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Sous l'impulsion de Sarkozy, la droite entame sa mue

Environ 20.000 personnes sont attendues dans le nord-est de Paris pour cette grand'messe destinée à faire oublier les déboires judiciaires et les querelles intestines qui ont affaibli l'UMP.

L'Union pour un mouvement populaire (UMP), créé en 2002, devient ainsi "Les Républicains", un nom souhaité par l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy et entériné par les militants lors d'un vote électronique jeudi et vendredi. AFP PHOTO/CHARLY TRIBALLEAU

Sous l'impulsion de l'ancien président Nicolas Sarkozy, le principal parti de la droite française entame samedi sa mue, lors d'un congrès destiné à se mettre en ordre de bataille avant le scrutin présidentiel de 2017.

Environ 20.000 personnes sont attendues dans le nord-est de Paris dès 09H00 (07H00 GMT) pour cette grand'messe destinée à faire oublier les déboires judiciaires et les querelles intestines qui ont affaibli le parti d'opposition UMP.

Nouveau nom, nouveaux statuts, nouvelle équipe: le congrès doit marquer la renaissance de la droite, trois ans après la défaite de Nicolas Sarkozy face au socialiste François Hollande, qui l'a remplacé à la tête de l’État. L'Union pour un mouvement populaire (UMP), créé en 2002, devient ainsi "Les Républicains", un nom souhaité par Nicolas Sarkozy et entériné par les militants lors d'un vote électronique jeudi et vendredi (avec 83% de voix pour, mais une participation de 45% seulement). Inquiètes de voir la droite revendiquer une valeur commune, des partis et associations de gauche avaient intenté une action en justice pour bloquer le changement de nom, mais les juges ne les ont pas suivis.

Sur l'estrade sont annoncés samedi les principaux ténors du parti, dont les anciens Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon, rivaux de Nicolas Sarkozy que le parti devra départager lors d'une primaire prévue en 2016 pour désigner son candidat à la présidentielle.

Le but est de donner l'image "d'une famille unie pour construire ensemble l'alternance". Après son échec de 2012, Nicolas Sarkozy s'était retiré de la scène politique et son parti s'était déchiré. Des affaires judiciaires ont éclaté, plusieurs responsables inculpés, notamment dans un dossier de surfacturation des dépenses de campagne de l'ex-président, qui s'est dit totalement étranger aux malversations.

 

(Pour mémoire : L'avenir politique de Sarkozy reste sous la menace de la justice)

 

 

Difficultés financières

Outre ce volet judiciaire, la campagne a laissé l'UMP en grande difficulté financière avec une dette estimée à plus de 70 millions d'euros. Le congrès de samedi devrait donc être modeste, avec un coût annoncé de 500.000 euros. Les militants sont même invités à venir avec leur sandwich.

Des personnalités de la société civile, comme la navigatrice Maud Fontenoy, devraient s'y exprimer. La chancelière allemande Angela Merkel pourrait envoyer une vidéo de soutien. L'ancien chef de l’État conclura la journée par un discours à partir de 15H00 (13H00 GMT)

Revenu à la tête de l'UMP en novembre, Nicolas Sarkozy tente depuis d'effacer son image de bagarreur, parfois accusé de fébrilité, pour se présenter comme un "homme de synthèse", un bâtisseur. Lors des dernières élections locales, en mars, son parti a réalisé de bonnes performances, mais il a surtout été porté par le désaveu du gouvernement de gauche, qui échoue à faire baisser le chômage.

Et l'extrême droite, arrivée en tête des Européennes en 2014, reste menaçante: la présidente du Front national, Marine Le Pen, affiche sa certitude d'être au second tour de l'élection présidentielle de 2017. En interne, l'harmonie affichée pourrait n'être que de façade.

Samedi matin, le quotidien de droite Le Figaro publie une interview d'Alain Juppé, qui affiche ses différences avec Nicolas Sarkozy, notamment sur la question du port du foulard musulman dans les universités. "Arrêtons de nous focaliser sur le foulard", y déclare notamment l'ancien Premier ministre dont la popularité est forte auprès du centre droit, et qui appelle à "garder son sang froid". D'après une récente enquête d'opinion, Alain Juppé emporterait la primaire à droite face à Nicolas Sarkozy.
Pire pour le chef des Républicains: près de trois quarts des Français ne souhaitent pas qu'il se présente à la prochaine présidentielle, selon un sondage publié samedi.

 

Sous l'impulsion de l'ancien président Nicolas Sarkozy, le principal parti de la droite française entame samedi sa mue, lors d'un congrès destiné à se mettre en ordre de bataille avant le scrutin présidentiel de 2017.
Environ 20.000 personnes sont attendues dans le nord-est de Paris dès 09H00 (07H00 GMT) pour cette grand'messe destinée à faire oublier les déboires judiciaires et les...
commentaires (2)

Ce sont Alain Juppé, François Fillon, Bruno Lemaire et François Baroin qui incarnent mieux le gaullisme au sein des "Républicains" et non Nicolas Sarkozy.

Un Libanais

13 h 10, le 30 mai 2015

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Commentaires (2)

  • Ce sont Alain Juppé, François Fillon, Bruno Lemaire et François Baroin qui incarnent mieux le gaullisme au sein des "Républicains" et non Nicolas Sarkozy.

    Un Libanais

    13 h 10, le 30 mai 2015

  • la droite français finalement , se protège des abus et/ou d' autres amalgames suspects entre socialisme pour tous et ordre républicain....

    M.V.

    13 h 03, le 30 mai 2015

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