Liban

Kaag : Il faut parvenir à 50 % de participation féminine aux conseils municipaux

OLJ
09/03/2016

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l'Institut économique et financier Bassel Fleyhan a organisé, en partenariat avec le projet de transfert des expertises des expatriés libanais UNDP – TOKTEN, une rencontre sur le thème de la participation de la femme à la vie politique et notamment au niveau des élections municipales prévues dans deux mois.
L'émissaire spéciale de l'Onu pour le Liban Sigrid Kaag a assuré dans son intervention du « soutien de l'Onu au Liban quant au renforcement de la participation des femmes au domaine politique, en commençant par les élections municipales » avant d'espérer une augmentation à 50 % de la participation féminine dans l'action municipale. « Les femmes constituent la moitié de la population mondiale et ne pas reconnaître leurs droits constitue un manquement aux droits de l'homme et à la démocratie », a affirmé Sigrid Kaag avant d'ajouter que le Liban figure au bas de la liste des pays de la région lorsqu'il s'agit de participation féminine à la vie politique. Pour elle, il faut que les femmes arrêtent de s'autocensurer par peur de l'échec car « celui-ci est toujours une possibilité et les hommes échouent également ». Revenant au cas du Liban, elle a rappelé que le pourcentage de femmes élues au sein des conseils municipaux est très faible et que l'Onu œuvre pour que ce taux augmente et atteigne au minimum 50 %.
Prenant la parole, la présidente de l'Institut Bassel Fleyhan, Lamia Bassat, a affirmé que la femme « est la première à être affectée par la destruction des piliers principaux de l'État et de la société parce que cette détérioration affecte sa sécurité personnelle et son droit d'accéder à l'instruction et au travail ». « Nous avons voulu faire de cette rencontre un hommage à la femme libanaise qui fait face aux crises sociales qui se succèdent, mais aussi à la femme qui œuvre dans le domaine public et qui affronte le désespoir sous des aspects différents.
Également présente lors de cette rencontre-débat, l'ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco pour le dialogue des civilisations, l'Équatorienne d'origine libanaise, Yvonne Abdelbaqi, qui a fait part de son expérience personnelle avant de dire qu'elle n'est pas pour l'instauration d'un quota féminin dans les institutions politiques. « Pourquoi réclamer un quota alors que nous formons la majorité ? » s'est-elle ainsi interrogée avant de recommander « le changement des lois électorales et la manière dont les listes électorales sont constituées ».

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