Dossier spécial orientation professionnelle

Sciences humaines et sociales

Les sciences économiques : mieux comprendre le fonctionnement de l’économie dans le monde

Les sciences économiques permettent de mieux saisir et comprendre le contexte immédiat qui entoure à la fois l'homme et les entreprises. Ce sont également les sciences qui permettent de répondre aux défis de nos sociétés, tels que la pauvreté, la croissance, le chômage, le pouvoir d'achat ou encore l'environnement.

23/03/2016

Le but des sciences économiques est de comprendre, de diagnostiquer et d'analyser les forces et faiblesses du circuit économique et des différents secteurs qui nous entourent au quotidien par le biais de variables et d'indicateurs.
Les sciences économiques sont donc une méthodologie permettant de comprendre le fonctionnement de l'économie globale, au sein d'un pays comme à l'échelle globale du monde.
Afin d'étudier les sciences économiques, il faut avoir un attrait pour les mathématiques et les statistiques, parallèlement à un esprit de synthèse permettant d'assurer un minimum rédactionnel. Il sera donc indispensable de savoir lier les phénomènes entre eux.


Différentes voies sont possibles pour étudier les sciences économiques

La plus classique est, à l'évidence, une licence en sciences économiques, suivie d'un master, soit un parcours universitaire de cinq ans.
La particularité des sciences économiques est la diversité offerte par la spécialisation, qui n'intervient qu'en quatrième année, c'est-à-dire au grade de master, puisque la licence constitue un tronc commun à toutes les spécialisations. Ainsi, il sera possible à la suite d'une licence en économie, qui n'est pas à elle seule assez suffisante, de choisir pleinement son orientation et de peaufiner ainsi son projet professionnel en choisissant une spécialisation en marketing, financement, management ou encore en stratégie.
Ces spécialisations permettront dans le monde du travail d'occuper des postes au sein de cabinet de conseil, ou dans les domaines des ressources humaines, de la communication, de la stratégie, de la finance, de la publicité, tout comme dans l'administration publique. Pour enseigner, il faudra poursuivre ses études jusqu'au doctorat, soit bac+8.


Samir Nasr, président-directeur général du groupe ECE Capital (Études et consultations économiques), souligne dans ce cadre qu'une licence d'économie au Liban à l'Université américaine de Beyrouth (AUB) ou bien à l'Université Saint-Joseph (USJ) constitue une très bonne base qu'il faudra par la suite compléter par un master effectué à l'étranger, si possible en France, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Cette ouverture sur l'international doit permettre un renforcement des langues, la maîtrise de l'anglais étant indispensable pour les sciences économiques. Samir Nasr précise dans ce cadre qu'une licence est jugée insuffisante, car elle n'ouvre la voie qu'aux postes d'assistant de recherche ou de conseil junior, le titre de junior étant le synonyme d'un avancement à carrière plus lent et plus long.


Au Liban, le marché du travail, dans le domaine des sciences économiques, n'est pas saturé et offre des perspectives d'avenir, bien que celles-ci soient totalement dépendantes du marché et de la conjoncture. La dépendance au marché étant tellement marquée qu'il est désormais impossible d'effectuer la totalité de sa carrière professionnelle sous une même entité, et, de ce fait, il est indispensable d'être polyvalent et mobile, d'autant que le marché du travail international, par sa taille plus conséquente, multiplie les opportunités d'embauche.
Le salaire moyen en début de carrière se situe autour de 1 500 dollars ; toutefois, l'évolution du salaire est fonction de l'expérience accumulée et de la spécialité.


Une journée type de travail en sciences économiques débute toujours par une lecture approfondie des différents journaux. Il faut également suivre de très près les marchés, comme le cours de l'euro-dollar. Il existe très peu de routine dans les métiers de sciences économiques puisque les projets ne sont par définition jamais les mêmes. Les horaires de travail peuvent être un frein, car ils sont également une affaire de spécialité. En effet, certaines spécialisations sont liées aux horaires d'ouverture des marchés internationaux. Cependant, la majorité des postes respecte les horaires standard de bureau, soit 9h-18h.
« Étudier les sciences économiques nécessite des capacités de lecture, mais aussi une curiosité à glaner des informations. Il est indispensable, pour bien débuter sa carrière professionnelle, d'avoir au cours de ses études réalisé divers stages afin d'apprendre à s'adapter sans cesse à un nouvel environnement et se créer des contacts. Il faut absolument avoir un sens relationnel aigu, permettant notamment l'échange de connaissances », souligne également Samir Nasr.


Le PDG d'ECE relève en outre que la contrainte majeure des sciences économiques est l'incertitude, car le monde change à grande vitesse. Il faut ainsi être très réactif et être constamment capable de se remettre en question afin de développer des capacités de résistance, en période de crise ou de récession par exemple. Quand, sur les marchés, l'atmosphère est plus lourde, les projets sont moins nombreux et l'environnement moins optimal.


Pour Samir Nasr, les sciences économiques permettent d'être acteur dans la transformation des entreprises, mais elles sont aussi un élément moteur dans l'optimisation et la modernisation des ressources contribuant à l'amélioration du bien-être et du pouvoir d'achat des ménages. L'accumulation des expériences ainsi qu'une parfaite maîtrise des outils informatiques, adossées à une ouverture à l'autre par le biais des associations, sont autant de plus-values lors des entretiens d'embauche et pour l'évolution des carrières futures.

 

 

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