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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’opposition syrienne refuse toute négociation avant l’arrêt des frappes russes

Les Kurdes du PYD affirment qu'ils doivent être représentés à Genève sous peine d'échec des discussions.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, avec le haut-commissaire aux Nations unies pour la question des réfugiés, Filippo Grandi. Photo AFP/Sana

L'opposition syrienne soutenue par l'Arabie saoudite a exclu hier des négociations de paix, même indirectes, avec le gouvernement de Damas tant qu'un certain nombre de mesures ne seraient pas prises, notamment l'arrêt des bombardements russes.
Dans ce contexte, et alors que la composition de la délégation de l'opposition devant se rendre en Suisse n'est toujours pas arrêtée, il semble de moins en moins certain que les discussions commencent lundi à Genève comme prévu.
Le gouvernement syrien a dit être prêt à s'y rendre. L'émissaire spécial des Nations unies, Staffan de Mistura, a dit qu'il ferait le point sur les progrès effectués pendant le week-end. Mais les différends à régler dans le conflit syrien, qui dure depuis près de cinq ans, sont énormes, notamment en ce qui concerne l'avenir du président syrien Bachar el-Assad et les tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

Selon la Russie, principal allié, avec l'Iran, du président syrien, les discussions pourraient ne commencer que le 27 ou le 28 janvier. Pour Georges Sabra, une des figures de l'opposition à Bachar el-Assad, qui a été nommé cette semaine membre de la délégation de l'opposition qui se rendrait aux discussions, il y a toujours des « obstacles » à surmonter pour que la conférence du 25 janvier puisse avoir lieu.
Dans un entretien téléphonique à Reuters, il a réitéré sa demande de levée du blocus des zones peuplées et de la libération de détenus, toute mesure mentionnée dans la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies du 18 décembre dernier qui a avalisé le processus de paix. « Les bombardements russes de civils doivent cesser et les sièges ou blocus doivent être levés, a-t-il déclaré. Les modalités des discussions ne nous concernent pas, mais les conditions doivent être réunies pour qu'elles aient lieu. »


(Lire aussi : La Turquie met en garde contre tout déploiement russe à sa frontière avec la Syrie)

 

« Beaucoup de pressions »
Le Haut Comité des négociations (HCN) a été créé en Arabie saoudite le mois dernier. Il regroupe les opposants à Bachar el-Assad, et notamment les groupes rebelles de l'ouest de la Syrie, principal théâtre des affrontements entre les rebelles et Damas. Depuis septembre, les bombardements russes et les forces iraniennes sur le terrain ont conforté les positions du régime syrien dans cette partie du pays.
Un des principaux groupes rebelles au sein du HCN, Jaïch el-islam (L'Armée de l'islam), a déclaré que l'opposition faisait l'objet de « beaucoup de pressions » pour faire des concessions, mais a souligné que l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie l'aidaient à « surmonter ces pressions ».
Le principal négociateur choisi par le HCN pour les négociations qui doivent se tenir à Genève est un membre de Jaïch el-islam, ce qui complique les négociations parce que ce groupe est considéré comme terroriste par la Russie.
Le président du HCN, Riad Hijab, doit rencontrer le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, aujourd'hui. « Toutes les questions seront clairement exposées », a déclaré Georges Sabra.
La Russie considère le HCN comme une tentative de l'Arabie saoudite de dicter celui qui représente l'opposition. Le HCN a dit qu'il n'irait pas aux négociations si des tiers devaient y participer, alors que la Russie veut étoffer la délégation de l'opposition pour y inclure le PYD kurde et d'autres.

Les Kurdes ont pris le contrôle de territoires dans le nord et l'est de la Syrie où ils ont mis en place une administration autonome, qui, expliquent-ils, doit servir de base pour régler le conflit syrien. L'opposition accuse les Kurdes de coopérer avec Damas, ce qu'ils démentent. Jeudi, un des membres de l'opposition a suggéré que les Kurdes participent mais du côté gouvernemental.
De leur côté, les Kurdes du PYD affirment qu'ils doivent être représentés à Genève sous peine d'échec des discussions et accusent Jaïch el-islam de faire montre de la « même mentalité » qu'el-Qaëda et l'État islamique.
« Si certaines parties qui sont efficaces dans le dossier syrien ne sont pas autour de la table, il va se passer la même chose que ce qui s'est passé à Genève 2 », a dit Saleh Muslim, qui codirige le parti de l'Union démocratique (PYD), en référence aux négociations de 2014 qui s'étaient terminées sans résultats concrets.


(Lire aussi : Lutte contre l'EI : la coalition court toujours derrière son ennemi)

 

13 enfants morts
Sur le terrain, au moins 30 civils, dont 13 enfants, ont péri hier dans la province syrienne de Deir ez-Zor, dans des raids menés par le régime syrien ou par l'aviation russe, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Trente civils, dont 8 femmes et 13 enfants, ont été tués à Tabiya Jazira (à 20 km à l'est de la ville de Deir ez-Zor) par l'aviation du régime ou russe », a annoncé l'OSDH. La riche province pétrolière de Deir ez-Zor est sous le contrôle des jihadistes du groupe État islamique (EI), à l'exception d'un peu moins de la moitié de la capitale provinciale éponyme et de l'aéroport, aux mains du régime.
Depuis quelques jours, l'EI resserre l'étau sur la ville de Deir ez-Zor après un assaut d'envergure lancé samedi. Les combats ont fait des dizaines de morts des deux côtés, ainsi que parmi la population civile, et les jihadistes ont fait prisonniers 130 civils.
Selon l'OSDH, au moins 439 personnes seraient mortes à Deir ez-Zor depuis samedi dans les combats, les frappes et les exécutions de civils et de combattants prorégime par le groupe jihadiste.

 

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L'opposition syrienne soutenue par l'Arabie saoudite a exclu hier des négociations de paix, même indirectes, avec le gouvernement de Damas tant qu'un certain nombre de mesures ne seraient pas prises, notamment l'arrêt des bombardements russes.Dans ce contexte, et alors que la composition de la délégation de l'opposition devant se rendre en Suisse n'est toujours pas arrêtée, il semble de moins en moins certain que les discussions commencent lundi à Genève comme prévu.Le gouvernement syrien a dit être prêt à s'y rendre. L'émissaire spécial des Nations unies, Staffan de Mistura, a dit qu'il ferait le point sur les progrès effectués pendant le week-end. Mais les différends à régler dans le conflit syrien, qui dure depuis près de cinq ans, sont énormes, notamment en ce qui concerne l'avenir du président syrien Bachar...
commentaires (3)

Une grosse marmite , un gros bouillon à l'intérieur de cette marmite , et au final les carottes seront cuites pour ces salafisteswahabotes sans avenir dans une syrie réconciliée sous la houlette du président élu et héros des résistances Bashar El Assad . Comme quand je disais que le phare Aoun sera notre président au Liban, j'entendais rire et très fort encore .

FRIK-A-FRAK

15 h 44, le 23 janvier 2016

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Commentaires (3)

  • Une grosse marmite , un gros bouillon à l'intérieur de cette marmite , et au final les carottes seront cuites pour ces salafisteswahabotes sans avenir dans une syrie réconciliée sous la houlette du président élu et héros des résistances Bashar El Assad . Comme quand je disais que le phare Aoun sera notre président au Liban, j'entendais rire et très fort encore .

    FRIK-A-FRAK

    15 h 44, le 23 janvier 2016

  • Ils en ont pour au moins encore cinq ans. Khâââï ! Très bon retour de bâton éhhh libanais.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 21, le 23 janvier 2016

  • "L'opposition accuse les Kurdes de coopérer avec Damas, ce qu'ils démentent. Jeudi, un des membres de l'opposition a suggéré que les Kurdes participent mais du côté gouvernemental." ! "Sacrés" Israéliens ! Ah, pardon, Kurdes !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 19, le 23 janvier 2016

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