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Moyen Orient et Monde - France / Présidentielle

Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa campagne 2012

Coup dur sur la route de 2017 pour le chef de file de la droite.

Nicolas Sarkozy, chef du parti de droite Les Républicains, a été mis en examen (inculpé) mardi pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le cadre de l'affaire Bygmalion. AFP / ERIC FEFERBERG

Nicolas Sarkozy, chef du parti de droite Les Républicains, a été mis en examen (inculpé) hier pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le cadre de l'affaire Bygmalion, a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Paris, François Molins.
L'ancien chef d'État français, qui ambitionne de disputer la primaire de son camp à l'automne pour revenir au pouvoir en 2017, a été entendu toute la journée par le juge d'instruction, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros.

Convoqué « devant le magistrat instructeur premier saisi du dossier » (Serge Tournaire), le président des Républicains a été mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales », précise le communiqué du procureur de Paris. M. Sarkozy « a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d'usage de faux, escroquerie et abus de confiance », est-il également écrit. Toutefois, selon son avocat, « aucun fait lié au dossier Bygmalion (n'est) reproché » à M. Sarkozy.

En tout treize personnes – cadres de Bygmalion, de l'UMP (devenu depuis Les Républicains) ou de l'équipe de campagne – ont été inculpées dans ce dossier, et aucune d'entre elles n'a nommément mis en cause Nicolas Sarkozy. Cependant, l'enquête a montré que le candidat de la droite, alors opposé au socialiste François Hollande, avait été averti par des proches des risques d'emballement des dépenses. Malgré cela, il avait demandé et obtenu plus de meetings. L'ancien président est déjà mis en examen, depuis juillet 2014, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des écoutes.




Parallèlement, sur le terrain politique, rien ne se passe comme M. Sarkozy l'avait prévu : tous les sondages indiquent que la majorité des Français ne souhaitent pas son retour, et sa cote de confiance auprès des électeurs de droite s'érode. Son parti, dont il a pris la tête en novembre 2014 pour en faire une machine de guerre au service de ses ambitions, ressemble de plus en plus à une coquille vide, sapée par les divisions. Les candidatures à la primaire du parti se multiplient. Après Alain Juppé (70 ans), son ancien ministre des Affaires étrangères qui caracole en tête des sondages, son ancien Premier ministre François Fillon (61 ans) et l'ancien ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire (46 ans), c'est au tour de Jean-François Copé (51 ans) de s'être déclaré dimanche.

M. Sarkozy, lui, n'a pas encore déclaré sa candidature à la primaire de son parti, une étape qui le contraindrait à en abandonner la présidence, conformément aux statuts de la formation, et à le placer au même niveau que ses rivaux. Certains de ses amis aimeraient toutefois qu'il accélère le tempo, ce qui devrait être fait avant l'été. Mais sa mise en examen hier constitue un coup dur sur la route de la présidentielle de 2017. Sa déclaration de candidature peut-elle en être contrariée ? M. Copé, que la justice n'a pas mis en examen la semaine dernière dans la même affaire, lui a asséné le coup de pied de l'âne : « Jamais je n'aurais imaginé être candidat si j'étais mis en examen. » Toutefois, mise en examen ne signifie pas forcément procès ni condamnation.

 

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Nicolas Sarkozy, chef du parti de droite Les Républicains, a été mis en examen (inculpé) hier pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans le cadre de l'affaire Bygmalion, a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Paris, François Molins.L'ancien chef d'État français, qui ambitionne de disputer la primaire de son camp à l'automne pour revenir au pouvoir en 2017, a été entendu toute la journée par le juge d'instruction, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros. Convoqué « devant le magistrat instructeur premier saisi du dossier » (Serge Tournaire), le président des Républicains a été mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en...
commentaires (1)

C'est sans surprise ..si un gouvernement entièrement aux mains des socialistes ...n' arrivait pas à éliminer un adversaire avant les élections présidentielles ...cela aurait été du jamais vu....!

M.V.

07 h 41, le 17 février 2016

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Commentaires (1)

  • C'est sans surprise ..si un gouvernement entièrement aux mains des socialistes ...n' arrivait pas à éliminer un adversaire avant les élections présidentielles ...cela aurait été du jamais vu....!

    M.V.

    07 h 41, le 17 février 2016

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