensus entre liberté et croyance. Elle doit se saisir très vite de cette question. »

Éthique vs science
La relation entre éthique et science est par ailleurs une question fondamentale qui rend Ghassan Salamé perplexe. « Chaque chercheur scientifique se pose cette question : jusqu'où puis-je aller et à quel moment cela devient-il trop loin ? J'aimerais qu'un grand conseil de l'éthique et de la science se saisisse de cette matière et la mette au-devant de la scène. » Et d'ajouter, un brin narquois : « C'est vrai que l'éthique et la politique ne sont pas toujours de très bons compagnons, mais dans le monde où nous vivons, la question de l'éthique est plus que jamais fondamentale. » Pour lui, entre l'invasion du champ politique par le culturel et entre les progrès technologiques qui tournent souvent le dos aux interpellations éthiques, le rôle de l'Unesco ne peut que grandir, qu'être plus important comme le lieu où une certaine autorité morale peut exister véritablement, au niveau mondial, sur une base consensuelle entre les États.

Privé vs public
S'il s'agit également d'une question philosophique, l'ancien ministre reconnaît toutefois qu'elle a des conséquences sur la vie quotidienne des gens, précisément dans cet âge de l'explosion de l'information. « Dans quelle mesure pouvons-nous laisser les gouvernements savoir tout de nous, au nom de la sécurité et de l'État ou de la lutte contre le terrorisme, par exemple ? s'interroge-t-il. Il y a mille justifications, souvent légitimes, pour que les gouvernements s'insèrent dans nos vies privées. Mais il y a aussi un jardin secret que les hommes veulent garder et maintenir. Et aujourd'hui, partout dans le monde, il y a cette tension parce que cette ligne de partage n'a pas été définie, cet équilibre n'a pas été trouvé et c'est aussi le rôle de l'Unesco de contribuer à son élaboration. »

Ghassan Salamé évoque également les tâches classiques de l'organisation, dont la question pressante de la protection des patrimoines, surtout pendant les conflits. « Notre région est en première ligne de terribles désastres ces dernières années. La directrice générale actuelle œuvre beaucoup dans ce sens, mais il faudra poursuivre le combat, précisément du fait de la résurgence de la conflictualité mondiale depuis six ou sept ans. »
« Voilà quelques-unes des priorités, ajoute-t-il. Si jamais cette candidature passait les différentes étapes, j'aurais nécessairement à présenter un programme beaucoup plus détaillé devant le Conseil exécutif et, croyez-moi, je m'y prépare. »

Et le soutien du Liban ?
En annonçant sa candidature au poste de directeur général de l'Unesco, Ghassan Salamé a demandé le soutien du gouvernement libanais. C'était il y a près d'une semaine. À l'heure de passer sous presse, il n'avait toujours pas reçu de réponse. Ni positive ni négative. Si vous n'avez pas le soutien du Liban, un plan B ?
« Je souhaite que le Liban soutienne ma candidature, mais si tel n'est pas le cas, ce ne serait pas la fin de l'histoire. Je suis d'abord porteur d'un projet, non d'une ambition. Si ce projet a les faveurs d'autres États, je ne peux que m'en féliciter. Si le Liban préfère un autre candidat qu'il considère plus compétent, je comprendrais, mais ne m'arrêterais pas. » Et d'ajouter : « Pour présenter une candidature, il faut qu'un pays (ou un groupe de pays) vous présente. Il vaut mieux que cela soit le vôtre, mais ce ne fut pas toujours le cas. Moi-même, je suis très fier d'être libanais. À notre profit et parfois à nos dépens, nous avons vécu toutes ces problématiques qui tiraillent le monde actuellement. Je sais donc que notre expérience peut être utile au reste du monde. Je pense aussi que le Liban est un pays qui a une presse libre, un réseau d'universités de qualité, un système d'éducation qui a survécu à des moments extrêmement douloureux de notre histoire, il a un immense patrimoine archéologique à conserver. Une candidature libanaise est donc tout à fait légitime. »

Concernant le soutien possible d'autres pays comme la France, il estime qu'il est trop tôt d'en parler. À ce stade il pense que sa candidature est légitime et espère que son projet sera considéré comme pertinent. « Ensuite, c'est le pays qui vous présente qui en informe les autres pays. »
Vous ne mènerez votre campagne tout seul comme un Don Quichotte ? « Je ne suis pas un Don Quichotte, mais j'ai le courage de mes idées et de mes convictions. »

Pour conclure sur une note d'espoir, Ghassan Salamé revient sur la relation privilégiée qu'entretient le pays du Cèdre avec la culture. « Cette relation a survécu à toutes nos guerres. À toutes nos divisions. Alors que le monde ne retient parfois du Liban que les tensions, les différenciations, les écarts et les controverses, nous savons qu'il y a un beau Liban qui a conservé la liberté de sa presse, ses universités, ses galeries d'art, son patrimoine archéologique, dans les moments les plus difficiles. C'est un message au reste du monde et une énorme leçon d'espoir pour d'autres qui sont aujourd'hui entrés dans des expériences aussi douloureuses que les nôtres. Il y a aussi le Liban de l'espoir, le Liban de la résilience qui reconnaît que l'histoire des pays n'est pas un long fleuve tranquille. Mais que, avec la détermination, avec cette relation quasi fusionnelle avec la culture, les pays peuvent traverser les difficultés les plus insurmontables, les épreuves les plus douloureuses et s'en sortir comme un phénix, comme le Liban. Le Liban de l'espoir et non du découragement. »
Amen

 

Pour mémoire
Ghassan Salamé : La culture et les arts pour combattre le terrorisme

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Henrik Yowakim

L'Unesco aseptiseur ?

DISONS PLUTOT DISTRIBUTEUR DE BILLETS AUTOMATIQUE.POUR AMATEURS DE SINECURES EN FIN DE CARRIERE

COMME D'AILLEURS TOUTES LES GRANDES ET GRANDILOQUENTES ORGANISATIONS "INTERNATIONALES".

SI SEULEMENET CET ARGENT DES SINECURES SERVAIT A AMELIORER LE SORT DE LA CULTURE ET DE L'AGRICULTURE.

MAIS VOILA,L'UNESCO EST A LA CULTURE CE QUE LE MINISTRE DE LA CULTURE DE BOLIVIE ,LE GENERAL ARIEL COCA RAMIREZ ETAIT A LA CULTURE DE LA..... COCAINE.

Henrik Yowakim

« Je ne suis pas un Don Quichotte, mais j’ai le courage de mes idées et de mes convictions »

MAIS SUREMENT UN DON QUI SHOOTE DES BALLONS DE TETE ET DU N'IMPORTE QUOI ET DANS N'IMPORTE QUELLE DIRECTION.

Henrik Yowakim

Ghassan Salamé : « C’est vrai que l’éthique et la politique ne sont pas toujours de très bons compagnons, mais dans le monde où nous vivons, la question de l’éthique est plus que jamais fondamentale. »

LE PROFESSEUR GHASSAN SALAME CONFOND DE TOUTE EVIDENCE POLITIQUE ET REALPOLIK

LA REALPOLITIK TELLE QUE THEORISEE/RESUMEE PAR MACHIAVEL DANS SA CELEBRE FORMULE "LA FINS JUSTIFIE LES MOYENS" IGNORE L'ETHIQUE :LA REALPOLITK C'EST LA PSEUDOPOLITIQUE DES VOYOUS,DES BRIGANS ET AUTRES GANGSTERS D'ETAT.SIGNEES.

LA POLITIQUE PAR CONTRE QUI EST L'ART DU "BIEN PUBLIC" OU DU SAGE GOUVERNEMENT DE LA CITEE PREND SA SOURCE ET SA LEGITIMITEE DANS ET DE L'ETHIQUE.

ET QU'ON ARRETE DE CONFONDRE LES GENS AVEC DES CONCEPTS INTEMPESTIFS QUE L'ON NE MAIRISE PAS.ET CE ,TOUT EN VOULANT ETRE CANDIDAT A LA DIRECTION GENERALE DE L'UNESCO QUI DEMANDE QUAND MEME LA CLARTEE ET ET LA MAITRISE DES CONCEPTS DE LA CULTURE..... POLITIQUE.


Saliba Nouhad

Il y a eu le précédent d'un autre éminent politologue Libanais qui avait brigué ce poste à la tête de l'Unesco, il y a quelques années , Mr Joseph Maila, et qui n'avait pas moins de brio, de bagage intellectuel et de compétence que Mr Salame, et qui avait fait chou blanc devant une personne beaucoup moins qualifiée!
Pourquoi? Comme toutes les organisations internationales, si vous n'êtes pas appuyé à fond par votre gouvernement et les lobbys d'intérêts liés aux grandes puissances, vous n'irez pas loin...
Malheureusement, même dans ces organismes dont les rôles et statuts semblent pleins d'humanisme, de justice et d'égalité sociale sont elles-mêmes malades des mêmes maux qu'elles voudraient théoriquement combattre!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Ghassan répondrait aux questions suivantes : Quelle est l'équation durable entre la liberté d'expression et le respect des (symboles?) des autres ? Comment concilier le respect avec la liberté ? Quel est l'équilibre à trouver entre ceux qui vont très loin dans la sacralisation de leurs croyances, et d'autres qui vont très loin dans la sacralisation de leurs libertés de s'exprimer ?
Aujourd'hui, il croit que l'Unesco, (avec lui à sa tête donc), peut, et doit, être l'artisan de ce consensus entre liberté et croyance." !
Au fond, est-il "Charlie", ou bien n'est-il pas "Charlie" ? !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Comment œuvrer pour renouer les liens ? La réponse fuuuse : « Je veux faire l'éloooge de cette convention pour la diversité culturelle à laquelle j'ai œuvré en tant que ministre du Liban avec une immense fierté jusqu'à ce jour." !
En effet, n'est-ce pas, pas Don Quichotte pour un sou !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Ni même Sancho Panza, il est vrai....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"L'Unesco, en particulier, a un rôle primordial en la matière et un rôle nouveau qui se dessine devant elle, si elle se décide à le jouer." !
Avec lui à sa tête, bien sûr.... Mais il n'est "nullement" Don Quichotte pour autant, mahééék ? !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Une candidature placée assurémennnt sous le signe d'un nouvel humaniiisme ? Le politolooogue et professeuuur balance d'emblée :
Certainement vers un conSensus autour de valeuuurs humaniiistes irréductiiibles et partagééées. Certainement sous le signe d'une mise en valeuuur de ce qui nous réunit dans un siècle où on insiiiste beaucoup trop sur ce qui nous différenciiie.
Je crois fondamentaleMent qu'il est légitiiime et très significatiiif qu'un tel projet soit aujourd'hui portééé par un (enfant?!) du Libannn et du monnnde (j)araaabe." !
Mais, uuuuuuuft, d'un communnn !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET LES DONS D,OCCUPER CE POSTE !

Paul-René Safa

Qui plus que Monsieur Ghassan Salamé, dont les innombrables qualités morales ou professionnelles sont incontestables et incontestées, serait légitime pour occuper le prestigieux poste de Directeur Général de l'Unesco?
Il est proprement scandaleux que l'État Libanais n'ait pas encore réagi, alors qu'il aurait déjà dû entreprendre des contacts diplomatiques tous azimuts pour soutenir fortement et sans réserves cette candidature.

TYAN Georges

Quand nous avons un homme de la trempe de Ghassan Salamé brigant ce poste prestigieux, il serait criminel pour le Liban de ne pas soutenir cette candidature à fond.

Sabbagha Antoine

Mabrouk d'avance pour Ghassan Salamé encore un libanais qui brille ailleurs ambitieux et qui pourra redorer peut- être l' image du Liban .

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