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La communauté internationale oeuvre pour une désescalade entre Riyad et Téhéran

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Le médiateur de l'Onu en Syrie Staffan de Mistura en Arabie saoudite puis à Téhéran dans les prochaines heures.

OLJ/AFP
04/01/2016

Les vives tensions entre l'Iran chiite et ses voisins arabes sunnites ont franchi un nouveau seuil lundi, l'Arabie saoudite et ses alliés rompant ou réduisant leurs relations diplomatiques avec Téhéran après une crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite.

Craignant une escalade aux conséquences imprévisibles, la Russie, se disant "profondément préoccupée", a indiqué être "prête à soutenir" un dialogue entre Riyad et Téhéran, deux pôles d'influence dans la région tourmentée du Proche-Orient.
Les Etats-Unis, alliés des Saoudiens mais qui se sont aussi rapprochés des Iraniens à la faveur de l'accord sur le nucléaire conclu en juillet, ont eux souhaité "des mesures positives pour calmer les tensions". Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est entretenu lundi avec ses homologues iranien et saoudien pour presser les deux pays de faire baisser les tensions.
La France et l'Allemagne ont également plaidé pour une désescalade après que Bahreïn et le Soudan ont, comme Riyad, annoncé la rupture de leurs relations avec l'Iran. Les Emirats arabes unis ont, eux, rappelé leur ambassadeur à Téhéran et réduit les liens diplomatiques.

La nouvelle crise a éclaté samedi avec l'exécution par Riyad du dignitaire chiite Nimr el-Nimr, critique du pouvoir saoudien, avec 46 autres personnes condamnées pour "terrorisme", dont la majorité pour des attentats attribués au réseau extrémiste sunnite el-Qaëda.
L'exécution a provoqué une guerre de mots entre Téhéran et Riyad et des manifestations de colère parmi la communauté chiite dans plusieurs pays, dont l'Iran où les représentations saoudiennes ont été attaquées, l'Irak, le Liban, Bahreïn ainsi que le Pakistan et le Cachemire indien.

Dimanche soir, l'Arabie saoudite a annoncé "la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Iran et exigé le départ sous 48H des membres de la représentation diplomatique iranienne". Lundi, en conséquence, l'Autorité de l'aviation civile du royaume annonce l'interruption de toutes les liaisons aériennes avec la République islamique.

 

(Lire aussi : Nasrallah : Le sang du cheikh Nimr poursuivra les Saoud dans ce monde et dans l'au-delà)

 

Manifestations, attaques
Téhéran a rétorqué en accusant Riyad de chercher à aggraver les "tensions" au Moyen-Orient et en affirmant que la rupture des relations n'effacerait pas "l'erreur stratégique" qu'a été l'exécution de cheikh Nimr. Lundi encore, environ 3.000 personnes ont manifesté à Téhéran, huant la famille sunnite régnante en Arabie saoudite.

Et en Irak, pays voisin à majorité chiite, des milliers de partisans du chef chiite Moqtada Sadr ont manifesté à Bagdad, appelant leur gouvernement à rompre les relations avec l'Arabie saoudite.
Deux mosquées sunnites en Irak ont en outre été visées par des attentats (1 mort) et le muezzin d'une troisième abattu. Les autorités irakiennes ont accusé des "éléments infiltrés" de les avoir perpétrés "pour raviver les violences entre chiites et sunnites".
L'Algérie a quant à elle appelé "à la retenue afin d'éviter une détérioration aux conséquences dommageables graves", alors que la Ligue arabe, à la demande de Riyad, va se réunir d'urgence dimanche sur cette crise.

Les réactions virulentes de l'Iran à l'exécution et les attaques de représailles de manifestants contre l'ambassade saoudienne à Téhéran, partiellement détruite, et le consulat dans la ville iranienne de Machhad ont provoqué l'ire de Riyad. Le guide suprême d'Iran Ali Khamenei avait déclaré dimanche "que la main divine vengerait" le cheikh exécuté des dirigeants saoudiens.

 

(Repère : L'Arabie saoudite, un pays qui exécute de plus en plus)

 

Même le sport
Lundi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a fustigé l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, pour "(...) avoir comploté en vue de faire baisser les prix". L'Iran accuse Riyad d'avoir joué un rôle primordial dans la baisse des prix du brut en maintenant un niveau de production très élevé.

Condamné à mort en 2014 pour "terrorisme", "sédition", "désobéissance au souverain" et "port d'armes", cheikh Nimr avait été la figure de proue de la contestation qui avait éclaté en 2011, dans la foulée du Printemps arabe, dans l'est saoudien où vit la minorité chiite. Le frère du cheikh, Mohammed, a "condamné" les attaques contre les représentations saoudiennes et a par ailleurs demandé que le corps de son frère soit rendu à la famille.
La crise diplomatique a même touché le sport, les clubs saoudiens participant à la Ligue des champions d'Asie ayant demandé à jouer contre les clubs iraniens en terrain neutre et non en Iran.

Les relations entre Riyad et Téhéran évoluent en dents de scie depuis la révolution islamique iranienne de 1979. Les deux puissances sont le plus souvent en désaccord sur les crises dans la région et s'accusent mutuellement de chercher à élargir leur influence. Elles avaient rompu leurs relations de 1987 à 1991, après de sanglants affrontements entre pèlerins iraniens et forces saoudiennes lors du hajj à La Mecque en 1987.

Pour les experts, la nouvelle crise risque d'alimenter les guerres par procuration que se livrent actuellement Téhéran et Riyad notamment en Syrie et au Yémen.
C'est dans ce contexte que le médiateur de l'Onu en Syrie Staffan de Mistura se rendra dans les prochaines heures à Riyad puis à Téhéran, deux protagonistes majeurs du conflit syrien, a annoncé lundi l'Onu.

 

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET LE RISQUE DE MEGA DEFLAGRATION REGIONALE CHIITO/SUNNITE AUGMENTE DANGEREUSEMENT... PUIS VOILA COMMENT LES REGIONAUX EXECUTENT EUX-MEMES LES COMPLOTS OURDIS CONTRE EUX...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LES DEUX FACES DE LA MÊME MONNAIE ET TOUS LEURS FANATIQUES ACCESSOIRES SUR PIED DE GUERRE...
MAIS L'ERREUR DE L'EXÉCUTION DU CHEIKH EST BIEN UNE ERREUR STRATÉGIQUE... DONT LE RÉSULTAT SERAIT LE CONTRAIRE DE CELUI ESCOMPTÉ...

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